Depuis le déclenchement de la guerre meurtrière menée par les États-Unis et Israël au Moyen-Orient, les multinationales du pétrole ont augmenté le prix de l’essence à la pompe bien au-delà du coût réel d’achat, augmentant considérablement leur marge. Une étude commandée par Greenpeace affirme que les compagnies pétrolières réalisent plus de 80 millions d’euros de profits supplémentaires par jour depuis le début de la guerre. Pour le seul mois de mars, ces super-profits représenteraient environ 2,5 milliards d’euros.
Non seulement les profits des multinationales pétrolières sont considérables, mais ils sont pour une grande partie évadés dans des paradis fiscaux. Une étude de l’Observatoire international de la fiscalité estime ainsi que pour chaque dollar de profit réalisé par les groupes pétroliers, miniers et autres raffineurs, 0,2 dollar sont déclarés dans des juridictions à faible fiscalité lors des phases de hausse des prix des matières premières.
Face à cette situation intolérable, Attac propose de mettre en place un mécanisme de taxation unitaire des super-profits, afin de taxer ces super-profits là où l’activité est réalisée. Les sommes dégagées pourraient être affectées à des mesures d’urgence, ciblées, destinées à maintenir le pouvoir d’achat des ménages les plus impactés par les hausses de prix, tout en accélérant la bifurcation écologique.
Afin de mettre la pression sur le gouvernement français, Attac a publié une pétition, qui a déjà été signée par plus de 12.000 personnes en 24 heures, dont les députées Elsa Faucillon, Pouria Amirshahi, Sandrine Rousseau, Aurélie Trouvé et Aurélien Le Coq ou bien encore Olivier Besancenot, Philippe Poutou et l’humoriste Guillaume Meurice.

