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	<title>Attac France</title>
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	<description>Attac s'engage pour la justice sociale et environnementale et m&#232;ne des actions contre le pouvoir de la finance et des multinationales.
Mouvement d'&#233;ducation populaire, l'association produit analyses et expertises, organise des conf&#233;rences, des r&#233;unions publiques, participe &#224; des manifestations&#8230;
Attac est pr&#233;sente dans une cinquantaine de pays ; Attac France compte pr&#232;s de 10 000 membres et plus de 100 comit&#233;s locaux.</description>
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		<title>Attac France</title>
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		<title>Energie, r&#233;ponse &#224; des questions que l'on n'ose pas poser</title>
		<link>https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/articles/energie-reponse-des-questions-que-lon-nose-pas-poser</link>
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		<dc:date>2004-10-12T14:12:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Groupe de travail &#233;nergie</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;nergie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Il peut sembler surprenant de voir un texte technique publi&#233; par Attac. En fait, les choix echniques ne sont pas neutres : ils impliquent des choix de soci&#233;t&#233;. C'est dans l'esprit de l'&#233;ducation populaire que ce texte a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; : donner au citoyen, qui assiste souvent &#224; des querelles d'experts dont il ne poss&#232;de pas les mots, des outils pour comprendre.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/" rel="directory"&gt;Notes et rapports&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://france.attac.org/mot/energie" rel="tag"&gt;&#201;nergie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il peut sembler surprenant de voir un texte technique publi&#233; par Attac. En fait, les choix echniques ne sont pas neutres : ils impliquent des choix de soci&#233;t&#233;. C'est dans l'esprit de l'&#233;ducation populaire que ce texte a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; : donner au citoyen, qui assiste souvent &#224; des querelles d'experts dont il ne poss&#232;de pas les mots, des outils pour comprendre. Mat&#233;riellement, l'homme ne cr&#233;e rien, il utilise et il transforme mati&#232;re et &#233;nergie. Il utilise l'&#233;nergie pour transformer la mati&#232;re, au d&#233;but uniquement avec l'&#233;nergie de ses muscles, puis avec celle de l'animal ; entre temps, gr&#226;ce au feu, il br&#251;le le bois puis le charbon pour se chauffer, pour fabriquer des outils et des objets d'art. Plus tard, il ma&#238;trise d'autres formes d'&#233;nergie, issues indirectement du rayonnement solaire, &#224; l'aide de voiliers, de moulins &#224; vent, de moulins &#224; eau. Pendant des si&#232;cles, il a utilis&#233; l'&#171; huile de pierre &#187; (petroleum) pour s'&#233;clairer et pour assurer l'&#233;tanch&#233;it&#233; des voiliers. Suite &#224; la r&#233;volution thermo-industrielle, la consommation de biomasse v&#233;g&#233;tale fossile, le charbon, a fait un saut important. Le p&#233;trole et l'&#233;lectricit&#233; d'origine nucl&#233;aire ont ensuite supplant&#233; le charbon et ont permis le d&#233;veloppement de l'&#233;conomie ... et le gaspillage. En l'&#233;tat actuel des choses, nous ne laisserons pratiquement ni p&#233;trole ni gaz, et peut-&#234;tre m&#234;me ni charbon ni uranium, aux g&#233;n&#233;rations futures ; nous leur laisserons nos d&#233;chets, parfois pour des millions et des millions d'ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034; id='Un-peu-de-physique'&gt; &lt;a href='https://france.attac.org/spip.php?page=export_articles#outil_sommaire' title=&#034;Sommaire&#034;&gt; &lt;/a&gt; Un peu de physique&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt; L'introduction du concept d'&#233;nergie en physique a constitu&#233; une rupture &#233;pist&#233;mologique majeure. Les hommes savaient depuis fort longtemps que le mouvement pouvait cr&#233;er de la chaleur (faire du feu en frottant des bouts de bois), que le feu pouvait provoquer le mouvement (les feux d'artifice ... ou les canons). La synth&#232;se th&#233;orique de cette &#233;quivalence s'est faite au 19 &#232;me si&#232;cle, avec l'av&#232;nement de la thermodynamique et la g&#233;n&#233;ralisation des machines &#224; vapeur. &lt;strong&gt;Conservation&lt;/strong&gt; L'&#233;nergie est une grandeur qui se conserve au cours du temps, qui peut se manifester sous forme m&#233;canique, &#233;lectrique, thermique, chimique et de bien d'autres fa&#231;ons. Comme elle ne produit du travail ou ne se manifeste que dans sa transformation, le terme de production d'&#233;nergie est donc un abus de langage. Ainsi, dans un moteur d'automobile, la transformation de l'&#233;nergie chimique du carburant en chaleur, puis en &#233;nergie m&#233;canique, produit du mouvement. Si tout allait pour le mieux, il suffirait d'emmagasiner de l'&#233;nergie quand on en a trop (celle que nous envoie le soleil &#224; midi un jour d'&#233;t&#233;, par exemple), pour la restituer plus tard (une nuit de la saint Sylvestre pour rentrer chez soi). C'est un peu ce qui se passe avec les &#233;nergies dites &#171; fossiles &#187;, celles que l'on extrait du charbon, du p&#233;trole ou du gaz : la combustion dans un moteur restitue une partie de l'&#233;nergie venue du soleil quelques milliers de mill&#233;naires auparavant. Mais le monde est mal fait : dans la transformation d'une forme &#224; une autre, des ph&#233;nom&#232;nes parasites vont, le plus souvent, se manifester. Citons-en deux, qui ont une importance majeure dans la discussion qui nous occupe :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Il est impossible de transformer int&#233;gralement de la chaleur en &#233;nergie m&#233;canique ou &#233;lectrique : dans la transformation, une grande partie de la chaleur initiale demeure sous une forme &#171; d&#233;grad&#233;e &#187; d'&#233;nergie, et doit &#234;tre &#233;vacu&#233;e par un dispositif de refroidissement, comme un fleuve. D'o&#249; l'absurdit&#233; du chauffage &#233;lectrique direct : si vous allumez un radiateur dans votre salon, vous en allumez en g&#233;n&#233;ral deux de plus pour r&#233;chauffer l'atmosph&#232;re au dessus des centrales, ainsi que les eaux de la Loire, du Rhin ou de la Seine.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Pour transformer en chaleur de l'&#233;nergie stock&#233;e sous forme chimique, dans du gaz naturel, du charbon ou du p&#233;trole, il faut faire appel &#224; une r&#233;action de combustion. Cette r&#233;action produit au minimum deux nouveaux produits : de l'eau (sous forme de vapeur), ce qui n'est pas tr&#232;s g&#234;nant, et du dioxyde de carbone, l'un des grands responsables des d&#233;sordres climatiques qui s'annoncent. Les transferts d'&#233;nergie entre les mondes m&#233;canique et &#233;lectrique se passent, eux, relativement bien : les pertes sous forme de chaleur sont faibles. L'utilisateur d'un radiateur &#233;lectrique est, &#224; la limite, excusable s'il est aliment&#233; par un barrage hydro&#233;lectrique : une turbine convertit directement de l'&#233;nergie m&#233;canique en &#233;nergie &#233;lectrique. &lt;strong&gt;Puissance&lt;/strong&gt; L'utilisation de l'&#233;nergie suppose son transfert d'un endroit &#224; un autre, d'une forme &#224; une autre. L'&#233;nergie ne se transf&#232;re pas directement : elle est le r&#233;sultat de l'accumulation d'une autre grandeur, la puissance, qui est transf&#233;rable directement. Passer du rez-de-chauss&#233;e au quatri&#232;me &#233;tage par l'escalier n&#233;cessite un certain transfert d'&#233;nergie du monde biologique au monde m&#233;canique. Gravir les marches deux par deux ne change rien &#224; l'affaire : on monte en deux fois moins de temps, mais en d&#233;pensant une puissance double. L'&#233;nergie peut &#234;tre vue comme le r&#233;sultat d'une puissance d&#233;velopp&#233;e pendant un certain temps. Si vous lisez attentivement votre contrat EDF ou la notice de votre voiture vous y d&#233;couvrirez l'indication d'une puissance (typiquement 6 kilowatts pour un abonnement particulier, 50 kW pour une voiture moyenne). &lt;strong&gt;Pas de stocks&lt;/strong&gt; Un moyen commode de transf&#233;rer de la puissance d'un endroit &#224; un autre, pas trop &#233;loign&#233;, est de le faire sous forme &#233;lectrique. Si la f&#233;e &#233;lectricit&#233; r&#233;sout certains de nos probl&#232;mes de transport (en acceptant des pertes sous forme de chaleur), elle ne r&#233;sout pas du tout nos probl&#232;mes de stockage. L'&#233;nergie &#233;lectrique ne se stocke pas, sauf indirectement, sous forme chimique, dans des accumulateurs, ou sous forme m&#233;canique, en pompant l'eau dans les lacs de barrage, comme le font les Suisses. Il est donc indispensable d'assurer en permanence l'&#233;quilibre entre la puissance consomm&#233;e par les utilisateurs d'un r&#233;seau de distribution et la puissance &#233;lectrique produite. Cet &#233;quilibre instantan&#233; pose des probl&#232;mes de dimensionnement des installations : elles doivent pouvoir passer l'heure de pointe du journal de vingt heures, quand tous les t&#233;l&#233;viseurs s'allument, ne pas s'effondrer un jour de grand froid ou r&#233;sister &#224; la mise en marche de multiples climatiseurs un jour de canicule. &lt;strong&gt;La foire d'empoigne des chiffres&lt;/strong&gt; La consultation des statistiques de consommation &#233;nerg&#233;tique - donn&#233;es publiques consultables sur Internet - laisse le non sp&#233;cialiste pantois : d'une page &#224; l'autre, les unit&#233;s de mesure passent de la tonne &#233;quivalent p&#233;trole (TEP) au m&#233;gawatt-heure (MWh). Les conversions sont faites en posant la question : &#171; Quelle quantit&#233; de p&#233;trole fournirait le m&#234;me service ? &#187; Certes, mais quel service ? Si mon immeuble est chauff&#233; par des convecteurs &#233;lectriques, comment faire la conversion par rapport au gaz ? En tenant compte du rendement d'environ un tiers des centrales &#233;lectriques, alors qu'une bonne chaudi&#232;re au gaz a un rendement sup&#233;rieur &#224; 80 % ? La combustion d'une tonne de p&#233;trole fournit 11,6 MWh d'&#233;nergie sous forme de chaleur. Mais comme, dans la transformation en &#233;lectricit&#233;, par une centrale thermique au fuel, au charbon ou nucl&#233;aire, les deux tiers de l'&#233;nergie consomm&#233;e sont perdus &#224; chauffer l'atmosph&#232;re ou les fleuves, seul le tiers restant &#233;tant fourni sous forme &#233;lectrique, la tonne de p&#233;trole ne fournit que 3,5 &#224; 3,8MWh d'&#233;nergie &#233;lectrique. La transformation de l'&#233;nergie consomme beaucoup d'&#233;nergie, de l'ordre d'un tiers. Une raffinerie de p&#233;trole a besoin d'&#234;tre ravitaill&#233;e en &#233;nergie, le cycle de retraitement des d&#233;chets nucl&#233;aires consomme de l'&#233;nergie. Les statistiques distinguent donc &#171; &#233;nergie primaire &#187; et &#171; &#233;nergie finale &#187;. Seule la seconde est r&#233;ellement disponible pour les applications ext&#233;rieures &#224; la fili&#232;re &#233;nergie. Les arcanes techniques qui pr&#233;c&#232;dent expliquent les divergences notables de certains chiffres suivant les sources, pourtant toutes honn&#234;tes. Par exemple : la part du nucl&#233;aire en France est estim&#233;e au tiers de la consommation &#233;nerg&#233;tique totale, mais ne repr&#233;sente environ que 16 % de la consommation finale. &lt;strong&gt;L'&#233;quilibre de la plan&#232;te Terre&lt;/strong&gt; La terre re&#231;oit en permanence une &#233;norme quantit&#233; d'&#233;nergie solaire, de l'ordre de quinze mille fois la &#171; consommation &#187; de l'humanit&#233; tout enti&#232;re. D'o&#249; la croyance, longtemps r&#233;pandue, que les activit&#233;s humaines ne perturbent gu&#232;re la nature. Erreur : si la terre re&#231;oit une telle quantit&#233; d'&#233;nergie, elle la r&#233;troc&#232;de, apr&#232;s transformation, &#224; l'espace environnant. Les m&#233;canismes d&#233;taill&#233;s de cette transformation sont tr&#232;s complexes et passent par l'&#233;quilibre de la biosph&#232;re, les plantes, les oc&#233;ans, les nuages. L'&#233;nergie renvoy&#233;e dans l'espace d&#233;pend de la temp&#233;rature moyenne de notre plan&#232;te et de la transparence de l'atmosph&#232;re terrestre. Si les activit&#233;s humaines r&#233;duisent cette transparence pour l'&#233;nergie renvoy&#233;e, sans modifier l'&#233;nergie re&#231;ue du soleil, l'&#233;quilibre thermique s'&#233;tablira &#224; une temp&#233;rature moyenne plus &#233;lev&#233;e. C'est ce qui se passe actuellement : les activit&#233;s humaines sont g&#233;n&#233;ratrices de gaz &#224; effet de serre, le dioxyde de carbone et quelques autres. Elles d&#233;r&#232;glent un cycle central pour l'&#233;quilibre de la biosph&#232;re : le cycle du carbone. Le r&#233;sultat est un r&#233;chauffement global, une certitude reconnue par toute la communaut&#233; scientifique. Les origines, li&#233;es aux activit&#233;s humaines, de ce r&#233;chauffement sont &#233;galement reconnues. Les messages d'alarme ont &#233;t&#233; lanc&#233;s au niveau mondial depuis plus de douze ans (Conf&#233;rence de Rio 1992), mais les d&#233;cisions politiques tardent &#224; venir. Si les scientifiques ne peuvent pas pr&#233;dire avec pr&#233;cision le &#171; o&#249; &#187; et le &#171; quand &#187;, ils savent que les cons&#233;quences de ce d&#233;r&#232;glement seront dramatiques pour les &#233;cosyst&#232;mes et les soci&#233;t&#233;s humaines qui en d&#233;pendent. Les pays en d&#233;veloppement, les plus vuln&#233;rables et les moins aptes &#224; se pr&#233;munir, seront les principales victimes, mais le Nord ne sera pas &#233;pargn&#233; : &#233;v&#233;nements m&#233;t&#233;orologiques extr&#234;mes, fusion des glaciers et des calottes polaires, mont&#233;e des eaux qui poussera &#224; l'exode des dizaines de millions de personnes, etc. &lt;strong&gt;Le cycle du carbone&lt;/strong&gt; L'&#233;nergie solaire permet au monde vivant de synth&#233;tiser ses propres constituants. Dans cette photosynth&#232;se, le carbone joue (avec l'eau, l'oxyg&#232;ne, l'azote et d'autres &#233;l&#233;ments) un r&#244;le central : il est &#224; la fois constituant de la mati&#232;re vivante et carburant n&#233;cessaire &#224; la combustion permanente qui accompagne la vie. Une (faible) partie de ce carbone est pr&#233;sent dans l'atmosph&#232;re sous forme de dioxyde de carbone. Ce gaz est transparent pour le rayonnement solaire, mais partiellement opaque pour le rayonnement infrarouge r&#233;&#233;mis par la terre, d'o&#249; l'effet de serre. L'&#233;quilibre thermique de la plan&#232;te s'&#233;tablit &#224; une temp&#233;rature moyenne d'une quinzaine de degr&#233;s centigrades au lieu de -18 degr&#233;s sans gaz carbonique, ce qui rendrait la plan&#232;te inhabitable. L'augmentation (d'environ 30%, pour l'instant) de la quantit&#233; de carbone atmosph&#233;rique due aux activit&#233;s humaines permet de pr&#233;voir un accroissement de temp&#233;rature de l'ordre de 2 &#224; 6 degr&#233;s pour ce si&#232;cle. Cette valeur est &#233;norme : elle est sup&#233;rieure aux &#233;carts qui ont fait passer la plan&#232;te des p&#233;riodes glaciaires aux p&#233;riodes interglaciaires. Citons la Commission europ&#233;enne, peu susceptible de plaider en faveur d'une quelconque d&#233;croissance : &lt;i&gt;&#171; A d&#233;faut de mesures ambitieuses, l'Union europ&#233;enne n'est pas en mesure de faire face au d&#233;fi du changement climatique &#224; long terme, ni de respecter les engagements pris en ce sens &#224; Kyoto &#187; [ &lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_ancre&#034; title=&#034;Livre vert : Vers une strat&#233;gie europ&#233;enne de s&#233;curit&#233; d'approvisionnement&#034;&gt;13&lt;/a&gt; ].&lt;/i&gt; &lt;strong&gt;Effet de serre : des rep&#232;res&lt;/strong&gt; L'utilisation de l'&#233;nergie, sous toutes ses formes, est responsables de plus de 80% des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre, essentiellement &#224; cause du gaz carbonique issu de l'utilisation des combustibles fossiles que sont le charbon, le p&#233;trole et le gaz. Pour la France, la r&#233;partition, par secteur, des &#233;missions est donn&#233;e par le tableau page 5 [ &lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_ancre&#034; title=&#034;Minist&#232;re de l'&#233;conomie des finances et de l'industrie, (...)&#034;&gt;14&lt;/a&gt; ]. Ces chiffres, qui expriment le nombre de millions de tonnes de carbone &#233;mis chaque ann&#233;e dans l'atmosph&#232;re, sont peu expressifs en eux m&#234;mes. Ils s'&#233;clairent dans la comparaison aux cons&#233;quences des &#233;tudes men&#233;es par le groupe d'experts international sur l'&#233;volution du climat (GIEC) [ &lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_ancre&#034; title=&#034;GIEC : http://www.ipcc.ch/&amp;#38;nbsp ; ; voir &#233;galement le site de Jean Marc (...)&#034;&gt;15&lt;/a&gt; ]. Pour stabiliser la concentration de gaz &#224; effet de serre dans l'atmosph&#232;re &#224; son niveau actuel, c'est-&#224;-dire accepter un r&#233;chauffement de l'ordre de seulement deux degr&#233;s de la temp&#233;rature moyenne, la production mondiale de ces gaz [ &lt;a href=&#034;#nb16&#034; class=&#034;spip_ancre&#034; title=&#034;500 kg par habitant.&#034;&gt;16&lt;/a&gt; devrait &#234;tre divis&#233;e par deux ou trois par rapport aux &#233;missions de l'ann&#233;e 1990, qui sont prises comme r&#233;f&#233;rence. L'objectif &#224; atteindre en France, en respectant une &#233;quipartition des &#233;missions par habitant au niveau mondial, serait de ne pas d&#233;passer 30 millions de tonnes d'&#233;mission de gaz carbonique par an. Nous devrions donc diviser nos &#233;missions par 4,5. Un pr&#233;sident de la R&#233;publique d&#233;clarait &#224; Johannesburg en 2002 : &#171; &lt;i&gt;La maison br&#251;le et nous regardons ailleurs &lt;/i&gt; &#187;. Les chiffres fran&#231;ais diff&#232;rent un peu des moyennes des autres pays d&#233;velopp&#233;s : la forte proportion de centrales nucl&#233;aires (78% de la production d'&#233;lectricit&#233;) et de centrales hydro&#233;lectriques (12% de la production d'&#233;lectricit&#233;) conduit &#224; une &#233;mission plus faible du secteur &#171; transformation d'&#233;nergie &#187; que nos voisins. Les autres pays de l'Union europ&#233;enne doivent diviser leurs &#233;missions de carbone par 5, les &#201;tats Unis par 10.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034; id='Utilisations'&gt; &lt;a href='https://france.attac.org/spip.php?page=export_articles#outil_sommaire' title=&#034;Sommaire&#034;&gt; &lt;/a&gt; Utilisations&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt; Avec plus de 40% de la consommation &#233;nerg&#233;tique finale, le secteur &#171; r&#233;sidentiel et tertiaire &#187; occupe la premi&#232;re place. Ce secteur est largement domin&#233; par le chauffage, la production d'eau chaude, l'&#233;clairage, les appareils divers et...la climatisation. Apr&#232;s une baisse tr&#232;s temporaire, &#224; l'&#233;poque de la chasse au &#171; gaspi &#187;, ce secteur a retrouv&#233; une croissance r&#233;guli&#232;re, signe de bonne sant&#233; des m&#233;nages pour les uns , d'absence de courage politique pour les autres. Une remarque : la plupart des appareils modernes sont mis en veille quand ils ne sont pas utilis&#233;s. La consommation de toutes les veilles, actives 24 heures sur 24, dans les m&#233;nages et les bureaux fran&#231;ais, correspond &#224; la production de deux tranches de centrales nucl&#233;aires. Le tiers de la consommation &#233;nerg&#233;tique est consacr&#233; aux transports et, parmi ceux-ci, les transports routiers et a&#233;riens, grands &#233;metteurs de gaz carboniques, ont le vent en poupe. Ces deux modes sont aussi catastrophiques l'un que l'autre pour l'environnement : pour la m&#234;me distance parcourue, un avion &#233;met autant de carbone dans l'atmosph&#232;re par passager qu'une voiture. Un partage &#233;quitable des &#171; droits &#224; polluer &#187; signifierait qu'un voyageur ayant effectu&#233; un aller-retour Paris-New York n'aurait plus aucun autre droit &#224; &#233;mettre du carbone pendant un an au minimum... Une fois de plus, il est difficile d'&#234;tre plus clair que la Commission europ&#233;enne : &lt;i&gt;&#171; Les &#233;conomies d'&#233;nergie dans les transports (32 % de la consommation) supposent que soit corrig&#233; le d&#233;s&#233;quilibre croissant des modes de transport des marchandises en faveur de la route et au d&#233;triment du rail. Ce d&#233;s&#233;quilibre doit-il &#234;tre consid&#233;r&#233; comme une fatalit&#233;, ou implique-t-il des mesures de redressement, quelle que soit leur impopularit&#233;, notamment pour rationaliser la place de la voiture dans les villes ? Comment concilier l'ouverture &#224; la concurrence, les investissements en infrastructures permettant la suppression des goulets d'&#233;tranglement et l'intermodalit&#233; ? &#187; [ &lt;a href=&#034;#nb17&#034; class=&#034;spip_ancre&#034; title=&#034;Livre vert : Vers une strat&#233;gie europ&#233;enne de s&#233;curit&#233; d'approvisionnement&#034;&gt;17&lt;/a&gt; ]. &lt;/i&gt; &#201;videmment Attac aurait quelques amorces de r&#233;ponses &#224; apporter &#224; la derni&#232;re question de ce texte bijou. Les autres utilisations de l'&#233;nergie sont essentiellement industrielles et agricoles, li&#233;es &#224; la production. Ce sont les seuls secteurs dans lesquels les pays d&#233;velopp&#233;s ont diminu&#233; notablement leur consommation, en partie gr&#226;ce &#224; des mesures de modernisation des &#233;quipements, mais aussi &#224; l'externalisation de certaines productions vers des pays en d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034; id='lt-lt-Production'&gt; &lt;a href='https://france.attac.org/spip.php?page=export_articles#outil_sommaire' title=&#034;Sommaire&#034;&gt; &lt;/a&gt; &#171; Production &#187;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt; Il n'y a pas, au sens propre du terme, de production d'&#233;nergie ; les fournisseurs transforment des ressources naturelles disponibles. Ces sources primaires sont des r&#233;servoirs dans lesquels on puise pour en extraire l'&#233;nergie sous une forme utilisable. La majorit&#233; des processus de transformation connus passent par l'interm&#233;diaire de la production de chaleur (centrales thermiques, moteurs &#224; explosion). La chaleur est ensuite transform&#233;e, si besoin est, en &#233;nergie m&#233;canique ou en &#233;nergie &#233;lectrique. Quelques processus de conversion plus directe existent, mais sont minoritaires pour l'instant (centrales hydro&#233;lectriques, cellules photovolta&#239;ques, &#233;oliennes, piles &#224; combustible). &lt;strong&gt; Les ressources fossiles&lt;/strong&gt; Charbon, p&#233;trole et gaz constituent 80% [ &lt;a href=&#034;#nb18&#034; class=&#034;spip_ancre&#034; title=&#034;La France a une situation un peu particuli&#232;re en raison de son &#233;quipement (...)&#034;&gt;18&lt;/a&gt; des dix milliards de tonnes &#233;quivalent p&#233;trole que repr&#233;sente la consommation mondiale d'&#233;nergie primaire. Cette consommation est en augmentation constante, sans perspective notable de modification de la r&#233;partition entre les sources d'&#233;nergie, jusqu'au jour o&#249;... &lt;strong&gt; Les &#233;missions de gaz carbonique par secteur en France &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='id175b_c0'&gt; &lt;/th&gt;&lt;th id='id175b_c1'&gt; 1970 &lt;/th&gt;&lt;th id='id175b_c2'&gt; 1980 &lt;/th&gt;&lt;th id='id175b_c3'&gt; 1990 &lt;/th&gt;&lt;th id='id175b_c4'&gt; 2000 &lt;/th&gt;&lt;th id='id175b_c5'&gt; 2002 &lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id175b_c0'&gt;Transformation d'&#233;nergie [ &lt;a href=&#034;#nb19&#034; class=&#034;spip_ancre&#034; title=&#034;&#171; Transformation d'&#233;nergie &#187; englobe essentiellement la production (...)&#034;&gt;19&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c1'&gt;33,4&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c2'&gt;41&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c3'&gt;19,5&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c4'&gt;18,4&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c5'&gt;17,4&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id175b_c0'&gt;Industrie manufacturi&#232;re&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c1'&gt;45,2&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c2'&gt;41,2&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c3'&gt;31,1&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c4'&gt;29,5&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c5'&gt;29,6&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id175b_c0'&gt;R&#233;sidentiel-Tertiaire&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c1'&gt;38,6&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c2'&gt;37,6&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c3'&gt;31,2&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c4'&gt;31,3&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c5'&gt;34,1&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id175b_c0'&gt;Agriculture et sylviculture&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c1'&gt;11,2&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c2'&gt;11,6&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c3'&gt;14,7&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c4'&gt;15,7&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c5'&gt;14,1&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id175b_c0'&gt;Transport routier&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c1'&gt;13,6&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c2'&gt;23,1&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c3'&gt;29,7&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c4'&gt;34,3&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c5'&gt;35,6&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id175b_c0'&gt;Autres transports [ &lt;a href=&#034;#nb20&#034; class=&#034;spip_ancre&#034; title=&#034;Le protocole de Kyoto ne s'appliquant qu'aux consommations (...)&#034;&gt;20&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c1'&gt;2,3&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c2'&gt;2,2&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c3'&gt;2,1&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c4'&gt;2,3&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c5'&gt;2,3&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id175b_c0'&gt;Autres&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c1'&gt;1,1&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c2'&gt;1,3&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c3'&gt;1,7&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c4'&gt;1,8&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c5'&gt;1,8&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id175b_c0'&gt;&lt;strong&gt;TOTAL&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c1'&gt;&lt;strong&gt;145,4&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c2'&gt;&lt;strong&gt;158&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c3'&gt;&lt;strong&gt;130&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c4'&gt;&lt;strong&gt;133,3&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule' headers='id175b_c5'&gt;&lt;strong&gt;134,9&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;en millions de tonnes de carbone &lt;/i&gt; L'&#233;tat des r&#233;serves mondiales est &#233;valu&#233; &#224; une quarantaine d'ann&#233;es pour le p&#233;trole, &#224; une soixantaine d'ann&#233;es pour le gaz et &#224; quelques centaines d'ann&#233;es pour le charbon, dont la part diminue. &lt;strong&gt;Les centrales nucl&#233;aires&lt;/strong&gt; Les centrales &#233;lectronucl&#233;aires fournissent 6% de la production mondiale d'&#233;nergie. Les principales fili&#232;res actuelles de r&#233;acteurs nucl&#233;aires sont un h&#233;ritage des d&#233;veloppements militaires des ann&#233;es 1950. Ces r&#233;acteurs ont &#233;t&#233; con&#231;us pour la production de plutonium et pour l'&#233;quipement des sous-marins ou des porte-avions. C'est la raison pour laquelle les r&#233;acteurs &#224; eau pressuris&#233;e (REP, historiquement sous licence de l'am&#233;ricain Westinghouse ; EPR pour &lt;i&gt;European Pressurized Water Reactor &lt;/i&gt; dans les versions am&#233;lior&#233;es, en projet) ont h&#233;rit&#233; d'un combustible (uranium), d'un proc&#233;d&#233; de retraitement, et m&#234;me de d&#233;chets qui d&#233;coulent des choix strat&#233;giques de cette &#233;poque, et qui tournent autour du plutonium. La Commission europ&#233;enne consid&#232;re que, faute d'une avanc&#233;e technique importante, sur les questions des d&#233;chets et du combustible notamment, la fili&#232;re n'a que peu d'avenir, surtout qu'elle n'assure pas l'autonomie de l'Union, le combustible primaire (l'uranium) &#233;tant import&#233; dans sa totalit&#233; (Gabon, Niger, Russie, etc.) et les r&#233;serves &#233;tant estim&#233;es &#224; un peu plus de cinquante ans avec la consommation actuelle. D'autres fili&#232;res nucl&#233;aires sont imaginables, par exemple les r&#233;acteurs hybrides qui ne pr&#233;senteraient pas de risque majeur en cas de panne et devraient permettre de sortir du cycle uranium-plutonium. Le d&#233;veloppement de ces fili&#232;res (envisageable &#224; l'horizon 2020) supposerait un important effort (public) de recherche, effort qui ne semble pas &#234;tre &#224; l'ordre du jour. Et les centrales futures ? L'avenir serait, dit-on, &#224; la fusion nucl&#233;aire contr&#244;l&#233;e (le fameux projet international ITER, pour &lt;i&gt;International Thermonuclear Reactor)&lt;/i&gt; , un petit soleil &#224; domicile, en quelque sorte. Il y a trente-cinq ans, cette fili&#232;re &#233;tait annonc&#233;e pour dans cinquante ans, elle est toujours annonc&#233;e pour dans cinquante ans. Esp&#233;rons que, d'ici-l&#224;, la plan&#232;te sera encore vivable... &lt;strong&gt;Les &#233;nergies renouvelables&lt;/strong&gt; Au lieu d'utiliser des ressources que la nature a mis des millions d'ann&#233;es &#224; &#233;laborer, les &#233;nergies renouvelables s'inscrivent dans les cycles courts des saisons, avec les plantes comme combustibles, le vent et les eaux courantes comme sources de force m&#233;canique, le soleil comme source directe de chaleur et d'&#233;lectricit&#233;. Pendant longtemps, ces techniques n'ont pas b&#233;n&#233;fici&#233; des investissements massifs des autres fili&#232;res : 7% contre 57 % pour le nucl&#233;aire, d'apr&#232;s un rapport du Programme des Nations unies pour le d&#233;veloppement. Actuellement elles sont en croissance rapide dans certains pays. L'Allemagne, par exemple, a mis en place un programme d'&#233;conomies d'&#233;nergie et de d&#233;veloppement des &#233;nergies renouvelables, tant dans la production d'&#233;lectricit&#233; que dans la production de chaleur et la fabrication de bio-carburants. D'ici 2020, l'&#233;mission de gaz &#224; effet de serre devrait &#234;tre r&#233;duite de 40 % ; d'ici 2050 la part des &#233;nergies renouvelables serait de 50 %, permettant &#224; l'Allemagne de sortir &#224; la fois du nucl&#233;aire et du p&#233;trole. L'Allemagne n'est pas un exemple &#224; suivre tel quel : le lib&#233;ralisme ambiant n'&#233;pargne pas nos voisins, loin s'en faut ; il s'agit simplement de montrer que ces solutions sont en train d'&#234;tre mises en &#339;uvre dans l'un des pays les plus industrialis&#233; de la plan&#232;te. &lt;strong&gt;Les piles &#224; combustibles et l'hydrog&#232;ne&lt;/strong&gt; Les piles &#224; combustibles convertissent directement de l'&#233;nergie chimique (contenue dans un &#171; combustible &#187;, l'hydrog&#232;ne) en &#233;nergie &#233;lectrique. Le produit de combustion &#233;tant de l'eau, elles ne sont pas directement g&#233;n&#233;ratrices de gaz &#224; effet de serre. Comme le rendement de conversion est &#233;lev&#233;, la solution est s&#233;duisante ... sauf que l'hydrog&#232;ne n'existe pas &#224; l'&#233;tat naturel ; il faut donc le produire, &#224; partir de l'eau, par exemple. Et donc faire intervenir une autre source d'&#233;nergie : les lois de conservation de la physique sont intraitables. A l'heure actuelle, les solutions sont embryonnaires, le processus de conversion de l'ensemble de la cha&#238;ne, qui part de l'eau pour revenir &#224; l'eau pr&#233;sente les m&#234;mes difficult&#233;s que les autres modes de &#171; production &#187; d'&#233;nergie. L'un des enjeux les plus s&#233;duisants de la fili&#232;re serait d'arriver &#224; remplacer les hydrocarbures dans les transports, source majeure de pollutions en tous genres. Pour l'instant les solutions &#233;conomiques n'existent pas &#224; l'&#233;chelle industrielle. &lt;strong&gt;Nouvelles technologies&lt;/strong&gt; La production d'&#233;lectricit&#233; des ann&#233;es 1970-1990 (con&#231;ue dans les ann&#233;es 1960-1980) a &#233;t&#233; marqu&#233;e par la philosophie des grands travaux. Seules des installations de tr&#232;s grande puissance semblaient permettre les &#233;conomies d'&#233;chelle qui apporteraient le confort dans tous les foyers. L'&#233;volution de la puissance des tranches des grandes centrales &#233;lectronucl&#233;aires en est un exemple frappant : elle est pass&#233; de 800 MW &#224; 1400 MW par tranche, et le projet finlandais d'une tranche de 1600 MW suit cette logique. Depuis les ann&#233;es 1980, les nouvelles technologies, alliant &#233;lectronique et informatique, ont envahi notre espace quotidien, il en est de m&#234;me dans tous les domaines li&#233;s &#224; la production et &#224; l'utilisation de l'&#233;lectricit&#233;. En 1960, nous ne savions pas fabriquer les moteurs des derni&#232;res g&#233;n&#233;rations des TGV, non pour des raisons m&#233;caniques, mais parce que les syst&#232;mes &#233;lectroniques de commande n'existaient pas. &lt;i&gt;Prenons, &#224; cet &#233;gard, l'exemple des &#233;oliennes &lt;/i&gt; L'une des difficult&#233;s majeures dans la construction d'une &#233;olienne est de s'affranchir de la vitesse, &#233;minemment variable, du vent. Classiquement cela impose des astuces &#233;lectro-m&#233;caniques complexes qui font tourner la grande h&#233;lice &#224; vitesse constante quelle que soit la force du vent. Les techniques modernes permettent de supprimer cette contrainte m&#233;canique, la vitesse de rotation pouvant varier sans influence sur le fonctionnement &#233;lectrique de la machine. Les nouvelles technologies permettent d'envisager des unit&#233;s de production de relativement petites tailles, r&#233;parties l&#224; o&#249; on en a besoin. Cette adaptation de la dimension au besoin se retrouve dans une autre id&#233;e qui fait son chemin : pourquoi fabriquer &#224; grands frais de l'&#233;lectricit&#233; avec de la chaleur, transporter cette &#233;lectricit&#233; loin, toujours &#224; grands frais, pour la retransformer en chaleur &#224; destination ? G&#233;n&#233;ralement l'utilisateur (une usine, un quartier) a besoin &#224; la fois d'&#233;lectricit&#233; et de chaleur. Si la centrale de production n'est pas d'une puissance d&#233;mesur&#233;e, elle peut fournir sur place &#224; la fois &#233;lectricit&#233; et chaleur, ce qui augmentera d'autant son efficacit&#233;. Cette technique est ce que l'on appelle la co-g&#233;n&#233;ration.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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