Depuis bientôt 7 ans, Attac se tient aux côtés de Geneviève Legay dans cette affaire devenue un symbole des dérives du maintien de l’ordre, des violences policières et du recul des libertés publiques en France. Le 25 février 2026, à Lyon, s’est tenu le procès en appel du commissaire Rabah Souchi, déjà condamné en première instance en 2024 pour avoir ordonné une charge policière illégale qui avait grièvement blessé Geneviève Legay, alors porte-parole d’Attac 06, lors d’une manifestation de gilets jaunes à Nice en mars 2019. La Cour d’appel de Lyon vient de rendre son délibéré, qui confirme les peines prononcées en première instance.
Attac se félicite de la condamnation de Rabah Souchi. Il est exceptionnel qu’un commissaire soit sanctionné pour avoir donné un ordre. Ce jugement crée un précédent pour mettre fin à l’impunité des violences policières. Ainsi, cette condamnation constitue une jurisprudence précieuse pour faire en sorte que le maintien de l’ordre s’exerce enfin dans le respect du droit et des libertés publiques, ainsi qu’une victoire démocratique pour les mouvements sociaux qui subissent une forte répression ces dernières années.
En revanche, Attac s’étonne de la non-inscription de cette condamnation au casier judiciaire. Cela signifie que Rabah Souchi est condamné pour son manque de discernement, la charge ordonnée n’étant ni nécessaire ni proportionnée, et donc illégale ; mais il pourra continuer à exercer des missions de maintien de l’ordre.
Par ailleurs, Attac rappelle que Geneviève Legay n’a toujours pas été indemnisée, malgré l’ampleur des séquelles dont elle souffre encore aujourd’hui. La juridiction administrative doit prendre prochainement une décision, qui devra réparer le préjudice de notre camarade.
Enfin, Attac réitère son soutien à toutes les victimes de violences policières qui trop souvent n’obtiennent pas de procès.

