Les actes du forum des alternatives du mouvement social de novembre 2014

Le 7 novembre dernier s’est tenu à l’Assemblée nationale un forum des alternatives. Organisé par le Collectif d’audit citoyen de la dette publique et les Économistes atterrés, il rassemblé 350 personnes. Il est rare, voire exceptionnel, de voir une telle diversité de contributeurs, experts, syndicalistes, associatifs, élus, citoyens de tous horizons, travailler une journée entière à confronter leurs analyses et réfléchir ensemble. Voici les contributions des participants.

Bien sûr cette journée ne résout pas les tendances à l’éparpillement ou à la fragmentation des mouvements, qui se confrontent tous à un néolibéralisme de plus en plus intransigeant. Mais elle a sans aucun doute contribué à mieux faire se connaître des acteurs très divers et qui ont intérêt à travailler ensemble.

Merci en particulier aux députés Sergio Coronado (EELV) et Pouria Amirshahi (PS), qui au dernier moment n’ont pu être présents parmi nous mais sans lesquels ce Forum n’aurait pu avoir lieu. Isabelle Attard (Nouvelle Donne), Francine Bavay (EELV), Pascal Cherki (PS) et Nicolas Sansu (PCF-Front de gauche) ont participé aux tables-rondes et montré qu’il existe une gauche vivante qui recherche le dialogue avec les mouvements sociaux.

Car ce gouvernement ne dialogue qu’avec le Medef et les banquiers. Le pied sur l’accélérateur et le poing sur le klaxon, François Hollande et Manuel Valls foncent vers le mur, et nous avec.

L’argent pris aux contribuables, à la protection sociale et aux services publics va vers les actionnaires et les créanciers, sans aucun effet sur l’emploi. La transition écologique n’est pas financée. La démocratie est menacée dans ses fondements.

Comment interrompre le cours actuel des choses ? Résister à l’austérité est absolument nécessaire : il faut d’urgence stopper ces politiques déflationnistes (Henri Sterdyniak, Économiste atterré), arraisonner la finance (Patrick Saurin, Sud BPCE et Collectif d’audit citoyen) et réformer l’impôt (Pierre-Yves Chanu, CGT), éliminer la fraude fiscale (Lucie Watrinet, Plate-forme Paradis fiscaux et judiciaires), relancer l’économie et l’emploi. Mais nous savons aussi qu’on ne réduira pas le chômage de masse, les inégalités et le poids de la dette (Michel Husson, Collectif d’audit citoyen), par une simple relance de la croissance. Justice sociale et préservation écologique ne peuvent plus être pensées séparément (Anne Bringault, Réseau Action Climat). La crise écologique nous oblige à redistribuer et repenser les richesses (Christophe Ramaux, Économiste atterré) plus qu’à les faire croître sans limites. À construire des solidarités européennes et internationales (Benjamin Coriat, Économiste atterré). À chambouler, surtout, nos manières de produire, de consommer, de vivre, et aussi de penser.

Nous, acteurs des mouvements sociaux, sommes à la pointe de ce chamboulement. Dans nos entreprises et nos métiers, dans nos quartiers, dans nos campagnes, nous réinventons l’économie et le politique par nos initiatives (Txetx Etcheverry, Alternatiba Bayonne). Chacun à notre place, nous défendons les services publics et nous créons des biens communs – pour l’alimentation (Josie Riffaud, Confédération paysanne), l’énergie, le transport, le logement (Jean-Baptiste Eyraud, DAL), la culture, l’éducation et la recherche (Pascal Maillard, Sciences en marche), la santé (Françoise Nay, coordination des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité), le revenu (Claire Marx et Gaël Leveugle, Coordination des intermittents et précaires Île-de-France), le financement (Etienne Espagne, Cired)....

Nous résistons et nous avons des alternatives pratiques et théoriques. Nous, associations, syndicats, économistes et chercheurs critiques, voulons les mettre en commun. Confronter et faire converger nos analyses et nos projets, les construire sans attendre que la solution vienne d’en haut.

Nous savons néanmoins qu’il faudra aussi, et en même temps, innover sur le terrain politique comme sur le terrain social, pour réinventer les politiques publiques, C’est pourquoi nous voulons dialoguer avec ceux de nos élus nationaux qui recherchent d’autres voies que celles de la soumission aux exigences du capitalisme financier. .

Tel a été l’esprit du Forum des alternatives du mouvement social qui s’est tenu le 7 novembre à l’Assemblée nationale. D’autres occasions nous seront données d’approfondir ce travail dans les mois à venir (Thomas Coutrot, Attac et Collectif d’audit), car aucun de nos mouvements, seul, ne peut espérer faire valoir ses demandes et nos valeurs.

Compte rendus des interventions :

#ParadisePapers : appel pour l’instauration d’une taxe globale sur les multinationales

8478 personnes se sont engagées !

Prochain objectif : 10000 signataires.

84.78%

Lire le texte complet de l’appel.

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