Franchises médicales, injustes et inefficaces !

jeudi 2 août 2007, par Attac France

Le président de la République, en visite à Dax dans une unité de lutte contre la maladie d’Alzheimer, a annoncé les mesures qu’il envisageait pour son projet de franchises médicales. Selon lui, ces franchises devraient permettre de financer la recherche sur le cancer, les soins palliatifs et un nouveau plan de lutte contre la maladie d’Alzheimer. Sa déclaration est en contradiction avec celle qu’il avait tenue en tant que candidat, lorsqu’il disait qu’une telle franchise servirait à combler le déficit de la sécurité sociale. Cette volte-face est due au fait que toutes les études d’opinion montrent un net refus des franchises par la population : plus de 61% des sondés y sont opposés. Nos concitoyens restent attachés au principe de solidarité qui permet l’accès pour tous aux soins de qualité et à la prévention selon leurs besoins et qui organise le financement en fonction des moyens de chacun. Il ne peut y avoir de franchise dans un système réellement solidaire. L’échec de la contre-réforme 2004 de M. Douste-Blazy, qui se situait dans une logique de rationnement comptable des soins, est aujourd’hui patent : le déficit 2007 de la sécurité sociale, qui devrait s’élever à 12 milliards d’euros, est quasiment identique à celui que cette pseudo réforme aurait dû combattre. Attac développe pour sa part trois idées bien différentes : 1) Il faut changer la logique mise en œuvre dans toutes les « réformes » du système de santé et de la protection sociale depuis 25 ans. Il faut inverser la tendance de la baisse en pourcentage des recettes de la sécurité sociale par rapport à la richesse nationale produite. Ce ne sont pas les dépenses qui sont trop élevées, ce sont les recettes qui sont trop faibles. 2) Plus on rationne les soins, plus nombreux sont ceux qui attendent de se faire soigner. Le résultat est connu : la pathologie se développant, les soins coûtent en définitive plus cher. Instaurer un système de franchise est donc un non sens économique. Prévenir les pathologies le plus tôt possible est le meilleur moyen pour faire faire des économies à la sécurité sociale. 3) Les déterminants sociaux et environnementaux de la santé doivent être pris en compte dans une politique de santé publique. Il faut modifier l’environnement de la santé pour lutter contre les nouvelles maladies chroniques. Ces idées vont à l’encontre du projet gouvernemental sur les franchises. Face à un tel projet injuste et inefficace, la mobilisation citoyenne est aujourd’hui indispensable. Un large collectif d’associations, d’organisations syndicales et de partis politiques s’est constitué pour ce faire. Il appelle à une première journée de débat et de mobilisation le 29 septembre dans toute la France. Cette journée doit être le point de départ d’un vaste mouvement d’opinion qui oblige le gouvernement à retirer son projet. Attac France, Montreuil, le 2 août 2007

Lire le texte complet de l’appel.

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