Au cours de ce rassemblement auront lieu des prises de parole de Geneviève Legay, de ses avocates Me Arié Alimi et Me Mireille Damiano, des porte-parole d’Attac Youlie Yamamoto et Raphaël Pradeau, ainsi que du collectif lyonnais Flgrant déni.
Un rassemblement aura également lieu à Nice ce 25 février à 18h devant le Palais de justice.
En 2024, le commissaire Rabah Souchi avait été condamné à 6 mois de prison avec sursis pour avoir ordonné une charge illégale ayant entraîné les graves blessures de Geneviève Legay, alors porte-parole d’Attac 06, le 23 mars 2019, lors d’une manifestation de Gilets Jaunes à Nice. Il a fait appel de cette décision.
Pour Raphaël Pradeau, porte-parole d’Attac France :
L’affaire Geneviève Legay est un symbole de la remise en cause du droit de manifester et illustre un recul important des libertés publiques en France ces dernières années. Comme dans tant d’autres affaires de violences policières, l’institution policière a fait bloc pour défendre le commissaire Souchi et il a été fait gravement obstacle au dévoilement de la vérité. Le maire de Nice et le président de la République avaient déclaré publiquement que Geneviève Legay n’avait pas été touchée par les forces de l’ordre.
S’il n’y avait pas eu le travail de journalistes et des avocates ainsi que le soutien, notamment financier, d’Attac, il n’y aurait jamais eu de procès. La version officielle aurait été que Geneviève avait trébuché et que c’était de sa faute si elle a été blessée, car elle avait manqué de "sagesse". [1]
Selon Youlie Yamamoto, porte-parole d’Attac France :
Depuis qu’Emmanuel Macron est au pouvoir, la contestation sociale devient de plus en plus difficile et dangereuse. Les atteintes aux libertés publiques en France, particulièrement dans le cadre du mouvement des gilets jaunes, ont fait l’objet de plusieurs signalements au niveau d’instances nationales comme internationale. L’affaire Geneviève Legay doit nous alerter sur l’état de la démocratie dans notre pays. Cela fait 7 ans que Geneviève attend justice.
Son pronostic vital avait été engagé alors qu’elle manifestait pour la justice sociale munie d’un drapeau de la paix. L’impunité de la police est un problème structurel, les procès pour violences policières sont rares, trop peu de victimes ne peuvent accéder ne serait-ce qu’à cette étape. La confirmation de la condamnation du commissaire Souchi serait un signal démocratique conséquent, pour Geneviève, et pour toutes les victimes de violences policières.

