[À voir] Laissez-nous les clés

mercredi 3 juin 2026, par Groupe cinéma
Laissez-nous les clés

Un film de Yacine Helali – 2026 – 1h29
Sortie le 1er juillet

Attac est partenaire de ce film.

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En 2021, dans les quartiers nord de Marseille, Kamel Guemari est le dernier employé d’un McDonald’s, placé en liquidation judiciaire un an plus tôt.
Resté sur place, il saisit, avec le soutien des riverains et de nombreuses associations, l’opportunité de transformer ce lieu en espace de solidarité collective : ce sera l’Après M, comme le proclame la nouvelle enseigne sur le toit du restaurant. Un fast-food social !

La caméra suit de l’intérieur une expérimentation sociale singulière. Pendant le confinement, des dizaines de milliers de colis alimentaires et de kits d’hygiène y sont distribués.

Face aux menaces d’expulsion de McDonald’s et aux réalités politiques, le collectif navigue entre urgence sociale immédiate et construction d’un projet à long terme : racheter le bâtiment via une coopérative citoyenne de 50 000 membres pour y faire vivre un restaurant d’insertion et d’application, ainsi qu’une plateforme d’accueil pour les associations.

Tourné au plus près des protagonistes, sans filtre ni idéalisation, Laissez-nous les clés capte les débats, les doutes, mais aussi la puissance d’agir de citoyens ordinaires qui réinventent la propriété collective, défient le pouvoir des multinationales et ouvrent des perspectives d’autogestion.

Une partie des tensions ou désaccords qui traversent forcément ce type de projets est laissée dans l’ombre, ainsi que certaines questions très concrètes sur les partenaires ou le fonctionnement économique. Mais on voit se mettre en place une organisation efficace et joyeuse.

Même si le film est foutraque, il est animé par l’énergie folle qui se déploie dans ce lieu afin de combler un vide pour les gens du quartier. Et surtout, l’expérience continue.
L’ambition désormais est de transformer cette plateforme d’entraide en société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), pour qu’elle appartienne réellement aux habitants, à distance des logiques de récupération politique comme de tout autre intérêt que le leur.

Plus d’informations : apresm.org

Ce film appelle une diffusion en présence des acteurs et actrices de terrain, et s’inscrit particulièrement bien dans un cadre militant, associatif ou coopératif, prolongé par un débat sur les formes citoyennes d’organisation, les communs et la propriété collective.