Opération remise des chaises BNP et HSBC aux impôts le 19 mai 2015

Mardi 19 mai, date limite de la déclaration d’impôts 2015 au format papier, des militant.e.s d’Attac se rendront à 9h au centre des finances publiques de Saint Sulpice, 9 Place Saint-Sulpice, à Paris pour remettre en main propre une chaise BNP Paribas et une HSBC à des agents des finances publiques. Ils seront accompagnés par des militant.e.s du collectif « Sauvons les riches ».

Pourquoi les « faucheurs de chaises » ?

La fraude et l’évasion fiscale coûtent chaque année de 60 à 80 milliards d’euros à l’État Français. Cette somme manque pour financer les urgence sociales et la transition écologique. Malgré les scandales (Cahuzac, Luxleaks, Swissleaks...) et les effets d’annonce, ce montant n’a diminué qu’à la marge. Les grandes banques françaises et internationales, qui jouent un rôle clé dans l’industrie de l’évasion fiscale, n’ont toujours pas changé leurs pratiques. Cela a poussé les associations Bizi ! et Attac à agir.

Jeudi 12 février 2015, des militant.e.s de Bizi ! ont saisi 7 chaises dans l’agence HSBC de Bayonne pour exiger le remboursement de 2,5 milliards d’euros que la banque doit au fisc français suite au Swissleaks. Le 7 mars, Attac menait une action similaire en réquisitionnant 5 chaises dans l’agence BNP Paribas de Paris Voltaire pour exiger la fermeture des 7 filiales de la banque aux îles Caïmans.

Après Edgar Morin, Patrick Viveret, Susan George, Alain Caillé et Claude Alphandery, des centaines de personnes se sont déjà déclarées complices en se faisant photographier assis sur les chaises HSBC et BNP Paribas.

Les 2 chaises qui seront remises le 19 mai aux agents des finances publiques constituent une avance en nature sur l’argent que BNP Paribas et HSBC doivent à l’État Français du fait de leur activité dans les paradis fiscaux et judiciaires. Elles permettront aux agents de bénéficier d’une meilleure assise dans leur lutte contre la fraude et l’évasion fiscale.

Tant que HSBC n’aura pas remboursé et que BNP Paribas n’aura pas fermé ses filiales aux îles Caïmans, nous utiliserons ces chaises pour mieux dénoncer ces banques qui dépouillent l’État français et imposent les politiques d’austérité aux populations.