Paris 12° - Projection débat « UN PAESE DI CALABRIA » animé par Mylène Stambouli membre du comité central de la LDH

« UN PAESE DI CALABRIA »

un film de Shu AIELLO et Catherine CATELLA, 2017 - 1h31’

Une projection débat proposée par la Ligue des droits de l’Homme Paris 12e, Attac Paris 12e et le Collectif de Vigilance Paris 12e pour les droits des étrangers Paris 12e

vendredi 28 avril 19h30
au Centre d’animation "La ferronnerie" 4 passage Stinville, Paris 12e M° Montgallet

avec le concours du centre d’animation "La Ferronnerie" .
Participation aux frais : 4,00€

PROJECTION SUIVIE D’UN DÉBAT

animé par Mylène Stambouli membre du comité central de la LDH )

 

Synopsis du film :
Comme beaucoup de villages du sud de l’Italie, Riace a longtemps subi un exode rural massif. Un jour, un bateau transportant deux cents kurdes échoue sur la plage. Spontanément, les habitants du village leur viennent en aide. Petit à petit, migrants et villageois vont réhabiliter les maisons abandonnées, relancer les commerces et assurer un avenir à l’école.
C’est ainsi que chaque jour depuis 20 ans, le futur de Riace se réinvente.

Le commentaire de la Ligue des droits de l’homme qui soutien activement le film :
Alors que dans les pays de l’Union européenne, le plan d’action pour l’immigration et l’asile tente vainement d’assurer « une distribution équitable de certains réfugiés » et que la France ne trouve pas les moyens d’en prendre sa très modeste part, dans un village de Calabre, depuis 1998 de nombreux migrants de toutes origines sont accueillis et semblent s’intégrer sans difficultés particulières.
Depuis les années trente Riace subissait un exode rural qu’évoque en voix off Rosa-Maria partie à Nice rejoindre son mari qui avait quitté le village après que sa mère ait vendu leurs terres à un riche propriétaire. Les maisons se fermaient comme si leurs occupants avaient disparu jusqu’à ce jour de 1998 où un bateau transportant 300 kurdes s’est échoué sur les plages de Riace.
Spontanément les habitants soutenus par le maire, ont décidé d’accueillir les migrants, de céder des logements vides à ceux qui avaient besoin d’un toit. C’est ainsi que 55 Kurdes parmi les 300 arrivés en 1998 ont décidé de s’installer définitivement à Riace. Parmi eux Baïram, charpentier, a pris part à la restauration des maisons abandonnées dans l’idée au départ de favoriser le tourisme, puis pour loger les migrants. La communauté de Riace est ainsi devenue la première à accueillir convenablement des réfugiés, à les héberger comme des êtres humains. L’école a ré-ouvert, l’institutrice donne des cours d’Italien aux immigrés. L’église, pleine à craquer, baptise les petits immigrés, donne la parole aux musulmans et la célébration des deux saints Cosma et Damiano est l’occasion de réunir tout le village pour une énorme fête où vieux Calabrais et jeunes immigrés sont réunis sur des danses traditionnelles.
Les derniers migrants arrivés racontent en peu de mots des souvenirs qu’ils voudraient certainement oublier : les camps en Lybie, les viols, les traversées dans des bateaux « pourris », des jours sans boire ni manger, les morts qu’on jette à la mer…
On peut sans doute regretter que le documentaire n’aille pas plus au fond des choses. Comment se fait l’intégration, quels accompagnements, quelles difficultés ? Sont absents les arguments des partis d’opposition. On sait seulement que les opposants au maire en place sont aidés par la n’dranghetta et que Riace est la seule commune à s’être portée partie civile contre la mafia calabraise, que ce nouveau mandat finalement obtenu n’était pas gagné d’avance…
Shu Aiello et Catherine Catella ont toutefois le mérite en nous faisant connaitre Riace considéré comme le village modèle d’accueil pour les réfugiés, de nous prouver que l’utopie est possible.



À propos du comité local organisateur

Attac Paris 12