Du 13 au 17 juin 2026, mobilisons-nous contre le G7 d’Évian et son monde !

lundi 4 mai 2026, par Collectif

Attac appelle à se mobiliser en Haute-Savoie et à Genève face au G7 d’Evian, à porter nos alternatives et construire la résistance internationaliste.

Nous avons signé les deux appels ci-dessous.

Nos vies, leurs guerres ! Du 13 au 17 juin 2026, mobilisons-nous contre le G7 d’Évian et son monde !

Créé en 1975, le G7 perpétue l’héritage d’empires qui ont construit leur richesse sur le dépouillement du monde.Ce n’est pas un espace de paix ni de coopération entre les peuples mais un directoire des puissances au services des intérêts des classe dominantes, de multinationales et des créanciers. Ils décident la guerre, l’extractivisme, l’austérité et la repression.

Pendant que nos hôpitaux ferment, nos frontières tuent, nos enfants héritent d’une planète saccagée, une majorité de la population survit. Les corps sont usés pour produite à bas coût le train de vies des occidentaux, et les richesses sont captées dans des paradis fiscaux. Leurs guerres ne sont pas les nôtres. Elles sont menées au profit de leurs rivalités et leurs intérêts mais elles se paient avec nos vies, nos corps, nos impôts et notre avenir - et plus encore avec les corps de celles et ceux en première ligne.

Ce système a des visages, il a aussi des chiffres.

À eux seuls, les 7 pays du G7 concentrent plus de 50% des dépenses militaires mondiales. Ce n’est pas une fatalité, c’est un choix politique. D’autres choix sont possibles : redistribution de richesses, solidarité, souveraineté, autodétermination des peuples, justice sociale, droits fondamentaux, démocratie réelle. Face à la dette écologique du Nord, les dettes du Sud doivent être annulées et permettre le financement des services publics ainsi qu’une bifurcation écologique et sociale.​​​​​​​

Des alternatives existent déjà. Elles se construisent dans les luttes sociales, les communs, les mouvements féministes, écologistes, altermondialistes, antifascistes, antiracistes, décoloniaux, de résistance et de libération - au Sud comme au Nord.

La mobilisation contre le G7 s’organise fortement à Genève à travers une coalition regroupant à ce jour une cinquantaine d’organisations. Les autorités suisses menacent d’interdire la mobilisation, renforçant encore les actes anti-démocratiques et répressifs jusqu’à s’attaquer au droit de manifester.

Alors organisons-nous pour :

  • Renforcer les mobilisations et les manifestations du 13 et 14 juin à Genève [1] ;
  • Construire des événements sur nos territoires, avant et en lien avec le sommet ;
  • Faire exister un contre-récit face à celui imposé par les puissances dominantes.

Ensemble contre le G7, l’extrême droite, l’impérialisme, le racisme, les oppressions, les guerres et la destruction du vivant, faisons vivre une solidarité internationaliste, antifasciste, féministe et anticapitaliste. Reprenons prise sur nos vies !

Appel NO G7 Genève : « En masse à Genève contre le G7 ! »

Retrouvez toutes les informations ici.

Face au G7 qui se réunit à Évian pour planifier la destruction des peuples, l’exploitation du vivant et la domination des corps, organisons notre résistance contre le fascisme et l’impérialisme ! Retrouvons-nous du 13 au 17 juin 2026 à Genève pour construire la riposte internationaliste !

Qu’est-ce que le G7 ? Pourquoi s’y opposer

Le G7 rassemble chaque année sept gouvernements des pays les plus riches du monde, pour parler économie et géopolitique. Depuis 1975, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, le Canada et le Japon se réunissent pour organiser la direction capitaliste du monde – rejoints en 1997 par la Russie, aujourd’hui exclue suite à l’annexion de la Crimée en 2014. Donald Trump, Emmanuel Macron, Keir Starmer, Friedrich Merz, Giorgia Meloni, Mark Carney et Sanae Takaichi ont rendez-vous à Évian du 15 au 17 juin 2026. Une vaste coalition de collectifs et d’organisations appelle à se mobiliser largement, sur une base internationaliste, contre cette rencontre.

Contre le fascisme

Une crise généralisée secoue le capitalisme mondial : afin de maintenir l’hégémonie du Nord global, les membres du G7 – ses principaux acteurs – se radicalisent. Cette recomposition de l’ordre mondial nourrit directement la prise de pouvoir de l’extrême-droite. Ses thèmes et son vocabulaire sont désormais omniprésents dans le débat public, tandis que la violence de son idéologie suprémaciste se déchaîne à l’échelle planétaire. Pour garantir leur place dans cette nouvelle configuration, les États glissent vers des pratiques toujours plus autoritaires. Ainsi, ce processus de fascisation dépasse les seuls pays où l’extrême-droite est arrivée au pouvoir.

Cette vague de haine, ancrée dans la domination de groupes opprimés, se répand et entraîne une violence mortifère et systémique : islamophobie institutionnalisée, meurtres racistes par la police, violences aux frontières, violences sexistes et sexuelles, féminicides, violences LGBTphobes et anti-trans. Les masculinistes, légitimés par les figures autoritaires, déploient une offensive sans précédent. Pour maintenir l’ordre inégalitaire, les mouvements sociaux, notamment écologistes, féministes, LGBTIQ+, antiracistes et de solidarité avec la Palestine, sont durement réprimés.

Pour une lutte antifasciste efficace, attaquons nous aux racines du problème incarné par les membres du G7. Dans ce climat de toute-puissance viriliste, le combat contre le fascisme est et sera toujours un combat féministe et queer !

Contre l’impérialisme et les guerres contre les peuples

La coopération internationale s’effrite sur fond de course aux armements et de guerre commerciale. Aujourd’hui, plusieurs pays du G7 sont dirigés par des forces d’extrême droite, qui servent les intérêts des multinationales et des plus riches.

L’Occident a abandonné tout semblant de respect des principes de solidarité et de paix entre les peuples. Les masques tombent lorsque les gouvernements du G7 refusent d’imposer des sanctions contre l’État colonial et génocidaire d’Israël et bafouent le droit international, rendant visible ce que les peuples colonisés martèlent depuis des décennies : le processus de décolonisation n’a jamais abouti et a été remplacé par de nouvelles formes de domination impérialiste.

Cette dernière repose sur la multiplication des guerres, les plus récentes en Iran, au Venezuela, à Gaza, au Soudan, en RDC et en Ukraine. La prédation par les pays du G7 – mais aussi par la Suisse – s’effectue également par l’intermédiaire de leurs multinationales à travers une course aux matières premières qui s’épuisent. Cet extractivisme forcené exploite les corps des peuples du Sud global.

En même temps, l’Occident ferme ses frontières aux populations des pays qu’il ravage. Ces violences coloniales ne s’arrêtent pas aux frontières : elles sont aussi infligées aux personnes en exil, racisées, issues des classes populaires.

Pour l’internationalisme et la solidarité entre les peuples, contre le colonialisme et les politiques migratoires mortifères, organisons la résistance !

Contre le capitalisme

Le capitalisme est fondé sur l’accumulation du profit, et la répartition toujours plus inégale des richesses. Il repose sur l’exploitation des ressources planétaires et des travailleureusexs par les plus riches.

Ce système économique entraîne l’extinction massive des espèces, la diminution des espaces sauvages, l’appauvrissement des terres, de l’eau et de l’air. Il détruit les vies, la santé et la dignité des personnes qu’il exploite. 1% des plus fortunés détient près de 50% des richesses planétaires, au détriment des droits fondamentaux d’une grande partie de la population mondiale qui vit sous le seuil de pauvreté, subit la famine, n’a pas accès à des logements décents, à l’éducation, aux soins et à un environnement non-pollué.

Pour garantir les profits, les dirigeantes du G7, main dans la main avec la classe capitaliste, intensifient leurs stratégies habituelles : augmentation du temps de travail, de l’âge de la retraite, diminution des salaires, augmentation des loyers, démantèlement des services publics et des protections sociales. Pour imposer cet agenda à toute la planète, les pays du G7 instrumentalisent la dette comme une arme et exportent, dans les pays du Sud global, les politiques de coupes dans les dépenses publiques et de privatisation.

Cyniquement, les guerres représentent autant d’opportunités de profits pour les industriels de l’armement. La militarisation de nos sociétés, justifiée par les discours fascistes et sécuritaires, détourne l’argent public au profit de la défense, entraînant toujours plus d’austérité. Face aux massacres des peuples en lutte – notamment des Palestiniennexs, des Soudanaisexs, des Ukrainiennexs et des Congolaisexs –, face à la destruction du vivant, les capitalistes se frottent les mains.

Pour la solidarité entre les travailleureusexs de tous les pays et contre les spoliations, manifestons ensemble contre le G7 !

  • Rencontres internationalistes dès le 13 juin
  • Grande manifestation le 14 juin
  • Poursuite du programme jusqu’au 17 juin