Action : un comité du rire à l’accueil d’une conférence sur « l’éthique » conclue par Frédéric Oudéa

jeudi 14 avril 2016, par Attac France

Ce matin, jeudi 14 avril, une cinquantaine de citoyen·ne·s se sont rassemblé·e·s devant la Fédération Bancaire Française (FBF), où le gratin de la finance tenait une conférence surréaliste sur le thème « Ethique ou Conduct : pour une culture de la responsabilité ». Munis de nez de clowns, nous avons accueilli les participan·e·s avec des rires appuyés et chanté, « Finance, éthique, morts de rire », « Ils iront tous au paradis, Oudéa », « Nous voulons rigoler avec les banquiers ».

Mais le ticket d’entrée étant de 600 euros, nous n’avons malheureusement pas pu entrer. À peine une semaine après la révélation des « Panama Papers », les organisateurs ont décidé de conclure cette journée par une intervention de M. Frédéric Oudéa, directeur de la Société générale et président de la FBF. Nous étions présents pour démontrer par l’absurde le cynisme de cette oligarchie. Christophe Alévêque a lu une déclaration de protestation des humoristes contre la privatisation de leur métier par les banquiers.

Outre M. Oudéa, cette conférence a réuni Jean-Claude Trichet, Laurence Parisot et François Villeroy de Galhau, ancien Inspecteur des finances, ex-DG de BNP Paribas et actuel patron de la Banque de France, pour prononcer des communications surréalistes : « éthique et bonne conduite dans la banque et la finance », « conciliation entre rentabilité et responsabilité », « la culture de l’éthique, premier facteur de confiance ».

Comment la FBF ose-t-elle faire conclure un évènement sur l’éthique dans la finance par un banquier qui a menti devant le Sénat, et dont la banque a toujours 136 filiales dans les paradis fiscaux ?

Partout en France les Nuits debout expriment la volonté des citoyen·ne·s de reprendre leurs affaires en main. La finance nous a confisqué tout pouvoir, elle est notre adversaire à tous : Attac appelle à la multiplication des blocages d’agences Banque privée Société générale dans toute la France, jusqu’à l’interdiction définitive des activités des banques françaises dans les paradis fiscaux.