Attac publie un plan pour récupérer plus de 100 milliards pour les urgences sociales et écologiques
Face à la crise climatique, sociale et démocratique, la justice fiscale doit être au centre du débat budgétaire. À l’ouverture des débats sur le projet de loi de finances de 2027 et alors que la jeunesse se mobilise dans la rue pour étudier dans des conditions dignes, Attac publie un plan en 10 mesures de justice fiscale pour récupérer plus de 100 milliards d’euros afin de financer les urgences sociales et écologiques.

Nous sommes 69 millions de victimes de l’injustice fiscale en France. Après les pompiers, ce sont désormais les lycéennes qui se mobilisent avec détermination, depuis le début du mois d’octobre, pour protester contre la destruction des services publics et un avenir bouché. Au-delà, c’est la société toute entière qui subit les conséquences des coupes budgétaires.
Le gouvernement poursuit pourtant sa politique austéritaire et annonce 54 milliards d’euros d’économies supplémentaires dans le cadre de son projet de budget 2027. Pour justifier cette ponction massive dans les budgets sociaux et écologiques, le Premier ministre Sébastien Lecornu utilise comme prétexte l’aggravation de la dette. Pourtant cette dernière a été creusée par la politique mise en œuvre par Emmanuel Macron de cadeaux fiscaux aux plus riches et aux grandes entreprises.
Vincent Gath-Drezet, secrétaire général d’Attac, rappelle : « Nous avons publié un rapport en 2025 qui estimait le coût des cadeaux fiscaux concédés par Emmanuel Macron aux plus riches et aux grandes entreprises : près de 207 milliards d’euros entre 2017 et 2023. Contrairement à un discours répandu, ce n’est pas la prétendue explosion des dépenses publiques qui aggrave le déficit public, mais les baisses d’impôts menées depuis 10 ans ».
Pourtant l’argent existe : les ultra-riches n’ont jamais été aussi riches et les dividendes distribués par les multinationales françaises n’ont jamais autant coulé à flot. Attac publie un plan en 10 mesures de justice fiscale pour récupérer au moins 100 milliards d’euros afin de financer les urgences sociales et écologiques.
Pour Raphaël Pradeau, porte-parole d’Attac, « il est insupportable que le gouvernement demande aux retraitées, aux allocataires de prestations sociales ou aux fonctionnaires de perdre en pouvoir d’achat alors qu’il ne met pas à contribution les plus riches et les grandes entreprises. Ce n’est pas l’argent qui manque, mais la volonté politique de faire payer à chacun sa juste part d’impôts. Face à l’alliance des macronistes, de la droite et de l’extrême droite en faveur des ultra-riches, renforçons la mobilisation citoyenne pour la justice fiscale ! »
Pour Youlie Yamamoto, porte-parole d’Attac, « les ultra-riches accumulent un patrimoine immense. Loin d’une société basée sur le mérite et le travail, la politique néolibérale nous fait régresser avec la reconstitution d’une société d’héritiers tandis que les multinationales engrangent des profits records. L’argent existe, mais ces richesses échappent à l’impôt. L’austérité est donc un choix politique, pas une fatalité. La justice fiscale renforcerait le consentement à l’impôt, limiterait la concentration du capital et réduirait la dette. »

Aujourd’hui, 86% des Françaises plébiscitent la taxe Zucman, 78% estiment que les entreprises qui utilisent des paradis fiscaux pour réduire leurs impôts ne doivent plus recevoir d’aides publiques… La population réclame la justice fiscale au-delà des clivages partisans !
