Notre-Dame-des-Landes : Le samedi 22 février, à 13 heures, nous serons à Nantes devant la Préfecture !

L’État et les pro-aéroport menacent à nouveau de passer en force. Ils prétendent débuter, dans les mois qui viennent, la destruction des espèces protégées et les chantiers de l’aéroport. Une nouvelle vague d’expulsions pourrait survenir. Nous ne les laisserons pas faire : les travaux ne commenceront pas !

Sur place, le mouvement est plus vivant encore qu’à l’automne 2012 : les liens sont plus étroits, les champs plus cultivés et les habitats plus nombreux. Au delà, plus de 200 comités locaux se sont créés, en solidarité avec la lutte et pour la faire essaimer.
Nous appelons toutes les forces anti aéroport à se joindre à la manifestation du samedi 22 février, à Nantes, pour montrer qu’il n’est pas question de toucher au bocage et de commencer les travaux !

Appel lancé par la coordination des opposants
(50 associations, syndicats, mouvements politiques et collectifs) – le COPAIN 44 – Les Naturalistes en lutte - Des habitant-e-s de la ZAD- Attac

Attac s‘oppose au projet de transfert à Notre-Dame-des-Landes de l’actuel aéroport de Nantes Atlantique :

Parce que la préservation des terres agricoles est une exigence essentielle, à Notre-Dame-des-Landes comme sur d’autres sites, et parce que ce projet signifie la destruction d’emplois pérennes, non délocalisables, et celle des solidarités locales (Cumas, entraides diverses...) au profit de quelques politiques et de leurs entreprises amies.

Parce qu’en tant qu’association altermondialiste, Attac est en lien avec de nombreuses régions du monde où des paysans sont jetés hors de leurs terres de leurs habitats, au profit de quelques multinationales.

Parce qu’elle est très engagée contre la domination du monde par la finance, Attac condamne toutes les formes de spéculation financière, dont ces montages de projets – souvent des partenariats publics privés -qui ne profitent qu’aux multinationales de la finance.

Parce que ce projet d’aéroport signifie le triomphe d’un mode de « développement » ravageur et dépassé : entre autres celui de sociétés « low cost » qui, à côté des sociétés de transport aérien traditionnelles, favorisent considérablement la consommation touristique des pays du soleil ; celui d’un mode de transport fortement émetteur de gaz à effet de serre et pour lequel il faudra aller puiser très profondément les dernières gouttes de pétrole...

A l’heure de la raréfaction avérée des matières premières, d’une très grande perte de biodiversité, et des menaces climatiques induites par une consommation effrénée de ressources énergétiques, l’urgence est de s’engager dans des programmes d’efficacité et de sobriété énergétique, et des relocalisations de la production et de la consommation. Dans cette lutte, des alternatives et de nouveaux rapports entre les parties prenantes du mouvement sont expérimentés et d’autres possibles sont inventés.

Attac appelle tous ses adhérents, tous les citoyens,
à poursuivre le combat dans l’unité contre ce projet inutile et imposé...
jusqu’à son abandon !

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