« Panama Papers » : action contre l’agence Société générale des Champs-Elysées. 35 gardes à vue !

samedi 1er avril 2017, par Attac France

Samedi 1er avril, un an après le scandale des « Panama Papers », 50 militant·e·s d’Attac et du DAL, membres du collectif « Nos droits contre leurs privilèges », ont symboliquement opacifié les vitrines de l’agence Société générale des Champs-Élysées pour dénoncer l’évasion fiscale pratiquée par la banque pour son propre compte et celui de ses clients. 35 d’entre eux ont été arrêtes et placés en garde à vue avant d’être relâchés dans la journée.

Alors que l’évasion fiscale dégrade les comptes publics depuis des années, les militant·e·s, qui ont été répartis dans plusieurs commissariats parisiens, risquent d’être poursuivis pour trouble à l’ordre public et dégradation en réunion. Plus tôt dans la matinée,16 militant·e·s d’Attac Paris 12e avait également passé 1h au commissariat du 12e arrondissement de Paris suite à une action similaire place Daumesnil.

Le 3 avril 2016, la Société générale était prise dans le scandale mondial des « Panama Papers » pour avoir créé 1005 société offshore via le cabinet Mossack Fonseca. Le 4 avril 2016, le parquet national financier ouvrait un enquête préliminaire pour blanchiment de fraudes fiscales aggravées à son encontre. Le 26 mai 2016, le bureau du Sénat refusait de saisir la justice pour faux témoignage malgré les mensonges de Frédéric Oudéa, directeur général de la banque, devant une commission d’enquête du Sénat sur l’évasion fiscale. Et depuis ? Rien !

Un an après le scandale, le placement en garde à vue de 35 militant·e·s et l’absence de sanctions pour la Société générale et ses dirigeants est une véritable insulte aux citoyens, justiciables et contribuables ordinaires. Alors que les scandales fiscaux et les affaires de détournement de fonds publics se multiplient, Attac demande le renforcement des effectifs et des moyens du parquet national financier et des administrations impliquées dans la traque des délinquants financiers. Une évolution profonde de l’organisation de la lutte contre la délinquance fiscale est également indispensable pour permettre des condamnations fiscales et pénales pour les fraudeurs et leurs complices, les banques et les cabinets d’affaires.

Des dizaines d’actions partout en France

LuxLeaks, SwissLeaks, Panama Papers… la multiplication révélations a jeté la lumière sur les pratiques de banques et de multinationales comme Apple, BNP Paribas, Ikea, Engie, McDonald’s, Société générale, Starbucks, Total ou Zara qui profitent de l’opacité financière et de la complicité des pouvoirs publics pour évader des sommes colossales dans les paradis fiscaux. Ce samedi 1er avril, à l’occasion du lancement de la semaine mondiale d’actions contre l’évasion fiscale, des militant·e·s d’Attac mènent des dizaines d’actions partout en France pour que ces multinationales rendent l’argent qu’elles ont détourné depuis des années et qu’elles payent enfin leur juste part d’impôts dans les pays ou elles exercent réellement leurs activités.

Signez l’appel : « M.Macron, pas de fausses promesses pour la taxe sur les transactions financières ! »

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