Mort pour avoir manifesté au Testet, halte aux violences policières

vendredi 7 novembre 2014, par Collectif

Rémi Fraisse, étudiant de 21 ans est décédé sur le site de Sivens lors de la manifestation qui a rassemblé plusieurs milliers d’opposants au barrage. Il a été tué par l’explosion d’une grenade offensive de la gendarmerie.

Ce drame n’est pas un accident, il est le résultat de plusieurs mois de violences policières croissantes envers les opposant-e-s pour imposer un projet inutile dont la pertinence est aujourd’hui même remise en cause par un rapport d’experts : trop coûteux, ne répondant pas aux besoins réels, entraînant des dégradations et destructions environnementales sans prise en compte des solutions alternatives possibles et existantes.

La répression à laquelle ont fait face les opposants au barrage, n’est pas isolée. De peur de voir se multiplier les résistances et les alternatives comme à Notre-Dame-des-Landes, le gouvernement crée un climat de violences et de criminalisation des mouvements sociaux et écologiques. Des dizaines de syndicalistes ont été poursuivis suite à des grèves, mardi dernier encore des militants ont été condamnés par la justice pour avoir contesté la ferme des 1000 vaches.

Un jeune manifestant de 21 ans est mort. Cet acte ne peut rester sans réaction.

Dans plusieurs villes, nombreux sont ceux qui ont voulu exprimer leur indignation face à cet acte horrible, défendre notre droit à manifester, à résister aux politiques qui vont à l’encontre des intérêts de la majorité de la population. Là encore, le pouvoir politique a répondu par la répression en interdisant des rassemblements ou manifestations.

Jeudi 6 novembre des milliers de lycéens de la région parisienne ont manifesté sans incidents exigeant la vérité sur la mort de Rémi et l’arrêt des violences policières.

Dans une tentative de pseudo dialogue, Ségolène Royal affirme à la fois son soutien au maintien d’un projet au Testet et à un modèle agricole dépassé destructeur d’emplois et de l’environnement. Elle a aussi appelé « à l’évacuation du terrain, site d’une occupation illégale » ! A ces déclarations s’ajoute le propos de Manuel Valls qui rappelle que « la détermination de l’État à voir le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes se réaliser est intact ».

Nous, organisations signataires de cet appel, ne renoncerons pas face aux menaces et aux violences policières. Nous appelons à l’amplification des mobilisations et demandons :

  • L’arrêt immédiat des travaux et l’abandon définitif du projet de barrage et de tous les projets inutiles.
  • Que toute la vérité soit faite sur les circonstances de la mort de Remi Fraisse. Il faut établir les responsabilités à tous les niveaux.
  • Nous voulons faire cesser la politique répressive du gouvernement. Aujourd’hui c’est un manifestant qui a été tué mais nous rappelons que les violences policières font fréquemment des victimes notamment dans les quartiers populaires.

Manifestons tous et toutes ensemble samedi 8 novembre 2014 à 14 h Bastille.

Organisations signataires

Attac, Les Amis de la Terre, Les Alternatifs, Alternative Libertaire (AL), Ensemble, Europe Écologie Les verts Île De France, Europe Écologie Les Verts (EELV), Fédération Anarchiste (FA), Gauche Unitaire (GU), Les Jeunes Écologistes, Mouvement des Objecteurs de Croissance (MOC), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti Communiste Français (PCF), Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF),Parti de Gauche (PG), Union Syndicale Solidaires.