La nomination d’Amélie de Montchalin par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes était déjà un scandale démocratique, remettant en cause l’indépendance de la Cour des comptes et entachant son action de graves soupçons de conflits d’intérêt, dans un contexte préoccupant de verrouillage des institutions indépendantes par Emmanuel Macron et ses proches. Le mensonge d’Amélie de Montchalin s’ajoute à ce scandale.
« Comment Amélie de Montchalin pourrait-elle rester à la tête de la Cour des Comptes, chargée d’évaluer la sincérité du budget, alors qu’elle a sciemment menti devant l’Assemblée nationale en disant qu’il est faux que des dizaines de milliers de millionnaires ne paient aucun impôt sur le revenu ? » s’interroge Raphaël Pradeau, porte parole d’Attac.
Pour Youlie Yamamoto, porte parole d’Attac, « la complaisance d’Amélie de Montchalin et du gouvernement à l’égard des riches qui ne paient pas d’impôt sur le revenu n’est pas nouvelle. Lors des débats sur le budget 2026, avec l’aide du RN et de LR, le gouvernement s’était opposé à toute mesure visant à mettre fin à ce scandale, notamment la taxe Zucman. »
Attac a publié une lettre ouverte à Emmanuel Macron exigeant d’annuler cette nomination, qui a déjà été signée par plus de 24000 personnes.

