« Le Venezuela ne doit pas devenir un champ de bataille international »

vendredi 1er février 2019, par Collectif

120 universitaires et intellectuels latino-américains et européens viennent de publier un appel international pour « arrêter l’escalade du conflit politique » au Venezuela. Rejetant à la fois « l’autoritarisme du gouvernement de Maduro », l’auto-proclamation de Juan Guaido comme président par intérim et « l’interventionnisme américain », cet appel appuie les propositions de médiations offertes par l’Uruguay et le Mexique et les initiatives qui visent à « rétablir la souveraineté du peuple ». A défaut, les signataires de l’appel craignent que la crise actuelle ouvre la voie à « une guerre civile avec participation internationale », dont la première victime sera la population civile vénézuélienne.

Le Venezuela vit une crise sans précédent, qui s’est progressivement aggravée au cours des dernières années, au point d’affecter de façon dramatique tous les aspects de la vie du pays. La paralysie des services publics, l’effondrement de l’industrie pétrolière et la chute extraordinaire du PIB, l’hyperinflation, l’augmentation vertigineuse de la pauvreté, la migration de millions de personnes et bien d’autres facteurs définissent cette crise. Les conflits politiques ont atteint des niveaux très dangereux, sapant l’état de droit, le cadre de la coexistence sociale et la santé des institutions. La population du pays est dans un état de vulnérabilité absolue.

Nicolás Maduro s’est orienté vers l’autoritarisme

Le gouvernement de Nicolás Maduro s’est orienté vers l’autoritarisme, supprimant de facto de nombreuses formes de participation populaire qui avaient été établies depuis le début du processus bolivarien. Il a accru la répression face à de nombreuses mobilisations et manifestations de mécontentement social ; il a confisqué la voie électorale comme mécanisme de prise de décision collective et a montré sa volonté de s’accrocher au pouvoir à tout prix ; il a gouverné hors du cadre de la Constitution, appliquant un état d’exception permanent.

Dans le même temps, l’extractivisme [l’exploitation massive des ressources naturelles, notamment minières et hydrocarbures, pour approvisionner les marchés internationaux, ndlr] s’est aggravé et des politiques d’ajustement économique ont été menées qui favorisent les multinationales et ont un impact négatif sur la société et la nature.

Parallèlement, les secteurs extrémistes du bloc d’opposition qui ont réussi à mener différentes mobilisations ont lancé plusieurs appels à une sortie forcée et radicale du gouvernement Maduro (en 2014 et 2017), ce qui a engendré de graves affrontements violents et des attaques contre les infrastructures. Cela a contribué à l’étranglement de la vie quotidienne de millions de personnes et à affecter sérieusement les cadres de la coexistence pacifique.

Le gouvernement des États-Unis a adopté une position beaucoup plus agressive

En outre, dans le cadre de la montée des droites latino-américaines et de leur alignement, l’intervention étrangère s’est intensifiée, principalement celle du gouvernement des États-Unis, qui, depuis 2015, a adopté une position beaucoup plus agressive à l’égard du Venezuela, par des décrets, des déclarations menaçantes, la création de lobbies régionaux et internationaux [1]. D’autres acteurs internationaux tels que la Chine et la Russie ont influencé de manière significative le cours des événements en fonction de leurs propres intérêts expansionnistes et de leurs appétits économiques et énergétiques, créant une situation géopolitique extrêmement tendue [2].

L’auto proclamation du président de l’Assemblée nationale, Juan Guaidó, en tant que « président par intérim » du Venezuela pour diriger un gouvernement de transition, le 23 janvier 2019, a déclenché une nouvelle escalade de la crise. Cette tentative de créer un État parallèle dans le pays a été rapidement reconnue par le gouvernement des États-Unis, ainsi que par d’autres pays alliés comme le Canada, l’Argentine, le Brésil, la Colombie, le Chili, le Pérou, l’Équateur, le Paraguay, etc.

Risque d’aggravation de la crise et de déclenchement d’un conflit armé interne

La création d’un État parallèle centré sur l’Assemblée nationale et la Cour suprême de justice en exil, soutenu par les États-Unis et le Groupe de Lima [Le Groupe de Lima, créé en août 2017, comprend 12 pays (Argentine, Brésil, Canada, Chili, Colombie, Costa Rica, Guatemala, Honduras, Mexique, Panama, Paraguay et Pérou) pour négocier une sortie pacifique de la crise au Venezuela, ndlr], ouvre la voie à l’aggravation de la crise et au déclenchement d’un conflit armé interne, une guerre civile avec participation internationale. Un scénario dévastateur pour la population et pour la République vénézuélienne, qui pourrait se démembrer et faire l’objet de pillages de la part de différents intérêts internationaux, comme cela s’est produit dans d’autres régions du monde à la suite de récentes interventions impérialistes.

Les pressions agressives exercées par le gouvernement des États-Unis, ainsi que les conflits diplomatiques entre le gouvernement des États-Unis et le gouvernement vénézuélien, créent des situations très périlleuses.
C’est le peuple vénézuélien qui doit décider de son destin

La situation ne représente pas seulement une menace pour la démocratie, mais aussi pour la vie de millions de Vénézuéliens et pour la stabilité dans la région. Dans une confrontation armée, ce sont les peuples qui sont les plus touchés, et plus encore dans la situation actuelle du Venezuela où la population vit déjà une précarité et une violence énormes dans le cadre de conflits territoriaux.

C’est pourquoi, nous sous-signés,

  • Nous rejetons l’autoritarisme du gouvernement de Maduro, ainsi que la répression par le gouvernement des protestations qui se généralisent dans tout le pays, pour l’alimentation, le transport, la santé, la participation politique, les services publics, des salaires dignes, etc. Le peuple vénézuélien, qui souffre d’une énorme précarité et de la répression actuelle, a le droit de protester sans être criminalisé pour cela.
  • Nous rejetons l’auto-proclamation de Juan Guaidó et la création d’un État parallèle dans le pays, ce qui ne fera qu’aggraver le conflit et ne résoudra pas les principaux problèmes du pays.
  • Nous rejetons tout raccourci politique anti-démocratique qui ne contribue pas à une solution pacifique décidée par le peuple.
  • Nous rejetons l’interventionnisme américain, ainsi que toute autre forme d’ingérence étrangère. Le Venezuela ne doit pas devenir un champ de bataille international. C’est le peuple vénézuélien qui doit décider de son destin. Nous invitons les peuples à le soutenir et à l’accompagner en cela.
  • Nous appelons de toute urgence à la convergence des acteurs politiques et des organisations sociales afin d’unir leurs forces pour arrêter l’escalade du conflit politique au Venezuela.
  • Nous appelons instamment à la création d’espaces de dialogue et à la recherche de solutions permettant au peuple vénézuélien de décider, démocratiquement et depuis la base, de son destin immédiat ; à renouer avec les processus de démocratisation que la révolution bolivarienne avait construits à ses débuts. Le fait que l’Organisation des États Américains (OEA) n’ait pas obtenu les voix nécessaires pour soutenir la proclamation de Guaidó indique qu’il y a encore place pour un dialogue international.
  • Nous demandons que la solution soit fondée sur les principes de la Constitution de la République. Il est essentiel de reconstruire les cadres sociaux, politiques et institutionnels nécessaires à l’entente.
  • Nous appuyons les propositions, formulées depuis le Venezuela, de solutions négociées, soit par la médiation offerte par les gouvernements de l’Uruguay et du Mexique, soit par la tenue d’un référendum consultatif contraignant afin que ce soit la population vénézuélienne qui décide de la convocation d’élections générales.
  • Nous invitons les acteurs politiques nationaux à rechercher des issues de sortie de la crise économique qui étouffe le peuple vénézuélien. Ces canaux devraient contribuer à répondre aux besoins fondamentaux de la population et à favoriser la relance d’une économie qui permette le développement de la vie et du bien-être social.

La sortie de la crise profonde que traverse la société vénézuélienne doit être pacifique, constitutionnelle et doit rétablir la souveraineté du peuple vénézuélien.

Pour signer cet appel, envoyez vos adhésions avec nom, institution/organisation et pays à : declarvenezuela@gmail.com

Premières signatures (version espagnole)

1. Edgardo Lander, Universidad Central de Venezuela (Venezuela)
2. Emiliano Terán Mantovani, Observatorio de Ecología Política (Venezuela)
3. Miriam Lang, Universidad Andina Simón Bolívar (Ecuador/Alemania)
4. Alberto Acosta (Ecuador)
5. Tatiana Roa Avendaño, Censat Agua Viva (Colombia) - Cedla UvA (Amsterdam)
6. Maristella Svampa, Universidad Nacional de La Plata (Argentina)
7. Arturo Escobar, University of North Carolina (Colombia)
8. Rita Laura Segato, Profesora emérita, Universidad de Brasilia (Brasil)
9. Vladimir Aguilar Castro, Universidad de Los Andes (Venezuela)
10. Joan Martínez Alier, Universidad Autónoma de Barcelona (España)
11. Raquel Gutiérrez Aguilar, Posgrado en Sociología ICSYH-BUAP (Mexico)
12. Carlos Walter Porto-Gonçalves, Universidade Federal Fluminense (Brasil)
13. Ashish Kothari, Kalpavriksh (India).
14. Oly Millán Campos, economista (Venezuela)
15. Enrique Leff, Instituto de Investigaciones Sociales, Universidad Nacional Autónoma de México (México)
16. Mina Lorena Navarro, profesora-investigadora BUAP (México)
17. Klaus Meschkat, Leibniz Universität Hannover (Alemania)
18. Catalina Toro Pérez. Universidad Nacional de Colombia (Colombia)
19. Marco Arana Zegarra, Congresista de la República, Frente Amplio (Perú)
20. Massimo Modonesi, Universidad Nacional Autónoma de México (México)
21. Eduardo Gudynas, CLAES (Uruguay)
22. Leonardo Bracamonte. Universidad Central de Venezuela (Venezuela)
23. Pablo Stefanoni, periodista (Argentina)
24. Felipe Milanez, Universidade Federal da Bahia – UFBA (Brasil)
25. Andrea Pacheco, Directora del Centro de Estudios de la Realidad Latinoamericana (Venezuela)
26. Vilma Rocío Almendra Quiguanás, Indígena Nasa-Misak, Pueblos en Camino (Colombia)
27. Emmanuel Rozental-Klinger, Pueblos en Camino (Colombia)
28. Ailynn Torres Santana, investigadora feminista (Cuba)
29. Mario Alejandro Pérez Rincón, Universidad del Valle (Colombia)
30. Patricia Chávez León - Territorio Feminista/ Docente e Investigadora UPEA (Bolivia)
31. Marxa Chávez León - Territorio Feminista (Bolivia)
32. Dunia Mokrani Chávez - Territorio Feminista (Bolivia)
33. Luis Tapia Mealla – Docente e investigador CIDES – UMSA (Bolivia)
34. Gabriela Merlinsky, CONICET (Argentina)
35. John Cajas-Guijarro, Universidad Central del Ecuador, FLACSO (Ecuador)
36. Domingo Hernandez Ixcoy, Maya K’iche (Guatemala)
37. Pabel Camilo López, CIDES-UMSA (Bolivia)
38. Grettel Navas, Universidad Autónoma de Barcelona (Costa Rica)
39. Nadia Urbinati, Columbia University (Italia)
40. Alejandro Bruzual, Presidente de la Sociedad Venezolana de Musicología (Venezuela)
41. Nina Pacari, ex Canciller del Ecuador (Ecuador)
42. Pierre Beaudet, Plataforme Altermondialista, Montréal, (Canadá)
43. Ana Patricia Noguera, Universidad Nacional de Colombia (Colombia)
44. Pablo Quintero, Universidade Federal do Rio Grande do Sul (Brasil)
45. Ronald Cameron, Plateforme altermondialiste, Québec (Canadá)
46. Aideé Tassinari Azcuaga, Universidad Autónoma de la Ciudad de México (UACM), México
47. José María Tortosa, Universidad de Alicante (España)
48. Enrique Viale, asociación de Abogados Ambientalistas de Argentina (Argentina)
49. Carlos Eduardo Morreo, Australian National University & Institute of Postcolonial Studies (Australia)
50. Franck Gaudichaud, Universidad Grenoble-Alpes (Francia)
51. David Barkin, Universidad Autónoma Metropolitana- Unidad Xochimilco (México)
52. Carlos Forment, New School for Social Research (USA)
53. Gustavo A. García López, Escuela Graduada de Planificación / Universidad de Puerto Rico (Puerto Rico)
54. John Foran, University of California (USA)
55. Gabriela Massuh, escritora (Argentina)
56. Dayaleth Alfonzo, investigadora agroécologa (Venezuela/Francia)
57. Horacio Tarcus, CeDInCI (Argentina)
58. Facundo Martín, Universidad Nacional de Cuyo/CONICET (Argentina)
59. Jeffery R. Webber, Goldsmiths, University of London (Inglaterra)
60. Maxime Combes, economista (Francia)
61. Julio César Guanche, investigador (Cuba)
62. Nicholas Hildyard, The Corner House (Reino Unido)
63. Sarah Sexton, The Corner House (Reino Unido)
64. Larry Lohmann, The Corner House (Reino Unido)
65. Hiram Hernández Castro, académico (Cuba)
66. Patricia Pintos, docente e investigadora IdIHCS/UNLP (Argentina)
67. Thomas Posado, Universidad Paris-8 (Francia)
68. Andrés Kogan Valderrama, Observatorio Plurinacional de Aguas (Chile)
69. Ovidiu Tichindeleanu, IDEA / ABC Society (Romania)
70. Dianne Rocheleau, Clark University (USA)
71. María Paula Granda, The New School for Social Research (Ecuador)
72. Fabián Espinosa, SIT Ecuador / Desarrollo, Política y Lenguas (Ecuador)
73. Javier Reyes, Centro de Estudios Sociales y Ecológicos A. C. Michoacán (México)
74. Henry Veltmeyer, Universidad de Saint Mary´s (Canadá) y Universidad Autónoma de Zacatecas (México)
75. Gonzalo Díaz Letelier, Universidad de Santiago de Chile (Chile)
76. Arturo D. Villanueva Imaña, Sociólogo (Bolivia)
77. Mercedes Centena, Socióloga (Argentina)
78. Norberto Manzanos, CONICET (Argentina)
79. Pablo Alabarces, Universidad de Buenos Aires (Argentina)
80. Hélène Roux, Universidad Paris 1 (Francia)
81. Markus S. Schulz, Centro Max Weber de estudios avanzados cultural y social (Alemania)
82. Valentina Estrada Guevara, consultora social (México)
83. Federico P. Koelle D., (Ecuador)
84. Janet Conway, Brock University (Canadá)
85. Börries Nehe, Goethe Universität Frankfurt (Alemania)
86. Nicolas Kosoy, McGill University (Canadá)
87. Udeepta Chakravarty, New School for Social Research (USA)
88. Adrián Beling, FLACSO Argentina / Universidad Humboldt de Berlin
89. Federico Lorenz, Universidad de Buenos Aires, Argentina
90. Instituto de Estudios Ecologistas del Tercer Mundo, Ecuador
91. Cecilia Chérrez, Ecuador
92. Pablo Almeida, La Casa Tomada (Ecuador)
93. Alejandra Almeida
94. Roberto Espinoza, Red Descolonialidad y Autogobierno (Perú)
95. Cornelis J. van Stralen, UFMG - Federal University of Minas Gerais (Brasil)
96. Octavio Zaya, Atlántica Journal, Canary Islands (España)
97. Ravi Kumar, South Asian University (India)
98. Vinod Koshti, IPTA, New Delhi (India)
99. Silvia Bagni, Universidad de Bolonia (Italia)
100. Anna Harris, Psychotherapist (Reino Unido)
101. Anwesha Sengupta, Institute of Development Studies Kolkata (India)
102. Ruchi Chaturvedi, University of Cape Town (Sudáfrica)
103. Federico Demaria, Universidad Autonoma de Barcelona, Catalunya (Italia)
104. Christian Kerschner, University Vienna (Austria)
105. Lucile DAUMAS, jubilada, (Francia)
106. Otávio Velho, Universidade Federal do Rio de Janeiro (Brasil)
107. Geneviéve Azam, Economista, Attac France (Francia)
108. Diego Andreucci, Universidad Pompeu Fabra de Barcelona y Colectivo Entitle-Red Europea de Ecología Política (Italia)
109. Didier Prost, arquitecto urbanista (Francia)
110. Cândido Grzybowski, Presidente do Instituto Brasileiro de Análises Sociais e Econômicas (IBASE) (Brasil)
111. Jorge Rojas Hernández, Universidad de Concepción (Chile)
112. Boris Marañón Pimentel, UNAM (México)
113. Boris Alexander Caballero Escorcia, Universidad Autónoma Metropolitana (México)
114. K. Sudhir, Peoples Architecture Commonweal (INDIA)
115. César Augusto Baldi, professor universitario (Brasil)
116. Hermann Herf, Welthaus Bielefeld (Alemania)
117. Matthieu Le Quang, Universidad Paris 7 (Francia)
118. Alberto Chirif, Antropólogo (Perú)
119. Carolina Viola Reyes, Uninomada Sur (Ecuador)
120. Virginia Vargas Valente, Articulacion Feminista Marcosur (Perú)
Notes

[1] Washington appuie publiquement des opposants au régime de Maduro. Donald Trump, depuis son élection, laisse planer l’hypothèse d’« une possible option militaire si nécessaire », ndlr.] contre le gouvernement Maduro et des sanctions économiques ayant un impact sur l’économie nationale [outre le gel de certains avoirs de dirigeants vénézuéliens, Donald Trump a signé le 25 août 2017 un décret qui interdit l’achat de nouvelles obligations émises par le gouvernement du Venezuela ou la compagnie pétrolière nationale PDVSA. Les États-Unis viennent d’annoncer le gel de certains avoirs de la PDVSA dans le but d’asphyxier le régime, ndlr

[2] La Chine et la Russie appuient le régime de Maduro en lui prêtant de l’argent, en important des ressources naturelles et ces deux pays, comme d’autres, ont mis la main sur des gisements pétroliers et miniers, ndlr.

P.-S.

Crédit photo : des réfugiés vénézuéliens à la frontière avec la Colombie - CC UNHCR/Fabio Cuttica

Lire le texte complet de l’appel.

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