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	<title>Attac France</title>
	<link>https://france.attac.org/</link>
	<description>Attac s'engage pour la justice sociale et environnementale et m&#232;ne des actions contre le pouvoir de la finance et des multinationales.
Mouvement d'&#233;ducation populaire, l'association produit analyses et expertises, organise des conf&#233;rences, des r&#233;unions publiques, participe &#224; des manifestations&#8230;
Attac est pr&#233;sente dans une cinquantaine de pays ; Attac France compte pr&#232;s de 10 000 membres et plus de 100 comit&#233;s locaux.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Attac France</title>
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		<title>Multinationales contre droits des femmes</title>
		<link>https://france.attac.org/nos-publications/lignes-d-attac/article/multinationales-contre-droits-des-femmes</link>
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		<dc:date>2023-05-04T14:15:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>St&#233;phanie Treillet</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;La catastrophe du Rana Plaza a mis en lumi&#232;re la responsabilit&#233; des grandes marques de pr&#234;t-&#224;-porter organisant la sous-traitance dans ces usines, et l'autre face des prix bas pratiqu&#233;s dans les enseignes des pays industrialis&#233;s.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://france.attac.org/nos-publications/lignes-d-attac/" rel="directory"&gt;Lignes d'Attac&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://france.attac.org/local/cache-vignettes/L150xH76/arton8760-3a143.jpg?1754673360' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='76' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 24 avril 2013, &#224; Dacca au Bangladesh, le Rana Plaza, un immeuble de 8 &#233;tages abritant 6 usines de confection de v&#234;tements, s'effondre, faisant 1138 mort&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;es et plus de 2000 bless&#233;&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;es. Parmi les victimes, une tr&#232;s grande majorit&#233; de femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette catastrophe a mis en lumi&#232;re la responsabilit&#233; des grandes marques de pr&#234;t-&#224;-porter organisant la sous-traitance dans ces usines, et l'autre face des prix bas pratiqu&#233;s dans les enseignes des pays industrialis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ce texte est tir&#233; du dernier num&#233;ro de notre trimestriel, &lt;i&gt;Lignes d'Attac&lt;/i&gt;, disponible en &lt;a href='https://france.attac.org/agir-avec-attac/adherer' class=&#034;spip_in&#034;&gt;adh&#233;rant&lt;/a&gt; ou en &lt;a href='https://france.attac.org/nos-publications/lignes-d-attac/article/abonnez-vous-au-journal-lignes-d' class=&#034;spip_in&#034;&gt;s'abonnant&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les firmes multinationales organisent &#224; l'&#233;chelle mondiale une segmentation des &#233;tapes de la production entre diff&#233;rentes localisations, avec une myriade de filiales, sous-traitants et fournisseurs dans des pays o&#249; les salaires sont bas et la l&#233;gislation peu contraignante. La sous-traitance leur permet d'exercer une pression importante sur les salaires et les conditions de travail des entreprises locales, en imposant des d&#233;lais de fabrication tr&#232;s courts et une grande flexibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans plusieurs secteurs, horticulture, agroalimentaire, t&#233;l&#233;phonie, tourisme, &#233;lectronique&#8230;les femmes sont majoritaires. Pr&#232;s de 190 millions de femmes travaillent dans ces cha&#238;nes de valeur. Elles repr&#233;sentent 80 % de la main-d'&#339;uvre dans les cha&#238;nes d&#8216;approvisionnement mondiales de l'habillement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si d&#232;s la fin des ann&#233;es 1990, des &#233;tudes ont montr&#233; le caract&#232;re contradictoire pour les femmes de la croissance de l'emploi salari&#233; dans les pays du Sud (acc&#232;s &#224; une certaine autonomie financi&#232;re, sortie du foyer, fragilisation des normes traditionnelles, appartenance &#224; un collectif de travail pouvant d&#233;boucher sur des luttes&#8230;), cet acc&#232;s au march&#233; du travail s'effectue sur le mode de discriminations et de conditions de surexploitation extr&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;es exercent tr&#232;s souvent des emplois pr&#233;caires, peu qualifi&#233;s et tr&#232;s mal pay&#233;s avec des salaires souvent inf&#233;rieurs au minimum vital. Ainsi, au Bengladesh, en janvier 2019, les salari&#233;&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;es du textile ont men&#233; une longue gr&#232;ve pour des augmentations de salaires. Elles sont particuli&#232;rement expos&#233;es &#224; la violence et au harc&#232;lement sexuel et sexiste, risque renforc&#233; par les contrats pr&#233;caires, la faible syndicalisation et la subordination &#224; des contrema&#238;tres majoritairement masculins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Covid a souvent encore aggrav&#233; ces conditions, provoquant des licenciements sans indemnit&#233;s ou des mises au ch&#244;mage partiel des femmes, ou la poursuite du travail dans des conditions encore aggrav&#233;es (suppression des transports, exposition aux risques sanitaires, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association ActionAid a intent&#233; une action contre Kosan Kosmetik, filiale &#224; 51 % du groupe Yves Rocher implant&#233;e dans la banlieue d'Istanbul, qui a licenci&#233; plusieurs salari&#233;&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;es, en majorit&#233; des femmes, &#224; la suite de la cr&#233;ation d'un syndicat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;es des pays industrialis&#233;s ne sont pas &#233;pargn&#233;&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;es. Aux &#201;tats-Unis, des salari&#233;es enceintes ont &#233;t&#233; victimes de discriminations chez Amazon. En France, depuis les d&#233;buts du mouvement #MeToo, plusieurs scandales ont r&#233;v&#233;l&#233; la banalisation et l'impunit&#233; des violences sexistes et sexuelles au sein d'entreprises multinationales comme Ubisoft ou McDonald's.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'a montr&#233; la catastrophe du Rana Plaza, le recours massif &#224; la sous-traitance permet aux FMN donneuses d'ordre de se d&#233;fausser de leurs responsabilit&#233;s quant &#224; l'absence de s&#233;curit&#233; dans les entreprises locales. Les Organisations internationales (OCDE, ONU&#8230;) ont commenc&#233; &#224; &#233;dicter des normes, mais celles-ci reposent uniquement sur un engagement volontaire des firmes, sans caract&#232;re contraignant. En outre elles sont incompl&#232;tes et, jusqu'&#224; une p&#233;riode r&#233;cente, ne prenaient pas en compte les violences de genre au travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les strat&#233;gies de responsabilit&#233; sociale et environnementale des entreprises (RSE) leur donnent m&#234;me parfois l'occasion de pratiquer le &#171; feminism washing &#187; en communiquant, &#224; l'instar de Nike et de Coca-Cola, sur les &#171; avanc&#233;es &#187; que leur activit&#233; permettrait aux femmes ! Cependant, des progr&#232;s ont pu &#234;tre enregistr&#233;s, comme r&#233;sultat de la mobilisation du mouvement syndical international et des associations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adopt&#233;e le 27 mars 2017, la loi fran&#231;aise sur le devoir de vigilance oblige les entreprises implant&#233;es en France et qui emploient au moins 5 000 personnes en France, ou bien 10 000 personnes dans le monde &#224; identifier et pr&#233;venir les atteintes aux droits humains et &#224; l'environnement r&#233;sultant non seulement de leurs propres activit&#233;s, mais aussi des activit&#233;s des soci&#233;t&#233;s qu'elles contr&#244;lent, de leurs sous-traitants et fournisseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les associations et syndicats peuvent ainsi engager des actions en justice. Mais six ans apr&#232;s l'entr&#233;e en vigueur de la loi, son effectivit&#233; appara&#238;t limit&#233;e et la cartographie des risques ne mentionne pas les violences sexistes et sexuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un long chemin encore pour les mobilisations !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;St&#233;phanie Treillet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;dit photo : Solidarity Center / Unsplash&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;mondialisation : que faut-il d&#233;construire ?</title>
		<link>https://france.attac.org/actus-et-medias/le-flux/articles/demondialisation-que-faut-il-deconstruire</link>
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		<dc:date>2011-12-28T14:21:53Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>St&#233;phanie Treillet</dc:creator>


		<dc:subject>Mondialisation</dc:subject>
		<dc:subject>March&#233;s financiers</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Deux questions interd&#233;pendantes semblent utiles pour ce d&#233;bat : &#8226; Pense-t-on que les attaques contre le salariat et la d&#233;gradation du rapport de force que nous avons connues au cours des derni&#232;res ann&#233;es proviennent directement de la mondialisation en tant que telle ? &#8226; Cette premi&#232;re question nous conduit &#224; tenter de pr&#233;ciser ce qu'on entend par mondialisation et les m&#233;canismes par lesquels elle agit pour transformer les &#233;conomies.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://france.attac.org/actus-et-medias/le-flux/" rel="directory"&gt;Le flux&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://france.attac.org/mot/mondialisation" rel="tag"&gt;Mondialisation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://france.attac.org/mot/marches-financiers" rel="tag"&gt;March&#233;s financiers&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Deux questions interd&#233;pendantes semblent utiles pour ce d&#233;bat : &#8226; Pense-t-on que les attaques contre le salariat et la d&#233;gradation du rapport de force que nous avons connues au cours des derni&#232;res ann&#233;es proviennent directement de la mondialisation en tant que telle ? &#8226; Cette premi&#232;re question nous conduit &#224; tenter de pr&#233;ciser ce qu'on entend par mondialisation et les m&#233;canismes par lesquels elle agit pour transformer les &#233;conomies.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La mondialisation, en effet, n'appara&#238;t pas comme un rouleau compresseur face auquel les gouvernements des &#201;tats-nations seraient impuissants, et contre lequel il conviendrait de leur restituer des armes. Ceux-ci constituent au contraire les instruments et les m&#233;diations, indispensables au capital, de la mise en concurrence g&#233;n&#233;ralis&#233;e des travailleurs et de tous les syst&#232;mes productifs et sociaux sur toute la plan&#232;te. Ajoutons qu'il importe de distinguer ce qu'il faut faire &#224; pr&#233;sent, dans le contexte de gouvernements pratiquant des politiques n&#233;olib&#233;rales et d'aust&#233;rit&#233;, et dont on ne voit pas pourquoi ils y renonceraient &#224; l'abri de barri&#232;res protectionnistes, de ce que pourrait ou devrait faire une gouvernement entreprenant une rupture avec ces politiques et une transformation sociale v&#233;ritable, et d&#233;cid&#233; &#224; d&#233;fendre ce processus contre des mesures de r&#233;torsion. Au c&#339;ur de la confrontation capital-travail de ces trente derni&#232;res ann&#233;es et des m&#233;canismes qui ont conduit &#224; une diminution d'environ 10 points de la part des salaires dans la valeur ajout&#233;e, il y a le ch&#244;mage de masse, la pr&#233;carit&#233; et le sous-emploi. Cette donn&#233;e a constitu&#233; l'instrument central pour augmenter le taux d'exploitation des salari&#233;/es et restaurer les conditions de la rentabilit&#233; du capital. Il s'agit bien du r&#233;sultat de politiques men&#233;es d'abord par les gouvernements dans un cadre national. En France, ce sont les politiques d'exon&#233;ration des cotisations sociales patronales mises en place et renforc&#233;es par les diff&#233;rents gouvernements qui ont abouti &#224; la mont&#233;e du temps partiel, quasiment inexistant avant le d&#233;but des ann&#233;es 1980 et qui repr&#233;sente aujourd'hui 30 % des emplois pour les femmes. Il faut noter que ce temps partiel, souvent impos&#233; et au SMIC, responsable d'une grande partie de la pauvret&#233; au travail, s'est install&#233; d'abord dans des secteurs de l'activit&#233; peu expos&#233;s &#224; la concurrence internationale, comme le nettoyage ou la grande distribution. Ce n'est pas la mondialisation qui a abouti &#224; ce partage sauvage et in&#233;galitaire du temps de travail, en lieu et place d'une v&#233;ritable r&#233;duction du temps de travail pour toutes et tous. Celle-ci supposerait une loi qui ne pr&#233;voirait ni mod&#233;ration salariale, ni annualisation du temps de travail, ni n&#233;gociation au niveau des entreprises, mais qui au contraire interdirait l'intensification du travail et comporterait l'obligation d'embauches proportionnelles &#224; la r&#233;duction des horaires. C'est un choix politique qui n'est pas subordonn&#233; &#224; la mondialisation. Ce n'est pas non plus la mondialisation qui supprime des postes dans l'&#201;ducation nationale et organise le d&#233;mant&#232;lement de tous les services publics. Certes, c'est la mondialisation qui cr&#233;e les conditions du dumping fiscal, social et environnemental organis&#233; par les gouvernements, qui en retour renforcent les politiques socialement r&#233;gressives. Mais c'est avant tout la libre circulation des capitaux qui permet le chantage s'exer&#231;ant sur les salari&#233;s. Libre circulation et d&#233;r&#233;glementation qui ont &#233;t&#233; mises en place, l&#224; encore, par les gouvernements &#224; partir de la d&#233;cennie 1980. C'est dans les trait&#233;s de Maastricht puis de Lisbonne, trait&#233;s intergouvernementaux, qu'on trouve les articles interdisant la mise en place d'un contr&#244;le des mouvements de capitaux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Article 123 du trait&#233; de Lisbonne&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce sont &#233;galement des n&#233;gociations inter&#233;tatiques, dans le cadre de l'AGCS de l'OMC qui organisent la lib&#233;ralisation des services publics dans tous les pays. Ce sont enfin des m&#233;canismes de convergence discut&#233;s entre &#201;tats dans le cadre de l'Union europ&#233;enne qui aboutissent au d&#233;mant&#232;lement des syst&#232;mes de retraite par r&#233;partition. On peut donc caract&#233;riser la mondialisation lib&#233;rale comme un nouveau r&#233;gime d'accumulation du capital, qui passe certes par l'action d'acteurs globaux, mais aussi par celle d'un nouvel &#201;tat dont le r&#244;le, tant &#224; l'int&#233;rieur des fronti&#232;res nationales que dans les n&#233;gociations internationales, consiste &#224; r&#233;former et &#224; faire fonctionner les march&#233;s pour porter au maximum les conditions de la rentabilit&#233; du capital. Loin de se r&#233;duire &#224; une simple extension du libre-&#233;change commercial, la mondialisation n&#233;olib&#233;rale est une r&#233;organisation totale du fonctionnement des &#233;conomies, imbriquant &#233;troitement &#201;tats, organisations internationales et firmes multinationales. Une grande partie de la circulation mondiale des marchandises n'existe que parce que les firmes organisent la division internationale des processus de production entre diff&#233;rentes localisations. Ce n'est donc pas un commerce entre nations, mais une circulation interne aux firmes de produits semi-finis. Dans cette optique, on peut douter que des instruments commerciaux passant par le jeu des prix, comme des droits de douane, et intervenant en aval de la d&#233;cision, puissent &#234;tre op&#233;rants pour dissuader des entreprises de d&#233;localiser leur production. On peut leur opposer la restauration d'un contr&#244;le international des mouvements de capitaux, et des lois pr&#233;voyant, en amont, un droit de veto des salari&#233;s sur toute d&#233;cision de d&#233;localisation, s'inscrivant dans une restauration g&#233;n&#233;rale du droit du travail tant maltrait&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es. L'action doit se faire en amont et passer par un renforcement des interdictions et des r&#233;glementations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Article 123 du trait&#233; de Lisbonne&lt;/p&gt;
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