Le syndicalisme, un contre-pouvoir essentiel mais fragilisé
Le temps où l’on pronostiquait l’irrémédiable déclin des syndicats semble révolu. Loin de disparaître ou de subsister comme un fossile incrusté dans les structures de l’État ou des entreprises, le syndicalisme reste bien vivant et continue de tenir son rang dans l’espace des mouvements sociaux. Les syndicats doivent certes désormais composer avec une protestation plus diverse, y compris dans la sphère du travail, et ne maîtrisent plus seuls le calendrier et la forme des mobilisations. Les réseaux socio-numériques constituent désormais un canal d’organisation autonome, facilitant la mise en relation et la coordination d’individus et de groupes éloignés les uns des autres.
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