Attac a commandé un sondage à l’institut IFOP en avril 2026, intitulé « L’opinion des Français sur le versement d’aides publiques aux entreprises ».
Nous avons voulu mesurer le soutien de l’opinion publique à la suppression des aides publiques aux entreprises qui pratiquent l’évasion fiscale.
Les résultats sont sans appel :
- seulement 6% des sondées considèrent que « Les entreprises qui utilisent des paradis fiscaux pour réduire leurs impôts peuvent continuer de recevoir des aides publiques »
- 78 % des sondées estiment que « Les entreprises qui utilisent des paradis fiscaux pour réduire leurs impôts ne doivent plus recevoir d’aides publiques »
- enfin, 16% des enquêtées déclarent ne pas savoir de laquelle de ces deux opinions ils se sentent le plus proche.
Ce sondage révèle donc un soutien massif de l’opinion publique à notre proposition : pas d’aides publiques pour les entreprises qui pratiquent l’évasion fiscale.
Dans le détail, on constate que le soutien massif à cette conditionnalité des aides publiques se retrouve dans toutes les catégories de la population. Quelle que soit la catégorie d’âge, de sexe, de revenu, de diplôme, de catégorie sociale..., la part de sondées considérant que les entreprises qui utilisent des paradis fiscaux pour réduire leurs impôts peuvent continuer de recevoir des aides publiques ne dépasse jamais les 12 %.
Il est également intéressant de s’intéresser aux orientations politiques des sondées : le soutien à la revendication de ne plus verser d’aides aux entreprises pratiquant l’évasion fiscale est massif dans tous les électorats, il atteint même 89% chez les électeurs et électrices d’Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle 2022 et 88% parmi les électeurs Rassemblement national aux élections législatives 2024.
Si le soutien est un peu moins massif chez les électeurs et électrices de gauche, c’est en raison d’un plus fort taux de non réponse (21% de non répondants parmi les électeurs de Jean-Luc Mélenchon en 2022).
« Étude IFOP pour Attac France réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 15 au 16 avril 2026 auprès d’un échantillon de 1 021 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas) ».

