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[Communiqué] COP26 : un accord criminel, injuste et néolibéral

La COP26 qui vient de s’achever à Glasgow devait décider de la feuille de route pour appliquer l’accord de Paris afin de limiter le réchauffement climatique à moins de 1.5°C à la fin du siècle. C’est un échec sur toute la ligne. Les États assument que leurs engagements, dont on ne sait même pas s’ils seront respectés, conduiront à une hausse supérieure à 2.7°C, provoquant catastrophes, bouleversement des écosystèmes et déplacement de millions de personnes.

Cet accord est criminel.

Alors que chaque rapport du GIEC vient confirmer l’aggravation des dérèglements climatiques, les États les plus pollueurs et les lobbys industriels ont bataillé pour réduire la portée du pacte climatique de Glasgow. Si la mention des énergies fossiles avait été saluée comme une avancée, aucune mesure concrète, aucun calendrier n’est prévu pour en sortir. Les émissions de gaz à effet de serre vont donc continuer inexorablement.

Cet accord est injuste et indécent.

Le coût des destructions provoquées par le dérèglement climatique est actuellement estimé à 500 milliards d’euros par an d’ici 2030 dans les pays du Sud. En 2009, les États s’étaient engagé à verser 100 milliard par an à ces pays. Cet engagement n’a pas été tenu, il est à nouveau repoussé. Comment croire à la nouvelle promesse, très insuffisante, de doubler en 2025 l’aide spécifiquement consacrée à l’adaptation aux effets du réchauffement planétaire ? Comment penser que le dialogue prévu à propos des arrangements de financements puisse déboucher sur des engagements concrets ? Alors que les vieilles puissances industrielles portent la responsabilité historique des dérèglements climatiques, ce sont elles, États-Unis et Union Européenne en tête, qui ont bataillé pour ne pas débourser un sou de plus pour aider les peuples les plus impactés.

Cet accord renforce les mécanismes de marché.

Incapables de mener des politiques contraignantes pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, les États préfèrent renforcer des mécanismes inefficaces et dangereux. Le pacte climatique de Glasgow entérine en effet le marché carbone comme un levier essentiel de l’action climatique des États, le principal moyen d’atteindre la neutralité carbone. Cela ne peut que constituer une autorisation de plus à payer pour continuer à polluer, une invitation aux entreprises multinationales les plus nocives de ne surtout pas transformer en profondeur leurs systèmes productifs.

Pour Vincent Gay, membre du CA d’Attac : "La COP de Glasgow s’achève donc sur une scène de crime climatique. Elle démontre une nouvelle fois le refus des plus gros pollueurs de la planète à agir. La justice climatique est sacrifiée sur l’autel du profit des multinationales.
Face à ces criminels, l’espoir ne se trouve pas dans les enceintes confinées des négociations internationales, mais dans les mouvements multiformes pour la justice climatique qui essaiment partout dans le monde. Le 6 novembre dernier, des actions coordonnées ont eu lieu sur toute la planète, contre les projets destructeurs d’avenir. Poursuivons et amplifions ces mouvements. Faisons dérailler le train du productivisme climaticide."

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