L’AES exprime son soutien à la jeunesse mobilisée

lundi 5 octobre 2026, par Alliance Ecologique et Sociale

L’Alliance écologique et sociale) soutient les mobilisations en cours des lycéen∙nes et étudiant∙es. Les revendications qu’ils et elles portent pour le service public d’éducation sont les nôtres : conditions d’apprentissage et de travail dignes, personnel en nombre suffisant, refus de la sélection incarnée notamment par Parcoursup, opposition aux inégalités sociales et territoriales. C’est une lutte pour un autre avenir, une autre société.

L’AES (Alliance écologique et sociale) soutient les mobilisations en cours des lycéen∙nes et étudiant∙es. Les revendications qu’ils et elles portent pour le service public d’éducation sont les nôtres : conditions d’apprentissage et de travail dignes, personnel en nombre suffisant, refus de la sélection incarnée notamment par Parcoursup, opposition aux inégalités sociales et territoriales. C’est une lutte pour un autre avenir, une autre société que mène aujourd’hui la jeunesse, l’AES s’y retrouve pleinement. Les jeunes veulent un autre avenir que celui promis par l’austérité budgétaire toujours plus stricte organisée au profit des intérêts des plus riches, la sélection généralisée et la société de la compétition de tous contre tous qu’elle installe, les discriminations toujours plus fortes, la destruction des services publics, des droits sociaux et celle de la planète comme les multiples faces d’un durcissement du capitalisme qui mène tout le monde à l’abîme.

Parmi les points soulevés par les lycéen∙nes figure en particulier le nécessaire investissement dans le bâti scolaire. L’inadaptation des lycées et des lieux d’étude en général aux conditions climatiques actuelles, en particulier aux périodes de fortes chaleurs, est en effet emblématique de la négligence dont l’éducation fait l’objet de la part des pouvoirs publics, et plus encore dans les territoires populaires. Le récent rapport de l’AES (“L’école bien dans ses murs”, septembre 2025) a démontré qu’un plan de 5 milliards d’euros par an sur 10 ans était nécessaire, or le budget 2026, tout comme celui en préparation pour 2027, ne font que consacrer l’inaction dans ce domaine.

L’AES dénonce la gravité de la répression dont ce mouvement est l’objet : entraves aux rassemblements et réunions, gazages et tirs de LBD généralisés, interpellations et déferrements massifs. Cette répression s’inscrit dans la droite ligne de celle subie par les mouvements sociaux et écologistes de la dernière période. L’expression du mouvement social doit trouver des réponses sur le terrain politique, par des actes, pas sur le terrain de la répression. Nous dénonçons fermement la fermeture des lycées et le passage au distanciel qui ne sont pas des réponses aux revendications lycéennes, qui ne s’imposent pas et entravent les échanges entre les personnes qui se mobilisent. Au-delà de l’inefficacité prouvée de l’enseignement en distanciel, les lycéennes et lycéens méritent une proposition politique et non une manœuvre destinée à casser leur mobilisation.

L’AES appelle à se tenir aux côtés des jeunes, pour faire masse et en solidarité avec leurs revendications mais aussi, là où c’est possible, car une présence adulte est souvent de nature à apaiser les tensions et à empêcher la répression. L’AES s’inscrit dans la journée d’action appelée mardi 6 octobre, les appels à la grève se multiplient sur cette journée du 6 octobre et c’est l’ensemble des agentes publics comme des salariées qui est couvert par des appels et préavis s’ils et elles souhaitent se joindre à ce mouvement.