Subissant de plein fouet l’abandon du service public de l’Éducation Nationale, les lycéennes et les étudiantes se mobilisent depuis plus de 15 jours pour exiger d’autres choix budgétaires. Malgré les tentatives du gouvernement de l’étouffer par la répression policière ultraviolente ou par un récit médiatique biaisé, cette mobilisation touche toute la France et s’étend aujourd’hui avec l’appel à convergence des syndicats de salarié.es et de la fonction publique.
Les revendications de la jeunesse sont en effet légitimes : en réclamant des professeures, des rénovations de bâti, un rythme scolaire adapté, de bonnes conditions d’études et d’avenir, elles mettent en évidence les choix politiques qui causent la destruction systématique des services publics. Attac dénonce depuis des années les choix budgétaires et notamment la fiscalité injuste qui bénéficie aux plus riches et aux grandes entreprises, au détriment des services publics et de la justice sociale dont ils sont les vecteurs.
Malgré l’ampleur de la mobilisation, l’exécutif est resté sourd aux aspirations de la jeunesse et a fait le choix d’une répression aveugle et violente. Ainsi, le jeudi 1er octobre a dépassé en nombre d’arrestations l’acte IV des Gilets Jaunes. 5000 jeunes ont été interpellés la semaine dernière ! Les forces de police, entre sentiment d’impunité et toute puissance adultiste, répondent avec zèle aux ordres de fermeté de leur ministère de tutelle.
Les libertés fondamentales d’opinion, d’expression, de manifestation, sont noyées sous des gaz lacrymogènes, des coups de matraques, quand ce ne sont pas les flash-balls ou les tasers. Ces mobilisations montrent qu’il n’y a ni fatalité ni résignation à avoir. Et que le pouvoir qui fait le choix du bâton est fragile.
En témoigne l’abandon de frais d’inscription pour les étudiantes en BTS et en classe préparatoire le soir même de l’annonce du projet de budget 2027. D’autres choix de société, de répartition des richesses, sont indispensables, il ne tient qu’à nous de les imposer.

Attac apporte son soutien total au mouvement qui traverse la jeunesse. Nous réclamons la fin immédiate des violences policières, la libération des lycéennes interpellées et la garantie pour les jeunes de pouvoir exprimer librement leurs revendications.
Nous exigeons une révision totale du budget austéritaire de Lecornu pour un autre budget de justice sociale et écologique permettant notamment de répondre aux demandes légitimes des lycéennes et étudiantes.
Pour cela, il existe des solutions :
- Renforcer la progressivité de l’impôt sur le revenu
- Instaurer la taxe Zucman dans le cadre d’un impôt sur la fortune
- rénové et mieux imposer les super héritages
- Supprimer les niches fiscales injustes
- Instaurer un mécanisme de taxation des profits excessifs
- Instaurer la taxation unitaire pour mettre fin à l’évasion fiscale des multinationales
- Renforcer les moyens de lutte contre la fraude fiscale
Et pourtant, le gouvernement persiste en annonçant 1588 suppressions de postes d’enseignants et en défendant un maintien de l’ordre brutal et éborgneur.
La jeunesse tente de remettre à l’endroit un monde qui ne tourne pas rond : Attac répond présente et appelle l’ensemble de la population à protéger les jeunes des violences policières, et à se mobiliser en rejoignant le mouvement de la jeunesse, afin d’imposer un autre budget, permettant notamment d’augmenter les moyens de l’Éducation nationale !

