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	<title>Attac France</title>
	<link>https://france.attac.org/</link>
	<description>Attac s'engage pour la justice sociale et environnementale et m&#232;ne des actions contre le pouvoir de la finance et des multinationales.
Mouvement d'&#233;ducation populaire, l'association produit analyses et expertises, organise des conf&#233;rences, des r&#233;unions publiques, participe &#224; des manifestations&#8230;
Attac est pr&#233;sente dans une cinquantaine de pays ; Attac France compte pr&#232;s de 10 000 membres et plus de 100 comit&#233;s locaux.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Attac France</title>
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<item xml:lang="fr">
		<title>La dette comme justification des coupes budg&#233;taires (Nicolas Dufr&#234;ne au Forum de la justice fiscale)</title>
		<link>https://france.attac.org/se-mobiliser/un-autre-budget-est-vital/article/la-dette-comme-justification-des-coupes-budgetaires-nicolas-dufrene-au-forum-de</link>
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		<dc:date>2024-11-04T15:17:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Dufr&#234;ne</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Lors de la table ronde des expert&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;es du &lt;strong&gt;&lt;a href='https://france.attac.org/actus-et-medias/les-videos/article/revoir-les-debats-du-forum-de-la-justice-fiscale' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Forum de la justice fiscale&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, trois intervenant&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;es ont pris la parole pour aborder des sujets cl&#233;s en lien avec la justice fiscale, la dette, l'aust&#233;rit&#233; et la fiscalit&#233; des riches.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://france.attac.org/se-mobiliser/un-autre-budget-est-vital/" rel="directory"&gt;Un autre budget est vital !&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://france.attac.org/local/cache-vignettes/L150xH75/arton9441-031e2.jpg?1753923069' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lors de la table ronde des expert&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;es du &lt;strong&gt;&lt;a href='https://france.attac.org/actus-et-medias/les-videos/article/revoir-les-debats-du-forum-de-la-justice-fiscale' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Forum de la justice fiscale&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, trois intervenant&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;es ont pris la parole pour aborder des sujets cl&#233;s en lien avec la justice fiscale, la dette, l'aust&#233;rit&#233; et la fiscalit&#233; des riches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicolas Dufr&#234;ne, directeur de l'Institut Rousseau, a &#233;voqu&#233; la rh&#233;torique politique dominante concernant le budget, la dette et l'aust&#233;rit&#233;. Il d&#233;construit le discours du gouvernement qui justifie des coupes dans les d&#233;penses publiques tout en perp&#233;tuant des politiques fiscales favorisant les plus riches. Son intervention met en lumi&#232;re la n&#233;cessit&#233; de repenser le discours politique autour des finances publiques pour &#233;viter une aust&#233;rit&#233; renforc&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La dette est souvent mobilis&#233;e pour justifier la r&#233;duction des d&#233;penses publiques. Il est int&#233;ressant de noter que la dette semble moins pr&#233;occupante lorsque des cadeaux fiscaux sont en jeu, comme le d&#233;montre la baisse des imp&#244;ts sur les soci&#233;t&#233;s et la suppression de l'imp&#244;t sur la fortune. Ces d&#233;cisions aggravent la situation budg&#233;taire en privant l'&#201;tat de ressources cruciales. En r&#233;alit&#233;, la dette publique n'est pas un probl&#232;me intrins&#232;quement grave. Elle devient &#171; urgente &#187; ou &#171; alarmante &#187; en fonction des discours et des int&#233;r&#234;ts en jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que l'on observe, c'est que la gestion de la dette publique repose principalement sur la dynamique des march&#233;s financiers. Actuellement, l'offre de financement pour l'&#201;tat par les march&#233;s est 3 &#224; 4 fois sup&#233;rieure &#224; la demande, ce qui signifie qu'il n'y a aucune difficult&#233; pour placer la dette publique. En effet, si les &#201;tats d&#233;pendent des march&#233;s financiers pour financer leur dette, ces m&#234;mes march&#233;s d&#233;pendent tout autant, sinon plus, des &#201;tats pour se procurer cette dette. La dette publique est devenue un actif indispensable, notamment pour les banques, les assurances et pour le bon fonctionnement des op&#233;rations interbancaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette interd&#233;pendance a &#233;t&#233; mise en lumi&#232;re de fa&#231;on flagrante en 2019 lorsque l'Allemagne a cherch&#233; &#224; se d&#233;sendetter, cr&#233;ant un d&#233;ficit de dette publique disponible sur les march&#233;s, ce qui a provoqu&#233; un mini crash. En r&#233;ponse, les march&#233;s se sont tourn&#233;s vers la France, devenue un pilier &#233;metteur de dette au sein de la zone euro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La dette comme enjeu d&#233;mocratique &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un aspect crucial de ce d&#233;bat est la place du Parlement et des citoyens dans la gestion de la dette publique. Contrairement &#224; ce que l'on pourrait croire, les &#233;lus n'ont aucune emprise r&#233;elle sur les n&#233;gociations relatives &#224; la dette (taux d'int&#233;r&#234;t, dur&#233;e de remboursement, etc.). Cette t&#226;che est d&#233;l&#233;gu&#233;e &#224; des institutions techniques comme l'Agence France Tr&#233;sor, dont l'objectif principal est de r&#233;pondre aux besoins des investisseurs, et non de servir l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral tel que d&#233;fini par les citoyens ou leurs repr&#233;sentants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui d&#233;termine en grande partie les taux d'int&#233;r&#234;t sur la dette publique, ce n'est pas le pouvoir des march&#233;s financiers, mais celui des banques centrales, qui ajustent les taux directeurs. Bien que les march&#233;s puissent ajouter une prime de risque, l'influence principale reste celle des banques centrales. Cela remet en question la mani&#232;re dont la dette est souvent pr&#233;sent&#233;e comme une menace li&#233;e aux tensions du march&#233;, alors que, dans les faits, elle est plus un instrument d'&#233;quilibre financier que de d&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;finitive, la dette publique, loin d'&#234;tre une crise imminente, est devenue un outil structurel de financement de l'&#201;tat. Mais cette situation r&#233;v&#232;le une probl&#233;matique d&#233;mocratique majeure : la perte de contr&#244;le citoyen et parlementaire sur des d&#233;cisions financi&#232;res strat&#233;giques, au profit de m&#233;canismes purement technocratiques et d'int&#233;r&#234;ts financiers priv&#233;s. Ce constat appelle &#224; une r&#233;flexion sur les moyens de r&#233;appropriation d&#233;mocratique de la dette publique, pour que celle-ci redevienne un outil au service de l'int&#233;r&#234;t collectif et non des seuls investisseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de la souverainet&#233; mon&#233;taire et du contr&#244;le des banques centrales est cruciale lorsqu'on parle de dette publique et de taux d'int&#233;r&#234;t. Les march&#233;s financiers, malgr&#233; leur influence, ne peuvent pas v&#233;ritablement lutter contre la banque centrale, qui poss&#232;de les cl&#233;s du financement public. Si les &#201;tats souhaitaient reprendre le contr&#244;le sur la politique mon&#233;taire, ils pourraient consid&#233;rablement r&#233;duire, voire &#233;liminer les int&#233;r&#234;ts pay&#233;s sur leur dette. Cela impliquerait de rendre la banque centrale d&#233;pendante des choix politiques, et non des march&#233;s financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, cette perspective est loin d'&#234;tre accept&#233;e par l'establishment financier. Pour eux, la monnaie est un sujet trop s&#233;rieux pour que la d&#233;mocratie intervienne dans sa gestion. Cette position d&#233;coule de l'id&#233;e que la monnaie, loin d'&#234;tre un bien commun &#224; g&#233;rer collectivement, doit rester entre les mains d'experts financiers. Pour ceux qui d&#233;fendent cette vision, rendre la banque centrale ind&#233;pendante des politiques permet de maintenir un certain ordre &#233;conomique favorable aux march&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour les citoyens et les &#233;lus, cela signifie qu'ils n'ont aucun contr&#244;le sur la mani&#232;re dont l'&#201;tat se finance. Le seul rem&#232;de que les d&#233;cideurs traditionnels connaissent face &#224; la dette publique est la &#171; saign&#233;e &#187;, une m&#233;thode moyen&#226;geuse qui consiste &#224; imposer des coupes budg&#233;taires drastiques. On l'a vu avec les objectifs de r&#233;duction du d&#233;ficit public, o&#249; des plans d'aust&#233;rit&#233; imposent chaque ann&#233;e plusieurs dizaines de milliards d'euros d'&#233;conomies, retardant artificiellement le retour &#224; des d&#233;ficits ma&#238;tris&#233;s. Michel Barnier, dans sa grande mansu&#233;tude, a accept&#233; de d&#233;caler le retour sous les 3% de d&#233;ficit de 2027 &#224; 2029. Ce qui signifie simplement que les citoyens devront subir des coupes budg&#233;taires, des r&#233;ductions de d&#233;penses publiques, et la non-revalorisation des budgets par rapport &#224; l'inflation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, il existe des solutions alternatives. Par exemple, une augmentation progressive de l'imp&#244;t sur le revenu des plus riches pourrait g&#233;n&#233;rer 2 milliards d'euros suppl&#233;mentaires, tandis que le r&#233;tablissement d'un imp&#244;t sur la fortune &#233;cologique pourrait rapporter entre 10 et 15 milliards d'euros. En outre, la r&#233;vision de la fiscalit&#233; des revenus du capital, ainsi que la taxation des rachats d'actions, pourrait &#233;galement contribuer &#224; renflouer les caisses de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les cons&#233;quences des coupes budg&#233;taires sur les politiques environnementales &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cons&#233;quences des coupes budg&#233;taires dans les d&#233;penses publiques sont pr&#233;occupantes, en particulier celles li&#233;es &#224; la transition &#233;cologique. Par exemple, vont &#234;tre supprim&#233; 1,5 milliard d'euros de cr&#233;dit du Fonds vert. Fond qui permet, entre autre, la r&#233;utilisation des biod&#233;chets qui circule en ville pour que les agriculteurs utilisent moins d'engrais et moins d'intrants dans les produits agricoles. C'est aussi des cr&#233;dits pour r&#233;nover les friches industrielles et donc &#233;viter d'aller artificialiser de nouveaux sols, mais r&#233;nover ce qui peut l'&#234;tre dans les espaces urbains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#234;mes coupes budg&#233;taires s'appliquent sur les 1 milliard d'euros pr&#233;vu pour la r&#233;novation des b&#226;timents. Un march&#233; s'est cr&#233;&#233; sur cette probl&#233;matique avec des salari&#233;s qui se sont form&#233;s pour au final se voir retirer le soutien financier. L'enveloppe de 1,5 milliard d'euros d&#233;di&#233;e au verdissement de la flotte de v&#233;hicules subit le m&#234;me sort ce qui pourrait compromettre l'&#233;lectrification des transports avec un message clair envoy&#233; &#224; l'industrie : l'acc&#233;l&#233;ration vers des v&#233;hicules &#233;lectriques ou d&#233;carbon&#233;s n'est pas une priorit&#233;, ce qui freine l'innovation et le d&#233;veloppement de solutions durables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce catalogue des cons&#233;quences des coupes budg&#233;taires est non exhaustif et pourrait &#234;tre beaucoup plus long. Les mesures de soutien &#224; l'agro&#233;cologie, essentielles pour encourager les agriculteurs &#224; adopter des pratiques plus respectueuses de l'environnement, sont &#233;galement menac&#233;es. Les paiements pour services environnementaux, qui incitent les agriculteurs &#224; planter des haies et &#224; d&#233;velopper la biodiversit&#233;, sont en danger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation menace la reconstruction &#233;cologique, la cr&#233;ation d'emplois et finalement notre capacit&#233; &#224; b&#226;tir l'&#233;conomie du futur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La n&#233;cessit&#233; d'une r&#233;forme fiscale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est imp&#233;ratif que les mouvements sociaux et les partis de gauche se r&#233;approprient le d&#233;bat sur la fiscalit&#233; et la gestion de la dette. En effet, une strat&#233;gie fiscale &#233;quitable et une politique de cr&#233;ation mon&#233;taire orient&#233;e vers des investissements &#233;cologiques pourraient permettre de r&#233;pondre aux urgences sociales et environnementales, tout en renversant la tendance actuelle de la politique d'aust&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En appliquant une hausse d'imposition aux revenus sup&#233;rieurs &#224; 8 000 euros par mois, l'&#201;tat pourrait r&#233;cup&#233;rer environ 2 milliards d'euros suppl&#233;mentaires. Cela montre &#224; quel point un ajustement fiscal cibl&#233; peut g&#233;n&#233;rer des recettes substantielles. La r&#233;introduction d'un imp&#244;t de solidarit&#233; sur la fortune (ISF), cette fois avec une dimension &#233;cologique, associ&#233;e &#224; une &#171; exit tax &#187; pour pr&#233;venir la fuite des grandes fortunes, pourrait rapporter entre 10 et 15 milliards d'euros par an. La flat tax, soit le r&#233;tablissement d'une &#233;quit&#233; fiscale entre les revenus du capital et ceux du travail permettrait de r&#233;cup&#233;rer 3 &#224; 5 milliards d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La taxation des rachats d'actions, pourrait rapporter 2 milliards d'euros. Quand &#224; l'&#233;limination des niches fiscales brunes, notamment celles concernant les carburants et l'aviation, cela pourrait permettre de r&#233;cup&#233;rer entre 15 et 20 milliards d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, m&#234;me en mettant en &#339;uvre toutes ces r&#233;formes, les recettes g&#233;n&#233;r&#233;es resteraient insuffisantes pour combler le d&#233;ficit public actuel, qui s'&#233;l&#232;ve &#224; environ 150 milliards d'euros, tout en assurant les investissements n&#233;cessaires &#224; la transition &#233;cologique. La Commission europ&#233;enne a estim&#233; qu'environ 100 &#224; 150 milliards d'euros de d&#233;penses publiques suppl&#233;mentaires seraient n&#233;cessaires chaque ann&#233;e pour atteindre la neutralit&#233; carbone et soutenir la biodiversit&#233; et la sant&#233; publique. En somme, le d&#233;ficit cumul&#233; et les investissements suppl&#233;mentaires laissent entrevoir un &#171; gap de financement &#187; de pr&#232;s de 300 milliards d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi il faut &#233;largir le d&#233;bat, en particulier au sein des mouvements citoyens et &#224; gauche, sur le r&#244;le de la cr&#233;ation mon&#233;taire. C'est un levier essentiel pour r&#233;pondre &#224; la question de la dette publique. Au-del&#224; des recettes fiscales et des mesures d'investissement, la cr&#233;ation mon&#233;taire pourrait financer la transition &#233;cologique et sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet appel &#224; une r&#233;flexion sur la cr&#233;ation mon&#233;taire, coupl&#233;e aux r&#233;formes fiscales propos&#233;es, souligne l'importance d'un d&#233;bat &#233;conomique plus global. Le d&#233;fi financier de la transition &#233;cologique est colossal, et seule une approche holistique, int&#233;grant justice fiscale, investissement public massif et r&#233;formes mon&#233;taires, pourra permettre de surmonter cette crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour une r&#233;forme de la politique mon&#233;taire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2023 et 2024, la Banque centrale europ&#233;enne (BCE) a cr&#233;&#233; environ 300 milliards d'euros pour r&#233;mun&#233;rer les r&#233;serves bancaires. Cette situation d&#233;coule de la hausse des taux d'int&#233;r&#234;t de la BCE. Les banques, ayant emprunt&#233; &#224; des taux proches de z&#233;ro pendant les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes, ont ensuite d&#233;pos&#233; ces liquidit&#233;s aupr&#232;s de la BCE, qui, avec la remont&#233;e des taux, doit maintenant les r&#233;mun&#233;rer. Ne disposant pas de b&#233;n&#233;fices suffisants, la BCE se retrouve &#224; cr&#233;er de la monnaie &#171; ex nihilo &#187;, autrement dit &#224; partir de rien, pour verser ces sommes astronomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces 300 milliards d'euros, cr&#233;&#233;s sans contrepartie, pourrait &#234;tre utilis&#233;s pour financer la reconstruction &#233;cologique et sociale de l'Europe. C'est le paradoxe des politiques d'aust&#233;rit&#233; qui visent &#224; r&#233;duire les d&#233;penses publiques, tandis que des sommes colossales affluent vers les march&#233;s financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette cr&#233;ation mon&#233;taire pourrait &#234;tre utilis&#233;e pour des projets bien plus ambitieux et essentiels &#224; l'avenir de l'Europe. Comme par exemple l'annulation des 4 000 milliards d'euros de dette publique d&#233;tenue par la BCE. Ce geste symbolique, r&#233;alis&#233; dans le cadre d'un pacte entre les &#201;tats et la BCE, permettrait de lib&#233;rer des ressources massives pour financer des investissements &#233;cologiques &#224; la hauteur des enjeux actuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'annulation de cette dette serait, dans son esprit, un plan d'investissement gratuit : il relancerait l'&#233;conomie, stimulerait la cr&#233;ation de recettes fiscales, et mettrait un terme &#224; des politiques de rigueur qui ne font qu'alimenter le sacrifice de secteurs essentiels. Alors que l'on nous demande des &#171; &#233;conomies de bouts de chandelle &#187; dans les domaines publics cruciaux, l'argent continue de couler &#224; flots vers les march&#233;s financiers, sous couvert d'une gestion mon&#233;taire discr&#232;te et incontr&#244;l&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que de laisser la cr&#233;ation mon&#233;taire entre les mains des seules institutions financi&#232;res, elle pourrait devenir un moteur puissant pour la transition &#233;cologique et sociale, redirigeant des ressources aujourd'hui mal utilis&#233;es au service de la collectivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Intervention de Nicolas Dufresne lors du Forum de la justice fiscale (05/10/24)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez cette intervention en rediffusion :&lt;/p&gt;
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