Crises du capitalisme et nouveau travail en miettes
Numéro 30 - Hiver 2021, , par
En 1956, le sociologue Georges Friedmann publiait un ouvrage devenu un classique : Le travail en miettes (rééd. Gallimard, Idées, 1964). On était en plein boom des Trente Glorieuses, période où le taylorisme était introduit sur les chaînes de production industrielle dans tous les pays capitalistes développés. « Les Temps modernes » de Charlie Chaplin (1936) avaient déjà immortalisé les méfaits du travail à la chaîne sur la condition ouvrière. C’était le prix à payer du développement économique, de la hausse de la productivité du travail et du pouvoir d’achat et de l’accès à la consommation de masse : ainsi, le capital pensait anesthésier le prolétariat et faire oublier la crise de 1929 et ses conséquences tragiques de la Seconde Guerre mondiale.
