Nous nous mobiliserons aux côtés de nos sœurs palestiniennes, iraniennes, ukrainiennes, afghanes, étatsuniennes, du Sud comme du Nord... Solidaires de toutes les femmes du monde entier qui luttent contre le capitalisme, le patriarcat, l’extractivisme, le colonialisme et tous les régimes autoritaires et néofascistes.
En France, les idées d’extrême droite saturent le paysage médiatique. L’instrumentalisation du féminisme à des fins racistes ne se cache plus : il s’agit de défendre les « femmes blanches » contre les hommes violents, forcément migrants ! Parmi d’autres, le groupe Némésis, groupe d’extrême-droite prétendument « féministe », multiplie les provocations violentes lors de manifestations féministes.
Les discours masculinistes, bien au delà des rangs de l’extrême droite, se déversent sur les réseaux sociaux et des raids masculinistes [1] saturent même la ligne d’écoute nationale destinée aux femmes victimes de violences (3919). Ils contribuent au développement d’un sexisme violent qui constitue une menace sérieuse pour l’effectivité des droits des femmes, notamment lorsqu’il s’inscrit dans des « logiques d’adhésion et de mobilisations idéologiques collectives », d’après l’enquête rendue publique en janvier 2026 par le HCE [2] qui identifie la montée des discours masculinistes comme « une menace à l’ordre public et un enjeu de sécurité nationale ».
Au plus haut sommet de l’État, on continue de protéger les artistes accusés de violences sexuelles : on n’hésite pas à traiter de « sales connes » les féministes qui dénoncent des violences sexuelles commises par un artiste, proche du couple présidentiel. Les VSS (violences sexistes et sexuelles) : grande cause du quinquennat ? Une promesse qui n’a engagé que celles qui y croyaient ! Les associations, en première ligne pour les droits des femmes comme le Planning familial et bien d’autres, sont privées de subventions.
Les politiques austéritaires menées par ce gouvernement sont néfastes pour la grande majorité de la population. Elles touchent davantage les femmes : plus mal payées, en situation de familles monoparentales, plus précaires... Les femmes racisées sont en première ligne dans les métiers les plus dévalorisés.
Les contre-réformes des retraites ont aggravé une situation pourtant déjà marquée par les inégalités structurelles de genre en ce domaine.
Les femmes sont directement concernées par la destruction des services publics : dans l’éducation, dans la santé, dans le social, dans la petite enfance, dans la prise en charge de la vieillesse.... Elles sont impactées comme salariées de ces secteurs et comme utilisatrices pour elles ou pour leur famille.
Les besoins de financement de ces services publics sont empêchés par les choix budgétaires faits par ce gouvernement et sa majorité : ils continuent de privilégier une minorité qui s’enrichit toujours plus, en France comme ailleurs, alors que pauvreté, mal-logement, déserts médicaux (en zones rurales comme dans les quartiers populaires) ne cessent de se développer...
Attac, association féministe, altermondialiste, internationaliste , milite pour la justice fiscale, la justice sociale et écologique, et contre toutes les oppressions.
C’est pourquoi, le 8 mars Attac soutient l’appel à la grève féministe et aux manifestations dans tout le pays aux cotés de l’ensemble des mouvements féministes et des syndicats (voir l’appel unitaire).
La grève féministe n’est pas seulement la grève du travail salarié : c’est aussi la grève du travail domestique, la grève du travail reproductif, la grève de la consommation.
Ce 8 mars s’inscrit dans un contexte international lourd d’inquiétudes pour les droits fondamentaux de toustes : quand l’extrême-droite, dans toutes ses variantes, arrive au pouvoir, elle s’attaque en premier lieu aux droits des femmes, des personnes LGBTQIA+ et des personnes racisées.
Le 8 mars ne doit pas être sans lendemain pour les luttes féministes : au sein même de nos organisations, il s’agit bien d’inscrire cet enjeu dans nos analyses, nos propositions, nos actions mais aussi dans la vie de nos organisations.

