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Introduction : Coupure ou passage entre nature et culture ? (Jean-Marie Harribey)
« La nature, ça n’existe pas ». « La condition originale commune aux humains et aux animaux n’est pas l’animalité mais l’humanité ». « Ramsès II n’est pas mort de la tuberculose », parce que « avant Koch, le bacille [de la tuberculose] n’a pas de réelle existence ». Voilà trois affirmations de chacun des anthropologues contemporains, Philippe Descola, Eduardo Viveiros de Castro et Bruno Latour, qui symbolisent à eux trois ce qu’ils ont eux-mêmes nommé le « tournant ontologique ».
Dossier : Développement humain et rapport à la nature
René Passet, un penseur de la globalité (Jean-Marie Harribey)
Durant la décennie 1970, le monde capitaliste rencontre une crise trop vite appelée crise pétrolière. On sait pourtant, dès ce moment-là, que la croissance se heurte à des limites et même que le réchauffement du climat a commencé. Mais rares sont les études qui tentent d’en repérer les causes profondes. En France, il y a celle d’André Gorz qui relie la crise écologique au capitalisme et celle de René Passet qui porte une critique de la prétendue science économique – cette « science tronquée » –, restée sourde et aveugle aux interactions entre l’humanité et la nature, « en co-évolution », comme il le disait.
Pour une éthique environnementale humaniste (Francis Wolff)
Mon dernier livre, « La vie a-t-elle une valeur ? » part d’une inquiétude face à l’inflation de la notion de « vivant » dans le débat public sur l’écologie. Dans la « pensée écologique dominante », ce concept a pris le pas sur tous les autres (nature, environnement) : « manières d’être vivant », « beauté du vivant », « primauté du vivant », « vivants parmi le vivant », « à la rencontre du vivant », « quel vivant pour demain », « gardiens du vivant », « agir pour le vivant », et évidemment, « nous les vivants ».
Le développement humain et la nature ou le vivant ? (Catherine Larrère)
À partir des années 1970, quand la question environnementale a été reconnue comme une question globale exigeant l’adoption, à différentes échelles, de politiques publiques, celles-ci se sont accompagnées de nombreuses controverses. On en retiendra deux. Celle qui a porté sur la notion même de nature, qui est progressivement apparue bien plus comme un problème que comme une solution au point que l’on a proposé de la remplacer par la notion de vivant, moins dualiste, moins anthropocentrique. Celles qui ont entouré les politiques de développement durable, puis de transition écologique, et sont allées jusqu’à contester l’idée même de croissance économique.
Développement, cosmopolitisme et nature (Fabrice Flipo)
Au temps des décolonisations, tout paraissait simple : tous les peuples devaient avoir la possibilité de se développer, aidés par les pays les plus avancés sur cette voie. Le fait s’est d’ailleurs incarné dans le « droit au développement » adopté en 1984 à l’ONU, immense victoire pour les pays dominés, souvent des anciennes colonies. Débarrassés de la tutelle coloniale, ils pouvaient librement « faire comme nous » : installer voitures et hôpitaux, aux détails vestimentaires ou culturels près. L’universalisme pouvait être touché du doigt. Partout, la démocratie, les droits culturels, etc. ; d’où une histoire linéaire.
De la composition des mondes à l’alter-politique À propos de l’ouvrage de Philippe Descola, Politiques du faire-monde (Pierre Khalfa)
Dans son dernier ouvrage, Politiques du faire-monde, Philippe Descola nous offre d’abord, à partir d’un certain nombre de ses conférences, une synthèse de ses travaux antérieurs, notamment de la somme qu’a représentée Par-delà nature et culture, ouvrage qui frappe par son ampleur et sa propension à offrir une vue globale de l’humanité et qui ne peut laisser indifférent, ce qui n’empêche pas d’avoir un recul critique comme le montrent les multiples débats ayant eu lieu autour de son œuvre.
Le capital naturel, ’une image réduite des valeurs de la nature et des politiques environnementales (Virginie Maris)
La notion de capital naturel est une métaphore issue de travaux à la croisée de l’économie et de l’écologie qui s’est rapidement diffusée dans le champ politique. Cette métaphore échoue cependant à rendre compte de la complexité des valeurs de la nature et des enjeux politiques que leur évaluation soulève. D’une part, elle ne capture qu’une petite partie des valeurs de la biodiversité et des écosystèmes et laisse dans l’ombre des valeurs essentielles telles que les valeurs culturelles et les valeurs non-anthropocentrées. D’autre part, elle est potentiellement porteuse d’une conception très pauvre de la décision publique dans laquelle les enjeux proprement politiques liés à la délibération et aux rapports de force s’effacent au profit d’une gestion fondée sur l’expertise.
Quelle valeur pour la nature dans les comptes nationaux ? (Jean-Marie Harribey)
Au moment où s’était ouverte à Belem en novembre 2025 la COP 30 climat dans une ambiance d’incertitudes quant à la possibilité de faire progresser les engagements des États pour lutter contre le changement du climat et de violente hostilité de l’administration américaine envers tout accord, en France, le Conseil d’analyse économique (CAE) et le Sénat exprimaient, chacun de leur côté, leur engagement en faveur d’un autre modèle de croissance. Une Note d’analyse du CAE et un rapport de la Délégation à la prospective du Sénat furent alors publiés à l’appui de cette problématique. Un vent nouveau soufflerait-il ? Ou bien s’agissait-il d’une répétition d’approches et de discours maintes fois exposés ?
Le travail, principal lieu où se jouera la bifurcation et où se nouera un autre rapport à la nature (Fanny Lederlin)
La gravité de la crise écologique ne fait plus de doute, bien que les puissances dominantes, qu’elles soient étatiques ou économiques, freinent des quatre fers pour retarder la mise en œuvre de mesures susceptibles d’ouvrir de nouvelles voies au progrès humain, de bifurquer vers de nouveaux modes de production et de consommation. Fanny Lederlin, tu t’interroges sur « comment changer le monde » ; en quoi cette perspective concerne-t-elle le travail humain, le statut de celui-ci, son sens et ses finalités ? Comment faire la part entre la dimension anthropologique du travail et sa dimension socio-historique ?
Quel développement aujourd’hui ? (Stéphanie Treillet)
La pensée et la pratique du développement ont connu des transformations majeures au cours des 70 dernières décennies, c’est-à-dire depuis que la question du développement des pays du Sud a été posée comme telle sur la scène internationale et dans la recherche académique. Cette évolution a été particulièrement heurtée en économie, discipline traversée par des conflits aigus entre une orthodoxie prétendant seule à la scientificité, et des hétérodoxies plurielles souvent à la recherche de dialogue interdisciplinaire. La proximité de l’économie avec le pouvoir renvoie aussi à l’évolution des politiques de développement, tant au niveau des politiques publiques nationales que des stratégies des organisations internationales, qui ont largement contribué à façonner des consensus successifs. Dans ce contexte évolutif, la prise en compte des contraintes environnementales n’a pas été une évidence, elle a elle-même été traversée de controverses importantes, l’acception la plus courante de la notion de « développement durable » ayant trop souvent servi de diversion.
Progrès humain et rapport à la nature (Daniel Bachet)
ogrès humain et rapport à la nature par Daniel Bachet
Tout mode de développement économique, social et humain est indissociable d’un certain type de rapport à la « nature ». Or, comme l’ont rappelé les travaux de Philippe Descola, la nature est une construction qui rassemble à la fois le vivant (humains et non-humains, biodiversité) et un système de ressources. Le capitalisme a su explorer la nature à travers les sciences mais également l’exploiter sur un mode prédateur et extractiviste. C’est pourquoi la mise en place d’un nouveau mode de développement devrait conduire à refonder les manières de produire et de vivre en protégeant l’écosystème pour l’humanité (nature, vivant, biodiversité, climat).
Crise agricole : un changement d’époque (Thierry Pouch)
Dans la crise que traverse le monde agricole en France – d’autres pays européens comme le Pologne, la Grèce, la Hongrie, la Belgique, les Pays-Bas, ont eux aussi été exposés à des tensions agricoles –, l’image qui est souvent véhiculée est celle d’un monde fixe, engluée dans un passé productiviste duquel les principaux acteurs n’entendent pas sortir.
Modeste contribution à une réflexion sur un ordre vraiment humain (Alain Accardo)
Dans le règne animal, il semblerait que la manifestation de la puissance physique, individuelle ou collective, soit un moyen universel et immédiatement reconnaissable d’instaurer une hiérarchie des individus dans l’accès aux ressources et aux enjeux d’une vie quotidienne toujours plus ou moins concurrentielle. Ainsi par exemple les petits charognards attendent-ils toujours pour festoyer que les grands carnassiers aient terminé leur repas.
Débats
Souvenons-nous de la « Lettre de retour de Bamako de Susan George aux militant-e-s d’Attac » (Aminata Dramane Traoré)
Le 18 janvier 2026, deux militantes infatigables pour un monde meilleur, Leïla Chahid et Susan George, nous ont quittés. Je me suis liée d’amitié avec l’une dans la bataille pour les droits des Palestinien-ne-s, et avec l’autre dans le combat pour un monde plus juste. Ensemble nous avons caressé l’espoir d’une autre Palestine, d’une autre Afrique et d’une autre Europe possibles dans un monde plus juste, solidaire et humain. Inutile de dire que nous sommes loin du compte au regard du génocide de Gaza et des autres guerres. Longue, trop longue est la liste, mais la lutte continue. Et Leïla et Susan sont avec nous parce que « les morts ne sont pas morts » comme le rappelle avec douceur l’écrivain sénégalais, Birago Diop.
Séance de clôture de l’année du centenaire Frantz Fanon (Mireille Fanon Mendes France)
Clôturer l’année du centenaire Frantz Fanon à Dakar n’est pas anodin pour la Fondation Il était impensable de ne pas s’arrêter en Afrique. Ce n’est pas une action symbolique, c’est un engagement politique à la pensée en action de Frantz Fanon. S’il est l’une des figures les plus influentes de la pensée anticoloniale du XXe siècle, nous nous devons d’éclairer les pensées ayant permis au monde déshumanisé, invisible, ignoré de briser les chaînes de la mise en esclavage et du colonialisme et de sortir des profondeurs sombres et sans relief de la pensée des Lumières. Grâce à ces hommes de chair et de sang, les damnés ont commencé à respirer, à assumer leur épaisseur et à faire entendre leur voix.
Assurance chômage : retour sur un déficit évitable (Odile Merckling, Muriel Wolfers)
La montée de l’extrême droite est corrélée à celle du chômage, qui depuis 40 ans, a déjà réduit plusieurs générations et dix millions de personnes à la pauvreté et au déclassement social. Depuis au moins 20 ans, des politiques de destruction programmée de l’État social et de l’assurance chômage ont contribué à la nourrir, en détruisant les liens sociaux et le tissu social.
De Saint-Fons à l’émancipation au travail : pour une politique des risques industriels qui redonne du pouvoir à l’inspection du travail et aux salariées (Paul Poulain)
Saint-Fons, ou ce que dit une explosion de notre manière de gouverner le travail et les risques. L’explosion sur le site SEVESO d’Elkem Silicones à Saint-Fons, le 22 décembre 2025, ne raconte pas seulement une nouvelle histoire d’hydrogène, de laboratoire et de bâtiment de 600 m² parti en fumée. Elle donne à voir une fois de plus un même scénario avec un bassin industriel dense, une chaîne d’incidents et d’alertes, des mortes et des blessées au travail, des sirènes, des confinements, un plan Orsec activé, puis, très vite, le glissement vers le vocabulaire du « retour à la normale ».
« Savoir ou périr » de Bernard Lahire, Une mise en garde salutaire (Samy Johsua)
Dans un court essai incisif, le sociologue Bernard Lahire lance une mise en garde contre la perte de sens accentuée tout aussi bien des activités scolaires que de celles de la recherche en France. Certes, la préoccupation est ancienne. Par exemple, en 1943, dans une note pour le CNR, l’historien Marc Bloch partait déjà en guerre contre « le bachotage ». Mais, indéniablement, les offensives néolibérales de ces dernières décennies ont gravement accentué les problèmes.
Sur les livres de Nils Andersson Le capitalisme, c’est la guerre : ’au-delà de la formule, quelle réalité ? (Martine Boudet)
Le capitalisme c’est la guerre est un essai du politologue Nils Andersson, paru en 2021 aux éditions Terrasses. Le titre résume le célèbre jugement de Jean Jaurès formulé en 1895 à la Chambre des députés, « Le capitalisme porte en lui la guerre, comme la nuée porte l’orage ». Il y plaide l’inanité d’une guerre de revanche contre l’Allemagne, qui fasse suite à la défaite de 1871. Il oblige également au constat que la guerre a existé avant l’ère capitaliste, sachant que les logiques qui y mènent diffèrent dans l’Antiquité, au Moyen Âge féodal, à l’époque des conquêtes coloniales ou au stade du système interétatique impérialiste.
Face à Trump, construire une solidarité internationale « par en bas », large et unitaire (Franck Gaudichaud, Thomas Posado)
L’enlèvement de Nicolás Maduro et Cilia Flores et les bombardements du Venezuela dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier confirment une nouvelle phase agressive et meurtrière de l’impérialisme étatsunien en Amérique latine. Cette intervention s’inscrit dans la continuité d’une pression maximale mise en place contre le Venezuela, depuis le mois de septembre 2025 : 34 navires ont été coulés au large des côtes vénézuéliennes, colombiennes et mexicaines coûtant la vie à 115 personnes, l’espace aérien a été fermé aux compagnies non vénézuéliennes, cinq pétroliers ont été saisis, créant un blocus maritime contre le pays.
Amérique latine, 1959-2026 : l’inversion d’un cycle historique (Janette Habel)
La stratégie nord-américaine est très efficace mais peu inventive. Il suffit d’ajouter Cuba au Venezuela pour l’anticiper. Le blocus énergétique de l’île a commencé depuis le mois de décembre 2025 lorsque le gouvernement américain a fait barrage aux exportations de pétrole vénézuélien, en violation du droit international. Donald Trump est satisfait : « Cuba est prêt de s’effondrer… Cuba n’a plus de pétrole, tous leurs revenus proviennent du Venezuela ».
Capitalisme, internationalisme et alter-mondialisme : réflexions sur la situation actuelle (Gustave Massiah)
Le capitalisme mondial est certainement entré dans une nouvelle crise structurelle. Ce n’est pas la première fois depuis deux siècles, mais son caractère inédit est qu’elle est véritablement multidimensionnelle, allant de l’économie et la finance au social, à l’écologie et aux rapports de pouvoir dans le monde. La situation a atteint un point tel que les classes dominantes durcissent leur position pour vaincre les résistances en remettant en cause les principes de l’État de droit, favorisant ainsi la montée des forces d’extrême droite. La longue histoire des résistances sociales à l’extension mondiale du capitalisme est jalonnée d’expériences portées par les « Internationales », les luttes anti-colonialistes et, dans les deux premières décennies de ce siècle, l’altermondialisme.
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