Cadeaux fiscaux de Macron : action devant la boutique LVMH de Saint Germain

50 militant·e·s d’Attac, du DAL et du collectif « Nos droits contre leurs privilèges » ont mené une action symbolique devant la boutique LVMH de Saint-Germain à Paris pour alerter sur le danger des mesures fiscales annoncées par le nouveau Président de la République Emmanuel Macron et l’absence de mesures sociales.

Samedi 20 mai à 11 h, 10 pères et mères noël en costumes cravate ont déposé des cadeaux fiscaux géants au pied de la boutique LVMH du Boulevard Saint-Germain à Paris. Sur ces cadeaux figuraient les principales mesures fiscales annoncées par le Président : baisse de l’impôt sur les société de 33 % à 25 %, réforme de l’impôt sur la fortune et baisse de charges pérennes pour les entreprises.

Le propriétaire de cette boutique n’est autre que Bernard Arnault, l’homme le plus fortuné de France. En 2016, le patron du groupe de luxe a vu sa fortune augmenter de 22 % pour atteindre 37 milliards d’euros, et se hisser à la 11e place mondiale. Il est également un champion de la spéculation immobilière ou sur les œuvres d’art et l’un des artisans, avec le soutien de la mairie de Paris, de la transformation du centre de la capitale en musée, chassant ainsi les habitants les plus modestes qui avaient réussi à s’y maintenir. Le 5 mai dernier, Bernard Arnault avait adoubé le Candidat Macron seul capable de porter « un programme de liberté et de stimulation du succès économique » dans une tribune publiée dans « son » journal, Les Échos. Et on le comprend ! Grace aux mesures fiscales prévues par Emmanuel Macron, c’est le patrimoine et les avoirs de Bernard Arnault et des autres fortunes de France qui risquent d’être inutilement stimulés dans les années à venir.

Ces cadeaux fiscaux, le soutien à la spéculation immobilière et la casse du droit du travail, voulus par le président, vont frapper de plein fouet salarié·e·s, précaires, locataires ou habitant·e·s des quartiers populaires. Plus pour une poignée de privilégiés, moins pour le plus grand nombre. Pour les précaires, c’est la casse du système de santé, des retraites, du statut locatif, l’accélération des expulsions de logement, aucune mesure ne permet la baisse des prix des loyers et le relogement des sans abris, des mal logés, des DALO ! Si nous ne le combattons pas, celui qui est déjà perçu comme le président des banques et des multinationales renforcera la crise sociale et écologique et donnera du grain à moudre à l’extrême-droite.

Bref, avec « papa Emmanuel », pour les riches, c’est déjà Noël ?

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