Notre-Dame-des-Landes, la fabrication d’un mensonge d’État

lundi 22 août 2016, par Françoise Verchère

« Toutes les procédures du débat public ont été respectées. La démocratie a parlé. Les opposants doivent l’admettre car nous sommes dans un État de droit ». D’un projet de LGV au transfert d’un aéroport, de Sivens à Roybon, cette phrase, à quelques variantes près, est répétée à l’envi de l’échelon local au plus haut niveau de l’État.

Et l’opinion publique pourrait être tentée d’y croire. Pourtant, la réalité est bien différente : l’analyse fine des procédures et des pratiques montre au contraire que la parole donnée au public est de pure forme et qu’au fond le pouvoir ne se partage pas. Lorsque des citoyens réfléchissent, s’interrogent, analysent un dossier et proposent des alternatives, la machine bien huilée et politiquement correcte de la démocratie participative se grippe. Le mensonge et les petits arrangements deviennent alors nécessaires puisqu’il ne saurait être question pour les décideurs de renoncer… Au travers du cas emblématique de Notre-Dame-des-Landes, Françoise Verchère interroge la question fondamentale des modalités de la décision publique ; et pose la question de la responsabilité des élus et de la place des citoyens dans une démocratie qui se prétend moderne.

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