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	<title>Attac France - Janvier 2015</title>
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	<description>Attac s'engage pour la justice sociale et environnementale et m&#232;ne des actions contre le pouvoir de la finance et des multinationales.
Mouvement d'&#233;ducation populaire, l'association produit analyses et expertises, organise des conf&#233;rences, des r&#233;unions publiques, participe &#224; des manifestations&#8230;
Attac est pr&#233;sente dans une cinquantaine de pays ; Attac France compte pr&#232;s de 10 000 membres et plus de 100 comit&#233;s locaux.</description>
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		<title>Attac France</title>
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<item xml:lang="fr">
		<title>Sept ans apr&#232;s le d&#233;but de la crise : les banques restent des dangers publics !</title>
		<link>https://france.attac.org/nos-publications/lignes-d-attac/janvier-2015/article/sept-ans-apres-le-debut-de-la</link>
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		<dc:date>2015-02-10T11:01:02Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Plihon Dominique </dc:creator>


		<dc:subject>Syst&#232;me bancaire</dc:subject>
		<dc:subject>100</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le discours officiel, v&#233;hicul&#233; par la plupart des m&#233;dias, est clair : la crise est pass&#233;e, des r&#233;formes salutaires ont &#233;t&#233; mises en place, les banques vont bien et participent activement au bien-&#234;tre de la soci&#233;t&#233;. Cette vision est contraire &#224; la r&#233;alit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; chacun sa v&#233;rit&#233; !&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://france.attac.org/nos-publications/lignes-d-attac/janvier-2015/" rel="directory"&gt;Janvier 2015&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://france.attac.org/mot/systeme-bancaire" rel="tag"&gt;Syst&#232;me bancaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://france.attac.org/mot/100" rel="tag"&gt;100&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://france.attac.org/local/cache-vignettes/L150xH79/arton3684-f94a2.jpg?1754189488' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='79' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le discours officiel, v&#233;hicul&#233; par la plupart des m&#233;dias, est clair : la crise est pass&#233;e, des r&#233;formes salutaires ont &#233;t&#233; mises en place, les banques vont bien et participent activement au bien-&#234;tre de la soci&#233;t&#233;. Cette vision est contraire &#224; la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; chacun sa v&#233;rit&#233; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id='Des-banques-solides'&gt;Des banques solides ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les banques fran&#231;aises sont &#171; universelles &#187; : elles sont &#224; la fois banques de d&#233;tail, tourn&#233;es vers la distribution du cr&#233;dit et la collecte des d&#233;p&#244;ts, mais &#233;galement banques d'investissement, qui utilisent les d&#233;p&#244;ts de leurs clients &#8211; le plus souvent &#224; leur insu &#8211; pour op&#233;rer sur les march&#233;s et sp&#233;culer. Ce qui en fait des banques tr&#232;s risqu&#233;es et gigantesques : le bilan de BNP Paribas fait 2 000 milliards d'euros, soit l'&#233;quivalent du PIB de la France ! A la suite de la crise, les autorit&#233;s bancaires ont rep&#233;r&#233; les banques dites &#171; syst&#233;miques &#187;, jug&#233;es les plus dangereuses pour la stabilit&#233; du syst&#232;me bancaire international, en raison de leur taille et des relations d'interd&#233;pendance existant entre elles. Sur les 29 groupes bancaires syst&#233;miques dans le monde, 4 sont fran&#231;ais : Cr&#233;dit agricole, BNP Paribas, Soci&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale et le groupe BPCE (Banques populaires &#8211; Caisses d'&#233;pargne). Ce qui place la France au 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; rang dans le monde&#8230; &lt;i&gt;ex &#230;quo&lt;/i&gt; avec la Chine ! Ces quatre banques syst&#233;miques contr&#244;lent la majeure partie de l'activit&#233; bancaire en France et font donc du syst&#232;me bancaire fran&#231;ais le plus vuln&#233;rable potentiellement, donc le plus dangereux dans le monde !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id='Les-banques-ne-coutent-rien-a-la-societe'&gt;Les banques ne co&#251;tent rien &#224; la soci&#233;t&#233; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le patronat bancaire affirme que le sauvetage des banques &#224; partir de 2008 n'a rien co&#251;t&#233; au contribuable. Autre contre-v&#233;rit&#233; ! En 2012, la Commission europ&#233;enne &#233;value &#224; 4 500 milliards d'euros les fonds publics mis &#224; disposition des banques europ&#233;ennes, principalement sous forme de garanties. Soit 37 % du PIB de l'Union europ&#233;enne ! Le plus souvent sans conditions. La France ne fait pas exception. En 2008, l'&#201;tat mobilise 360 milliards d'euros pour aider les banques nationales, dont 320 milliards de garanties. C'est plus que le budget annuel de l'&#201;tat fran&#231;ais ! Les pr&#234;ts seront finalement rembours&#233;s par les banques. Mais trois ans plus tard, la Banque centrale europ&#233;enne (BCE), via la Banque de France, est contrainte de prendre le relais pour pr&#234;ter &#224; nouveau aux banques fran&#231;aises en manque de liquidit&#233;s, &#224; hauteur de 232 milliards d'euros. Ce qui fait de nos banques nationales les principales b&#233;n&#233;ficiaires du soutien de la BCE, juste derri&#232;re les banques espagnoles et italiennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si on veut &#233;valuer le co&#251;t des banques pour les contribuables, il faut aussi regarder du c&#244;t&#233; de la fiscalit&#233;. On constate d'abord que les grandes banques fran&#231;aises ont un taux d'imposition sur les b&#233;n&#233;fices de 8 %, tr&#232;s loin du taux officiel de 33,5 %, ce qui repr&#233;sente un manque &#224; gagner pour l'&#201;tat de 15 milliards d'euros au cours de la derni&#232;re d&#233;cennie. Mais surtout, on d&#233;couvre que l'une des activit&#233;s les plus lucratives des banques est &#171; l'optimisation fiscale &#187;, pour leur compte et celui de leurs clients. Les banques fran&#231;aises sont des acteurs majeurs de &#171; l'industrie de l'&#233;vasion fiscale &#187; qui fait perdre au minimum 60 milliards d'euros chaque ann&#233;e au budget de la France. Ce n'est pas un hasard si BNP Paribas, championne dans ce sport, d&#233;tient plus de 300 filiales dans les paradis fiscaux !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id='Les-banques-financent-elles-encore-l-economie'&gt;Les banques financent-elles encore l'&#233;conomie ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui en Europe, 10 %, en moyenne, des actifs des banques sont consacr&#233;s &#224; des pr&#234;ts aux entreprises. Et 15 % &#224; des pr&#234;ts aux m&#233;nages. Les 75 % restants se retrouvent surtout en placements sur les march&#233;s financiers. Un quart seulement des actifs des banques sert donc &#224; financer directement les entreprises et les particuliers ! En fait, les banques jouent d&#233;sormais un simple r&#244;le de &#171; courtier &#187; : elles se contentent de distribuer les cr&#233;dits (moyennant commissions) qu'elles transf&#232;rent ensuite aux march&#233;s par la titrisation, qui consiste &#224; transformer les cr&#233;dits en titres n&#233;gociables. On se dirige ainsi vers le mod&#232;le &#233;tats-unien &lt;i&gt;originate to distribute&lt;/i&gt;, qui est encourag&#233; par les autorit&#233;s fran&#231;aises et europ&#233;ennes : les banques initient les cr&#233;dits, prennent des commissions, puis transf&#232;rent les risques aux march&#233;s. Ainsi, les banquiers renoncent progressivement &#224; leur fonction principale, qui est de pr&#234;ter &#224; l'&#233;conomie et de g&#233;rer les risques. Par contre, ils d&#233;veloppent leurs activit&#233;s sp&#233;culatives tous azimuts. Ils se sont ainsi ru&#233;s sur les produits d&#233;riv&#233;s, instrument phare de la sp&#233;culation. Et c'est &#224; nouveau BNP Paribas qui fait la course en t&#234;te : ses activit&#233;s de march&#233; repr&#233;sentent l'&#233;quivalent de 42 % du PIB de la France, contre 2 % pour le groupe Cr&#233;dit Mutuel. Ses produits d&#233;riv&#233;s repr&#233;sentent 23 fois la valeur du PIB !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id='Mettre-les-banques-au-service-de-la-societe'&gt;Mettre les banques au service de la soci&#233;t&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les gouvernements successifs ont renonc&#233; &#224; faire de v&#233;ritables r&#233;formes pour stopper cette d&#233;rive inqui&#233;tante. La principale mesure doit &#234;tre la s&#233;paration totale des activit&#233;s de banque de d&#233;tail et de banque d'investissement. Les &#233;conomistes sont unanimes : la loi Glass-Steagall, vot&#233;e par l'administration Roosevelt en 1933, a largement contribu&#233; &#224; la disparition des crises bancaires aux &#201;tats-Unis jusqu'en 1999, ann&#233;e o&#249; cette loi a &#233;t&#233; abrog&#233;e. Cette mesure a un triple avantage : r&#233;duire la taille &#8211; et donc le pouvoir &#8211; des banques, limiter la capacit&#233; de celles-ci &#224; sp&#233;culer avec l'argent des &#233;pargnants, et renforcer la stabilit&#233; du syst&#232;me bancaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assainir le monde des banquiers est une autre priorit&#233;. En imposant d'abord le plafonnement des revenus des &lt;i&gt;traders&lt;/i&gt; et des dirigeants bancaires, dont les niveaux ind&#233;cents sont une provocation pour le reste de la soci&#233;t&#233;. La gouvernance des banques doit &#233;galement &#234;tre r&#233;form&#233;e. Ces derni&#232;res sont exclusivement gouvern&#233;es par leurs actionnaires et des dirigeants cupides dont le seul mobile est le rendement financier. Les banques doivent &#234;tre pilot&#233;es de mani&#232;re d&#233;mocratique par tous les acteurs concern&#233;s par leurs activit&#233;s &#8211; usagers, salari&#233;s, repr&#233;sentants de la soci&#233;t&#233; civile, actionnaires. Ceux-ci doivent participer &#224; parts &#233;gales aux instances de direction des banques. Ce contr&#244;le social des banques est le meilleur moyen de les mettre au service de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. Il est &#233;galement essentiel que se d&#233;veloppent les banques coop&#233;ratives, &#233;thiques et publiques dont l'objectif n'est pas le pur profit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les banques doivent aussi contribuer au budget de l'&#201;tat, au m&#234;me titre que toutes les entreprises. Un syst&#232;me de taxation progressif selon la taille des banques, et cibl&#233; en particulier sur les activit&#233;s sp&#233;culatives, est n&#233;cessaire. La fiscalit&#233;, outil de justice sociale, est aussi un instrument efficace de lutte contre la sp&#233;culation, en taxant notamment les transactions &#224; haute fr&#233;quence, inutiles et dangereuses. Enfin, il faut, sans d&#233;lai, mettre fin aux pratiques d'incitation et de soutien &#224; l'&#233;vasion fiscale. Obliger les banques &#224; rendre publiques des informations sur leur activit&#233; dans les paradis fiscaux et judiciaires, comme le pr&#233;voit la loi bancaire de 2013, est insuffisant : il faut interdire toute activit&#233; dans ces zones de non-droit qui sont le cancer du syst&#232;me financier international.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : &lt;a href=&#034;https://www.flickr.com/photos/attac-france/8574870620/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Attac France&lt;/a&gt;, licence &lt;a href=&#034;https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Creative Commons BY-NC-SA 2.0&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La COP de Paris : une &#233;tape charni&#232;re dans l'affrontement entre le paradigme du contr&#244;le et celui de la d&#233;mocratie</title>
		<link>https://france.attac.org/nos-publications/lignes-d-attac/janvier-2015/article/la-cop-de-paris-une-etape</link>
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		<dc:date>2015-01-27T11:27:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Haeringer, Vandana Shiva</dc:creator>


		<dc:subject>Climat</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;tat d'urgence climatique</dc:subject>
		<dc:subject>100</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La conf&#233;rence des Nations unies sur le climat s'est achev&#233;e sans qu'aucun pas en avant n'ait &#233;t&#233; fait vers la r&#233;solution de la crise climatique. Il est probable qu'il en aille de m&#234;me avec la conf&#233;rence qui se tiendra &#224; la fin de l'ann&#233;e &#224; Paris : elle s'annonce comme la COP (conf&#233;rence des parties) des &#171; fausses &#187; solutions &#8211; des solutions de tr&#232;s haute technologie (&#171; high-tech &#187;), mais &#233;minemment dangereuses. Vous d&#233;fendez des alternatives de &#171; basse technologie &#187;. Pouvez-vous nous en dire (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://france.attac.org/mot/100" rel="tag"&gt;100&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://france.attac.org/local/cache-vignettes/L150xH91/arton3653-08d6b.jpg?1753964148' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='91' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La conf&#233;rence des Nations unies sur le climat s'est achev&#233;e sans qu'aucun pas en avant n'ait &#233;t&#233; fait vers la r&#233;solution de la crise climatique. Il est probable qu'il en aille de m&#234;me avec la conf&#233;rence qui se tiendra &#224; la fin de l'ann&#233;e &#224; Paris : elle s'annonce comme la COP (conf&#233;rence des parties) des &#171; fausses &#187; solutions &#8211; des solutions de tr&#232;s haute technologie (&#171; high-tech &#187;), mais &#233;minemment dangereuses. Vous d&#233;fendez des alternatives de &#171; basse technologie &#187;. Pouvez-vous nous en dire plus sur les deux options ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
A vrai dire, je consid&#232;re que ce sont les solutions qui se basent sur la fertilit&#233; des processus &#233;cologiques de notre plan&#232;te qui sont des solutions high-tech. Elles sont caract&#233;ris&#233;es comme &#233;tant des solutions de &#171; basse technologie &#187; dans le paradigme dans lequel la technologie est mesur&#233;e par sa capacit&#233; &#224; d&#233;truire ces processus &#233;cologiques. Je pense donc qu'il faut que nous inversions les termes. Ce qui est commun&#233;ment appel&#233; &#171; high-tech &#187;, c'est le pouvoir de conqu&#234;te, de manipulation et de destruction. Or ces solutions ne fonctionnent pas - sinon nous ne serions pas dans la crise &#224; laquelle nous faisons face. Ces soi-disant &#171; hautes technologies &#187; sont en r&#233;alit&#233; des technologies primitives, d&#232;s lors qu'on les &#233;value &#224; partir des processus de la plan&#232;te. J'insiste donc sur ce point : ce que les gouvernements et les entreprises consid&#232;rent &#234;tre high-tech est en r&#233;alit&#233; primitif, ce qu'ils appellent low-tech est en r&#233;alit&#233; sophistiqu&#233; &#8211; une sophistication li&#233;e aux processus &#233;cologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous devons donc tourner le dos aux solutions que vous jugez primitives ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les solutions comme la g&#233;o-ing&#233;nierie s'accompagnent d'une arrogance indissociable de l'ignorance. Je d&#233;bats fr&#233;quemment avec des gens qui promeuvent la g&#233;o-ing&#233;nierie et les solutions &#233;quivalentes. Je leur pose syst&#233;matiquement la question suivante : &#171; Vous souhaitez bloquer les rayons du soleil dans l'atmosph&#232;re, en ayant recours &#224; de gigantesques a&#233;rosols, &#224; des volcans artificiels, etc. Mais si le soleil ne brille plus, comment pouvons-nous garantir notre s&#233;curit&#233; alimentaire ? &#187;. Ils me r&#233;pondent &#224; chaque fois la m&#234;me chose : &#171; Nous ne nous int&#233;ressons pas &#224; cela, nous cherchons simplement &#224; faire baisser &lt;br class='autobr' /&gt;
la temp&#233;rature &#187;. Mais l'&#233;poque o&#249; nous pouvions nous permettre d'avoir une conception m&#233;caniste de la mani&#232;re dont le monde fonctionne (et donc une approche m&#233;caniste des solutions) est d&#233;sormais r&#233;volue. Nous devons adopter une autre approche, &#233;cologique, des solutions &#224; la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les multinationales jouent un r&#244;le clef dans cet aveuglement&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est l'autre raison pour laquelle je suis tr&#232;s inqui&#232;te quand on me parle de ces solutions dites high-tech. Les multinationales, responsables de la crise et des probl&#232;mes auxquels nous faisons face, sont celles-l&#224; m&#234;mes qui nous offrent ces solutions, dont l'unique but est le profit. Je travaille depuis longtemps sur les questions agricoles. Monsanto a rachet&#233; les plus grandes entreprises qui travaillent sur ces questions, pour contr&#244;ler l'ensemble des donn&#233;es li&#233;es &#224; la plan&#232;te et au sol. Ils entendent contr&#244;ler les sols, les semences et l'atmosph&#232;re&#8230; et ainsi nous imposer leur mod&#232;le agricole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les alternatives ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
40 % des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre proviennent de l'agriculture industrielle. C'est donc notre d&#233;fi majeur. Nous devons entreprendre une v&#233;ritable transition vers une agriculture &#233;cologique. De fait, cette transition nous permettrait &#233;galement de produire plus de nourriture, et une nourriture plus riche ; les revenus des paysans augmenteraient, permettant ainsi de lutter contre la pauvret&#233; ; les sols pourraient se r&#233;g&#233;n&#233;rer, permettant de faire reculer la d&#233;sertification ; tout cela en mettant un terme &#224; l'accumulation de gaz &#224; effet de serre dans l'atmosph&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s deux d&#233;cennies de n&#233;gociations, les &#201;tats sont incapables de parvenir &#224; un accord r&#233;ellement ambitieux de lutte contre le d&#233;r&#232;glement climatique. Ne serait-il pas n&#233;cessaire de changer de cibles ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Toutes les solutions qui sont sur la table n&#233;cessitent l'action des &#201;tats, des institutions &#8211; et des multinationales. Les &#201;tats sont d&#233;sormais soumis au pouvoir des multinationales : celles-ci, via TAFTA et la promotion des &#171; fausses &#187; solutions, cherchent &#224; &#233;tendre toujours plus leur pouvoir et leur contr&#244;le. Elles voudraient ainsi transformer les accords sur le climat en accords commerciaux. La conf&#233;rence de Paris doit &#234;tre celle d'un changement de perspectives et de vision du monde, afin de d&#233;finir ce que peuvent &#234;tre les solutions r&#233;elles, fonctionnant au Nord comme au Sud. Il y a l&#224; deux paradigmes qui s'affrontent : le paradigme du contr&#244;le contre celui de la d&#233;mocratie. Les multinationales se pr&#233;parent pour la COP &lt;br class='autobr' /&gt;
de Paris, pour tenter d'augmenter leur pouvoir de contr&#244;le. Nous devons donc nous pr&#233;parer, en regard, &#224; faire de cette COP une &#233;tape majeure dans la construction d'une d&#233;mocratie plan&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Propos recueillis par Nicolas H&#230;ringer&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : &lt;a href=&#034;https://www.flickr.com/photos/moirabot/5508884818&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Moira Clunie&lt;/a&gt;, licence &lt;a href=&#034;https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Creative Commons BY-NC-SA 2.0&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les plans de sauvetage de la Tro&#239;ka au secours&#8230; des banques</title>
		<link>https://france.attac.org/nos-publications/lignes-d-attac/janvier-2015/article/les-plans-de-sauvetage-de-la</link>
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		<dc:date>2015-01-27T11:26:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fr&#233;deric Lemaire</dc:creator>


		<dc:subject>Commission europ&#233;enne</dc:subject>
		<dc:subject>March&#233;s financiers</dc:subject>
		<dc:subject>FMI</dc:subject>
		<dc:subject>100</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Deux &#233;tudes men&#233;es par Attac Autriche r&#233;v&#232;lent que la majorit&#233; des fonds d&#233;bloqu&#233;s par les institutions europ&#233;ennes et le FMI pour renflouer les &#233;conomies grecque et irlandaise a b&#233;n&#233;fici&#233; au secteur financier.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://france.attac.org/mot/commission-europeenne" rel="tag"&gt;Commission europ&#233;enne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://france.attac.org/mot/marches-financiers" rel="tag"&gt;March&#233;s financiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://france.attac.org/mot/fmi" rel="tag"&gt;FMI&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://france.attac.org/mot/100" rel="tag"&gt;100&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://france.attac.org/local/cache-vignettes/L150xH87/arton3646-45aff.jpg?1754189488' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='87' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Deux &#233;tudes men&#233;es par Attac Autriche r&#233;v&#232;lent que la majorit&#233; des fonds d&#233;bloqu&#233;s par les institutions europ&#233;ennes et le FMI pour renflouer les &#233;conomies grecque et irlandaise a b&#233;n&#233;fici&#233; au secteur financier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis le premier &#171; plan de sauvetage &#187; de la Gr&#232;ce en mai 2010, plusieurs pays de la zone euro &#8211; l'Irlande (2010), le Portugal (2011), l'Espagne (2012) et Chypre (2013) &#8211; ont &#233;t&#233; contraints de passer sous les fourches caudines de la Banque centrale europ&#233;enne (BCE), du Fonds mon&#233;taire international (FMI) et de la Commission europ&#233;enne &#8211; la &#171; Tro&#239;ka &#187;, en charge de superviser ces &#171; aides &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A chaque fois, la &#171; potion am&#232;re &#187; est la m&#234;me : l'aide prend la forme de pr&#234;ts de plusieurs dizaines de milliards d'euros, pour lesquels les pays contributeurs se portent garantie via le M&#233;canisme europ&#233;en de stabilit&#233; (MES). Cette aide est conditionn&#233;e &#224; des &#171; r&#233;formes structurelles &#187;, cens&#233;es permettre aux &#171; patients &#187; de retrouver un &#233;quilibre des finances publiques et la comp&#233;titivit&#233; : privatisations, coupes budg&#233;taires, remises en cause du droit du travail&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les promoteurs de ces plans d'aide, ces sacrifices douloureux mais n&#233;cessaires sont le prix &#224; payer pour sauver les pays &#8211; et leur population &#8211; guett&#233;s par la faillite. Deux &#233;tudes publi&#233;es par Attac Autriche prennent pourtant le contre-pied de ce discours : il s'agit en fait moins de sauver les peuples &#8211; qui paient le prix fort des mesures drastiques de la Tro&#239;ka &#8211; que de sauver les banques&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une &lt;a href='https://france.attac.org/nos-idees/mettre-au-pas-la-finance-les-banques-et-les-transnationales/articles/plans-de-sauvetage-de-la-grece-77-des-fonds-sont-alles-la-finance' class=&#034;spip_in&#034;&gt;premi&#232;re &#233;tude&lt;/a&gt;, Lisa Mittendrein &#233;tudie les 23 tranches de financement des diff&#233;rents &#171; plans de sauvetage &#187; de la Gr&#232;ce, pour un total de 206,9 milliards d'euros. Ses conclusions sont sans appel :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;58,2 milliards&lt;/strong&gt; ont servi &#224; recapitaliser les banques grecques, au lieu de restructurer ce secteur et de mettre &#224; contribution les actionnaires des banques pour &#233;ponger les pertes ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;101,33 milliards&lt;/strong&gt; ont servi &#224; payer les cr&#233;anciers de la Gr&#232;ce. Ce qui signifie que ceux qui ont sp&#233;cul&#233; sur la dette grecque &#8211; dont les grandes banques fran&#231;aises &#8211; n'ont pas eu &#224; assumer les risques qu'ils ont pris : ils ont &#233;t&#233; rembours&#233;s aux frais des contribuables europ&#233;ens. En tout, pr&#232;s de 77 % des sommes d&#233;bloqu&#233;es pour le &#171; plan de sauvetage &#187; de la Gr&#232;ce ont b&#233;n&#233;fici&#233; directement ou indirectement au secteur de la finance&#8230; et certainement pas &#224; la population grecque, &#233;cras&#233;e par les mesures d'aust&#233;rit&#233;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La &lt;a href='https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/article/la-success-story-irlandaise-est' class=&#034;spip_in&#034;&gt;seconde &#233;tude&lt;/a&gt; montre qu'il en est de m&#234;me pour le &#171; plan de sauvetage &#187; de l'Irlande, pourtant pr&#233;sent&#233; comme un &#171; succ&#232;s &#187;. L'Irlande a re&#231;u 67,5 milliards d'euros de pr&#234;ts pour son renflouement depuis la fin de 2010, et elle a transf&#233;r&#233; un montant total de 89,5 milliards au secteur financier, dont 55,8 milliards pour les seuls cr&#233;anciers du pays &#8211; parmi lesquels les grandes banques fran&#231;aises. La situation &#233;conomique et sociale de l'Irlande demeure d&#233;sastreuse : stagnation &#233;conomique, ch&#244;mage&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux exemples illustrent le scandale des politiques de la Tro&#239;ka, qui sacrifient les populations pour mieux servir les int&#233;r&#234;ts des grandes banques europ&#233;ennes. Il est d&#233;sormais plus que jamais urgent d'imposer une v&#233;ritable alternative &#233;cologique et sociale en Europe ; et pour ce faire, de s'attaquer au pouvoir d&#233;mesur&#233; de la finance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : &lt;a href=&#034;https://www.flickr.com/photos/dropthedebt/6909170777&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jubilee Debt Campaign&lt;/a&gt;, licence &lt;a href=&#034;https://creativecommons.org/licenses/by-nc/2.0/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Creative Commons BY-NC 2.0&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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