Davos : nous ne voulons pas de leur mondialisation !

lundi 16 janvier 2017, par Attac France

Les représentant·e·s de la classe des 1 % qui domine l’économie mondiale se réunissent à Davos en Suisse du 17 au 20 janvier. Comme chaque année, avec la complicité des grands médias, ces élites vont chercher à donner une image positive de leur « leadership » sur la mondialisation. Elles sont contraintes de tenir compte de la révolte croissante des peuples qui bouscule l’ordre néo-libéral : le préambule du forum de Davos affirme que les participant·e·s au forum concentreront leurs débats sur trois risques principaux, qui pèseront en 2017 sur le monde : les inégalités de revenus, les divisions sociales et le réchauffement climatique.

Alors que les 8 milliardaires les plus riches possèdent autant que la moitié de la population mondiale [1], Attac dénonce avec force cette nouvelle opération de propagande orchestrée par le forum de Davos. Le discours des élites pour un « leadership responsable » n’est pas crédible au moment où l’économie mondiale, dominée par la finance et la surexploitation de l’Humain et de la nature, est en proie à une crise globale qui n’en finit pas, et dont le coût social et politique est considérable [2].

Aux grands patrons qui arriveront à Davos dans leurs jets privés, émetteurs de CO2, pour débattre du réchauffement climatique, nous disons : prenez l’engagement de renoncer à l’exploitation et à l’utilisation des énergies fossiles, principale source de réchauffement climatique. Aux dirigeants d’entreprises qui prétendent se soucier des inégalités de revenus, nous disons : renoncez à vos bonus, et soumettez-vous à des règles contraignantes pour ramener les écarts de revenus du niveau exorbitant actuel de 1 à 400 au niveau de 1 à 20, tel qu’il existait en 1971, au moment de la création du forum de Davos. Aux dirigeants qui prétendent s’inquiéter des divisions sociales, nous disons : stoppez vos activités qui bafouent les droits fondamentaux énoncés par la Déclaration des droits de l’Homme, et qui exploitent les inégalités, notamment entre les femmes et les hommes.

Par leurs mobilisations contre l’évasion fiscale des 1 % et des multinationales, contre les traités de libre-échange destructeurs des normes sociales et environnementales, en faveur de traités contraignants qui régulent les activités des multinationales et en faveur de la transition écologique qui pourrait être source de millions d’emplois climatiques de qualité, Attac et le mouvement altermondialiste s’opposent résolument à l’ordre économique mondial incarné par Davos.