Financer le RSA par les revenus financiers ? Le compte n’y est pas, Monsieur Sarkozy !

mercredi 27 août 2008, par Attac France

Le gouvernement annonce vouloir financer le Revenu de solidarité active (RSA) par un prélèvement de 1% sur les revenus financiers. Ainsi, taxer le capital était chose impossible hier et devient faisable aujourd’hui. Fort bien, mais pourquoi ce retournement inattendu ? Parce que l’ampleur des dégâts provoqués par les politiques néolibérales est devenue telle que Monsieur Sarkozy fait mine de colmater la brèche immense ouverte par la montée de la pauvreté et de la précarité qui résulte de l’enrichissement des détenteurs de patrimoine. Mais la balance n’est pas égale. Une taxe de 1% sur le capital aurait un sens si les montants et les politiques permettaient de renverser les tendances actuelles. Or la mise en œuvre du RSA n’ambitionne que le maintien de revenus très bas, tout en encourageant la généralisation d’emplois très faiblement payés et à temps très partiel. Car, dans le même temps, le gouvernement s’acharne à poursuivre des « réformes structurelles » : détricotage du droit du travail, élimination de la notion de durée du travail, mise en place des contrats de mission pour faire reculer les CDI, invention de la notion d’« offre valable d’emploi », etc. Une telle taxe aurait un sens si elle ne venait pas après le « paquet fiscal » de l’an dernier qui a octroyé aux riches plus de trois fois plus que le milliard et demi d’euros que Monsieur Sarkozy envisage de leur reprendre. L’association Attac dénonce une politique visant à démanteler un à un tous les droits sociaux parce que le capitalisme financier juge ceux-ci incompatibles avec sa soif d’accumulation. La crise de ce système est patente et atteint toutes les sphères de la société, ici et dans le monde entier. Crises financière, sociale, alimentaire et écologique se conjuguent pour menacer tous les équilibres mondiaux. Il est trop tard. Une simple taxe ne suffit plus pour endiguer cette déferlante. C’est pourquoi Attac France et vingt autres Attac d’Europe lanceront dès la rentrée une campagne pour proposer des mesures cohérentes qui remettront en cause la circulation des capitaux à l’origine de la financiarisation de l’économie, laquelle se solde aujourd’hui par la misère pour les uns et l’enrichissement insolent pour les autres, avec en toile de fond spéculation et récession.

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