À Sivens, à Notre-Dame-des-Landes et ailleurs, nous ne lâcherons pas

Réaction commune face à l’aveuglement et au jusqu’auboutisme des partisans du barrage du Testet et de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, deux grands projets inutiles et imposés.

Après des semaines de tension extrême et une féroce répression policière qui ont abouti à la mort d’un jeune botaniste non violent, la ministre de l’Ecologie a réuni, le 4 novembre dernier, les opposants et promoteurs du barrage de Sivens.

Pliant une nouvelle fois l’échine face aux lobbies agricoles productivistes, Ségolène Royal a annoncé qu’un ouvrage se ferait, bien loin de l’abandon réclamé par les mouvements et citoyens engagés dans cette lutte. Pire, elle a demandé aux opposants d’évacuer la zone prévue pour accueillir ce barrage dédié à l’irrigation du maïs, symbole d’un modèle agricole dépassé.

Alors même que deux experts indépendants, missionnés par la ministre, ont conclu à l’inanité de ce projet surdimensionné et coûteux, il apparaît une nouvelle fois que le caprice et les intérêts croisés d’élus locaux, dépositaires d’une légitimité élective de moins en moins représentative, ont été accueillis favorablement par Ségolène Royal.

Nous regrettons ce jusqu’auboutisme qui risque d’entretenir les tensions et nous sommes atterrés par cette incapacité à tenir tête aux lobbies qu’ils soient agricoles ou routiers. Comme nous sommes attérrés par la provocation de Manuel Valls, premier ministre, qui a réaffirmé « la détermination de l’État » à voir le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes réalisé dès la fin des recours ! Comme si ces recours n’étaient qu’une formalité administrative !

Nous n’accepterons jamais que la loi du plus fort puisse accompagner ce patient travail de destruction des écosystèmes. Face aux menaces et brutalités policières, nous ne lâcherons pas et nous appelons à amplifier la mobilisation à Sivens, à Notre-Dame-des-Landes et ailleurs.