À partir de la réforme du RSA et des 15 heures d’activités imposées, une enquête sur les conditions de vie des « bénéficiaires » et une réflexion chorale autour des notions de travail, d’emploi et d’utilité sociale.
Je veux bien
Un film d’Isabelle Dario, Boris Claret et Vincent Glenn – 2026– 1h12.
Sortie le 30 septembre 2026
Attac est partenaire de ce film.

Dans le cadre de la loi pour le plein emploi, l’Assemblée nationale a voté l’obligation d’exercer 15 heures d’activités hebdomadaires pour les allocataires du RSA (Revenu de Solidarité Active).
Une sorte de bénévolat obligatoire, disent les réalisateurs qui, prenant pour point de départ cette législation entrée en vigueur le 1er janvier 2025, partent à la rencontre de personnes concernées à différents titres par les conséquences humaines de cette loi.
Que sait-on du RSA ? Est-ce véritablement un choix de vie ?
Le RSA permet à deux millions de foyers en très grande difficulté d’avoir un revenu. Bien que son montant représente environ la moitié du seuil de pauvreté, il faut le mériter.
Stigmatisés par un « statut » dévalorisant, « ceux qui ne sont rien » doivent montrer leur reconnaissance et payer pour la générosité de la société.
C’est un contrat d’engagement réciproque, explique benoîtement Thibault Guilluy, directeur général de France Travail...
Et le moyen de disposer d’une main d’œuvre gratuite qui participe à la flexibilisation et la précarisation du travail sous le couvert fallacieux de rapprocher le taux de chômage de 5 %.

Le documentaire donne la parole aux bénéficiaires du RSA et mène une véritable enquête sur leurs conditions de vie, souvent escamotées derrière des chiffres et des statistiques. Chemin faisant, avec d’autres interlocuteurs, il nourrit une réflexion chorale autour des notions de travail, d’emploi et d’utilité sociale.
Dans sa dernière partie, il pose la question des différents types de revenu (de base, universel, salaire à vie, contributif…), prélude à une série à venir pour susciter le débat autour de ces questions et appréhender la notion même de protection sociale, son histoire et les batailles de conceptions et de pratiques dont elle est actuellement le siège.
Je veux bien est un film pédagogique, une base solide pour débattre du chômage, de la précarité, du revenu universel ou encore de la protection sociale.
Le film n’est pas très long (72 min dans sa version actuelle) et devrait permettre aux comités locaux d’organiser des projections hors salles de cinéma, après son exploitation commerciale, pour attirer un public concerné par ces sujets importants.
On peut contacter les producteurs : La Trame et La Compagnie des 9muZ
Une campagne de financement participatifa été ouverte pour des dépenses incontournables.

