Des canicules et incendies en France à la coulée de boue dévastatrice au Népal, l’été 2026 marque un tournant : les conséquences dramatiques du changement climatique se font ressentir, particulièrement chez les plus précaires, aggravant les inégalités sociales.
Les multinationales, qui exploitent les travailleureuses, bafouent les droits humains, détruisent les écosystèmes, et évitent l’impôt, portent une immense responsabilité dans cette situation. Les grandes entreprises françaises multiplient les profits indécents et les dividendes records : elles ont ainsi distribué 61 milliards d’euros à leurs actionnaires entre avril et juin 2026.
TotalEnergies coupable
TotalEnergies est le premier pollueur de France et continue à investir massivement dans de nouveaux projets d’énergie fossile, tout en étant adepte du greenwashing et des pratiques commerciales trompeuses. De plus, grâce à ses pratiques d’évasion fiscale, l’entreprise n’a pas payé d’impôt sur les sociétés en France en 2019, 2020, 2021 et 2023.
Au 1er trimestre 2026, TotalEnergies a réalisé 5,8 milliards de dollars de profits, soit deux fois plus qu’il y a un an. Le prix à la pompe plafonné à 1,99 €/L est un coup de com’ cynique, au regard des profits records délocalisés dans des paradis fiscaux et réalisés en spéculant sur la guerre et la hausse des prix.
Malgré cela, l’entreprise perçoit chaque année plusieurs centaines de millions d’euros d’aides publiques : 400 millions en 2024 selon un calcul réalisé par Attac.
Stop à la collusion États-multinationales !
Alors que les grandes entreprises dépensent des millions d’euros en actions de lobbying pour combattre les règles de protection sociale et environnementale et que chaque année, des dizaines de milliards s’évadent dans les paradis fiscaux, l’État continue à se rendre complice de ces pratiques néfastes plutôt que de garantir l’intérêt général.
En effet, ces mêmes entreprises reçoivent des milliards d’euros d’aides publiques, sans conditions ni contreparties : 211 milliards par an, c’est le premier budget de l’État !
Cette politique prive la collectivité de ressources essentielles pour faire face au dérèglement climatique et développer des services publics de proximité et de qualité. L’été 2026 en a montré les effets terribles avec le manque cruel de moyens des pompiers pour faire face aux incendies incontrôlables.
Pour reprendre le contrôle, les solutions existent
- Fin des aides publiques aux entreprises qui pratiquent l’évasion fiscale ;
- Fin des aides publiques pour les entreprises qui ont des activités néfastes sur le plan social, environnemental ou des droits humains ;
En complément, pour désarmer les multinationales, nous demandons :
- la « taxation unitaire » pour lutter contre l’évasion fiscale : faire payer l’impôt sur les sociétés aux multinationales là où elles réalisent leur activité ;
- la suppression des niches fiscales climaticides ;
- des obligations pour les multinationales : renforcement du devoir de vigilance et adoption d’un traité contraignant à l’ONU ;
- l’arrêt des dérégulations et traités qui affaiblissent les protections sociales et environnementales.

