Syngenta empoisonne la planète et nos vies

vendredi 2 octobre 2026, par Attac France

Pollution, empoisonnement, privatisation du vivant, maladies professionnelles, colonialisme chimique, atteinte aux droits humains, évitement de l’impôt... La liste des exactions du groupe est longue. Pendant que le géant de l’agro-chimie empoisonne la planète et nos vies, les aides publiques continuent de tomber, sans contreparties.

En appui à la mobilisation du 3 octobre, nous mettons à disposition ce CV reprenant quelques ravages de la multinationale.

Attac soutient la mobilisation du 3 octobre : faisons converger nos colères et nos luttes à Saint-Pierre-la-Garenne, dans l’Eure, pour une mobilisation internationale contre l’industrie des pesticides et l’usine de Syngenta.

En appui à la mobilisation, nous mettons à disposition ce CV reprenant quelques ravages de la multinationale.

211 milliards d’aides publiques aux entreprises, reprenons le contrôle

Le chiffre d’affaires 2025 du groupe Syngenta s’élève à 28,4 milliards de dollars (25,5 milliards d’euros). En France, son chiffre d’affaires dépasse le milliard d’euros et ses bénéfices s’élèvent à 31 350 083 € [1].

Pollution, empoisonnement, privatisation du vivant, maladies professionnelles, colonialisme chimique, atteinte aux droits humains, évitement de l’impôt... La liste des exactions du groupe est longue.

Malgré cela, l’entreprise bénéficie de dizaines de millions d’euros d’aides publiques. Syngenta bénéficie notamment du Crédit Impôt Recherche (CIR) : 16 472 000 d’euros.

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Syngenta empoisonne la planète et nos vies

Syngenta est l’une des principales multinationales mondiales de la chimie et l’agro-industrie, implantée dans 90 pays. D’origine suisse, l’entreprise a été rachetée en février 2016 par ChemChina, société chinoise présente dans un grand nombre de domaines, pour 43 milliards de dollars.

Malgré des millions d’euros de bénéfices déclarés, l’entreprise ne paie pas d’impôt sur les sociétés en France depuis plusieurs années grâce au Crédit Impôt Recherche [2].

Alors que l’on fait face à une épidémie de cancers, de maladies auto-immunes et de maladies neurodégénératives, les multinationales de l’agrochimie engrangent toujours plus de profits, grâce à la complicité du gouvernement et du Parlement (Loi Duplomb, Loi d’Urgence Agricole) et aux paquets législatifs « Omnibus » au niveau européen. Syngenta a déboursé 1 510 000 euros en frais de lobbying au niveau de l’UE en 2024. L’entreprise fait également partie du groupe Phyteis, très actif pour défendre les intérêts et les profits du secteur.

Syngenta est l’une des firmes détenant le plus de brevets sur le vivant et qui a poussé pour l’introduction des NGT (ces nouveaux OGM) en France.

Syngenta a produit dans l’usine de Saint-Pierre la Garenne des pesticides dont la production a ensuite été arrêtée en raison de leur toxicité. Le thiamétoxane a été produit jusqu’en 2023, alors même qu’il était interdit à la production, à la commercialisation et à l’utilisation en France. Il était exporté en Amérique du Sud et provoquait des dégâts importants ; c’est ce que l’on appelle le colonialisme chimique.

En 2018, la cour de justice de l’État du Paraná au Brésil a condamné l’entreprise Syngenta pour le meurtre d’un dirigeant du Mouvement des Sans Terre.

Syngenta a absorbé en 2020 la firme de génériques israélienne ADAMA. Leurs produits ont été utilisés et développés dans des colonies israéliennes illégales. Ces produits (notamment des herbicides, diuron et glyphosate) ont été pulvérisés le long du mur de séparation pour détruire la végétation, polluant ainsi des champs et sources d’eau palestiniens.