Du 30 septembre au 2 octobre, Javier Milei se rend à Paris à l’occasion de l’ « Argentina week » un événement destiné à promouvoir l’Argentine auprès des investisseurs européens. Avec cette vitrine économique, le président argentin compte présenter son modèle comme une réussite.
Attac dénonce cette opération de propagande et rappelle que ce représentant de l’internationale fasciste applique à son pays une politique de destruction massive des services publics « à la tronçonneuse » (santé, éducation, licenciements dans la fonction publique, gel des retraites et des programmes d’aide sociale).
Cette politique s’accompagne de nombreuses atteintes aux libertés publiques : restriction du droit de manifester, répression du mouvement social, stigmatisation des journalistes. Même en France, des étudiantes résidents à la maison de l’Argentine de la Cité Universitaire de Paris ont subi des pressions pour avoir manifesté leur désaccord avec les orientations du gouvernement Milei,
Enfin, Milei fait preuve de révisionnisme historique sur la période de la dictature argentine (1976-1983), minimisant ou niant le terrorisme d’État de cette période et faisant retirer la plaque commémorative à la Maison de l’Argentine de la Cité universitaire à Paris : une véritable insulte aux victimes, et aux Mères et Grands-Mères de la place de Mai.

