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	<title>Attac France</title>
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	<description>Attac s'engage pour la justice sociale et environnementale et m&#232;ne des actions contre le pouvoir de la finance et des multinationales.
Mouvement d'&#233;ducation populaire, l'association produit analyses et expertises, organise des conf&#233;rences, des r&#233;unions publiques, participe &#224; des manifestations&#8230;
Attac est pr&#233;sente dans une cinquantaine de pays ; Attac France compte pr&#232;s de 10 000 membres et plus de 100 comit&#233;s locaux.</description>
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		<title>Attac France</title>
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		<title>Euro, en sortir ou pas ?</title>
		<link>https://france.attac.org/actus-et-medias/le-flux/articles/euro-en-sortir-ou-pas</link>
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		<dc:date>2011-09-09T10:14:20Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Husson</dc:creator>


		<dc:subject>Euro</dc:subject>
		<dc:subject>March&#233;s financiers</dc:subject>
		<dc:subject>Monnaie</dc:subject>
		<dc:subject>L'aust&#233;rit&#233; n'est pas une fatalit&#233; !</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le d&#233;roulement de la crise peut se r&#233;sumer de mani&#232;re simple : le capitalisme s''est reproduit durant les deux d&#233;cennies pr&#233;c&#233;dant la crise en accumulant une montagne de dettes. Pour &#233;viter l''effondrement du syst&#232;me, les &#201;tats ont repris &#224; leur compte l''essentiel de ces dettes qui, de priv&#233;es, sont devenues publiques. Leur projet est dor&#233;navant de pr&#233;senter la facture aux citoyens sous forme de coupes budg&#233;taires, d''augmentation des imp&#244;ts les plus injustes et de gel des salaires. En (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://france.attac.org/actus-et-medias/le-flux/" rel="directory"&gt;Le flux&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://france.attac.org/mot/euro" rel="tag"&gt;Euro&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://france.attac.org/mot/marches-financiers" rel="tag"&gt;March&#233;s financiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://france.attac.org/mot/monnaie-61" rel="tag"&gt;Monnaie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://france.attac.org/mot/l-austerite-n-est-pas-une-fatalite" rel="tag"&gt;L'aust&#233;rit&#233; n'est pas une fatalit&#233; !&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://france.attac.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton528-6a1c7.jpg?1754673141' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;roulement de la crise peut se r&#233;sumer de mani&#232;re simple : le capitalisme s''est reproduit durant les deux d&#233;cennies pr&#233;c&#233;dant la crise en accumulant une montagne de dettes. Pour &#233;viter l''effondrement du syst&#232;me, les &#201;tats ont repris &#224; leur compte l''essentiel de ces dettes qui, de priv&#233;es, sont devenues publiques. Leur projet est dor&#233;navant de pr&#233;senter la facture aux citoyens sous forme de coupes budg&#233;taires, d''augmentation des imp&#244;ts les plus injustes et de gel des salaires. En r&#233;sum&#233; la majorit&#233; de la population (travailleurs et retrait&#233;s) doit assurer la r&#233;alisation de profits fictifs accumul&#233;s durant de longues ann&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le ver &#233;tait dans le fruit. Vouloir construire un espace &#233;conomique avec une monnaie unique, mais sans budget, n''&#233;tait pas un projet coh&#233;rent. Une union mon&#233;taire tronqu&#233;e devient une machine &#224; fabriquer de l''h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; et de la divergence. Les pays connaissant une inflation sup&#233;rieure &#224; la moyenne perdent en comp&#233;titivit&#233;, sont incit&#233;s &#224; fonder leur croissance sur le surendettement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;trospectivement, le choix de l''euro n''avait d''ailleurs pas de justification &#233;vidente par rapport &#224; un syst&#232;me de monnaie commune, avec un euro convertible pour les relations avec le reste du monde, et des monnaies r&#233;ajustables &#224; l''int&#233;rieur. En r&#233;alit&#233;, l''euro &#233;tait con&#231;u comme un instrument de discipline budg&#233;taire et surtout salariale. Le recours &#224; la d&#233;valuation &#233;tant impossible, le salaire devenait la seule variable d''ajustement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, le syst&#232;me a fonctionn&#233; tant bien que mal gr&#226;ce au surendettement et, au moins dans un premier temps, &#224; la baisse de l'euro par rapport au dollar. Ces exp&#233;dients ne pouvaient que s'&#233;puiser, et les choses ont commenc&#233; &#224; se d&#233;traquer avec la politique allemande de d&#233;flation salariale qui l'a conduite &#224; accro&#238;tre ses parts de march&#233;, en majeure partie &#224; l'int&#233;rieur de la zone euro. M&#234;me si la zone euro &#233;tait globalement en &#233;quilibre, l''&#233;cart s'est ainsi creus&#233; entre les exc&#233;dents allemands et les d&#233;ficits de la majorit&#233; des autres pays. Les taux de croissance des pays de la zone euro ne se sont pas rapproch&#233;s : ils ont au contraire eu tendance &#224; diverger, et cela d&#232;s la mise en place de l''euro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette configuration n'&#233;tait pas soutenable. La crise a brutalement acc&#233;l&#233;r&#233; les processus de fragmentation et la sp&#233;culation financi&#232;re a fait appara&#238;tre au grand jour les tensions inh&#233;rentes &#224; l'Europe n&#233;o-lib&#233;rale. La crise a approfondi la polarisation de la zone euro en deux groupes de pays. D'un c&#244;t&#233;, l'Allemagne, les Pays-Bas et l'Autriche b&#233;n&#233;ficiaient d'importants exc&#233;dents commerciaux et leurs d&#233;ficits publics restaient mod&#233;r&#233;s. De l'autre, on trouvait d&#233;j&#224; les fameux &#171; PIGS &#187; (Portugal Italie Gr&#232;ce Espagne) dans une situation inverse : forts d&#233;ficits commerciaux et d&#233;ficits publics d&#233;j&#224; au-dessus de la moyenne. Avec la crise, les d&#233;ficits publics se sont creus&#233;s partout mais beaucoup moins dans le premier groupe de pays qui conservent des exc&#233;dents commerciaux. Dans tous les autres pays, la situation se d&#233;grade avec l'explosion des d&#233;ficits publics, et un d&#233;s&#233;quilibre croissant de la balance commerciale. En Europe, la crise des dettes souveraines a acc&#233;l&#233;r&#233; le tournant vers l'aust&#233;rit&#233; qui &#233;tait de toute mani&#232;re programm&#233;. La sp&#233;culation contre la Gr&#232;ce, puis l''Irlande et le Portugal n'a &#233;t&#233; possible que parce qu''il n'y a eu aucune mesure de contr&#244;le des banques, ni de prise en charge mutualis&#233;e des dettes &#224; l''&#233;chelle europ&#233;enne. Ce sont d''ailleurs les banques centrales qui fournissent les munitions, en pr&#234;tant aux banques &#224; 1% l''argent qui sera ensuite utilis&#233; pour profiter de la hausse des taux servis par les &#201;tats, et empocher la diff&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L''endettement public prenant le relais de l''endettement priv&#233;, la crise financi&#232;re rebondit sur ce terrain. De ce point de vue, les plans de sauvetage de l''euro sont en r&#233;alit&#233; des plans de sauvetage des banques europ&#233;ennes qui d&#233;tiennent une bonne partie de la dette des pays menac&#233;s. Les attaques sp&#233;culatives sont utilis&#233;es comme argument en faveur d'un passage rapide &#224; des plans d'aust&#233;rit&#233; drastiques. C''est un non-sens qui ne peut d&#233;boucher que sur une nouvelle r&#233;cession, y compris en Allemagne o&#249; les exportations vers les pays &#233;mergents ne pourront compenser les pertes sur les march&#233;s europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fond, les gouvernements europ&#233;ens n''ont qu'un seul objectif : revenir aussi vite que possible au business as usual. Mais cet objectif est hors d'atteinte, pr&#233;cis&#233;ment parce que tout ce qui avait permis de g&#233;rer les contradictions d''une int&#233;gration mon&#233;taire bancale a &#233;t&#233; rendu inutilisable par la crise. Ces &#233;l&#233;ments d''analyse sont aujourd''hui assez largement partag&#233;s. Ils conduisent cependant &#224; des pronostics et &#224; des orientations oppos&#233;es : &#233;clatement de la zone euro, ou refondation de la construction europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id='Pour-une-refondation-de-l-Europe'&gt;Pour une refondation de l'Europe&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le principe essentiel, c''est la satisfaction optimale des besoins sociaux. Le point de d&#233;part est donc la r&#233;partition des richesses. Du point de vue capitaliste, la sortie de crise passe par une restauration de la rentabilit&#233; et donc par une pression suppl&#233;mentaire sur les salaires et l''emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c''est la part du revenu national ponctionn&#233;e sur les salaires qui a nourri les bulles financi&#232;res. Et ce sont les contre-r&#233;formes n&#233;olib&#233;rales qui ont creus&#233; les d&#233;ficits, avant m&#234;me l''&#233;clatement de la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quation est donc simple : on ne sortira pas de la crise par le haut sans une modification significative de la r&#233;partition des revenus. Cette question vient avant celle de la croissance. Certes, une croissance plus soutenue serait favorable &#224; l''emploi et aux salaires (encore faut-il en discuter le contenu d'un point de vue &#233;cologique) mais, de toute mani&#232;re, on ne peut pas tabler sur cette variable si, en m&#234;me temps, la r&#233;partition des revenus devient de plus en plus in&#233;galitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut donc prendre en tenailles les in&#233;galit&#233;s : d''un c&#244;t&#233; par l''augmentation de la masse salariale, de l''autre par la r&#233;forme fiscale. La remise &#224; niveau de la part des salaires pourrait suivre une r&#232;gle des trois tiers : un tiers pour les salaires directs, un tiers pour le salaire socialis&#233; (la protection sociale) et un tiers pour la cr&#233;ation d''emplois par r&#233;duction du temps de travail. Cette progression se ferait au d&#233;triment des dividendes, qui n''ont aucune justification &#233;conomique, ni utilit&#233; sociale. Le d&#233;ficit budg&#233;taire devrait &#234;tre progressivement r&#233;duit, non pas par une coupe dans les d&#233;penses, mais par une refiscalisation de toutes les formes de revenus qui ont &#233;t&#233; peu &#224; peu dispens&#233;es d'imp&#244;ts. Dans l''imm&#233;diat, le co&#251;t de la crise devrait &#234;tre assum&#233; par ses responsables, autrement dit la dette devrait &#234;tre en grande partie annul&#233;e et les banques nationalis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ch&#244;mage et la pr&#233;carit&#233; &#233;taient d&#233;j&#224; les tares sociales les plus graves de ce syst&#232;me : la crise les durcit encore, d''autant plus que les plans d''aust&#233;rit&#233; vont rogner sur les conditions d''existence des plus d&#233;favoris&#233;s. L&#224; encore, une hypoth&#233;tique croissance ne doit pas &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme la voie royale. Produisons plus pour pouvoir cr&#233;er des emplois ? C''est prendre les choses &#224; l'envers. Il faut op&#233;rer ici un changement total de perspective et prendre la cr&#233;ation d'emplois utiles comme point de d&#233;part. Que ce soit par r&#233;duction du temps de travail dans le priv&#233;, ou par cr&#233;ations de postes dans les administrations, services publics et collectivit&#233;s, il faut partir des besoins et comprendre que ce sont les emplois qui cr&#233;ent de la richesse (pas forc&#233;ment marchande). Et cela permet d'&#233;tablir une passerelle avec les pr&#233;occupations environnementales : la priorit&#233; au temps libre et la cr&#233;ation d''emplois utiles sont deux &#233;l&#233;ments essentiels de tout programme de lutte contre le changement climatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de la r&#233;partition des revenus est donc le bon point d'accroche, autour de ce principe simple : &#171; nous ne paierons pas pour leur crise &#187;. Cela n''a rien &#224; voir avec une &#171; relance par les salaires &#187;, mais avec une d&#233;fense des salaires, de l''emploi et des droits sociaux sur laquelle il ne devrait pas y avoir de discussion. On peut alors mettre en avant la notion compl&#233;mentaire de contr&#244;le : contr&#244;le sur ce qu'ils font de leurs profits (verser des dividendes ou cr&#233;er des emplois) ; contr&#244;le sur l'utilisation des imp&#244;ts (subventionner les banques ou financer les services publics). L'enjeu est de faire basculer de la d&#233;fense au contr&#244;le et seul ce basculement peut permettre que la mise en cause de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production (le v&#233;ritable anticapitalisme) acqui&#232;re une audience de masse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le r&#233;sume bien &#214;zlem Onaran&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#214;zlem Onaran, &#171; An internationalist transitional program towards an (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : &#171; &lt;i&gt;Un consensus &#233;merge entre les forces anticapitalistes europ&#233;ennes autour d'une strat&#233;gie fond&#233;e sur quatre piliers : 1) r&#233;sistance aux politiques d'aust&#233;rit&#233; ; 2) r&#233;forme fiscale radicale et contr&#244;le des capitaux ; 3) nationalisation/socialisation des banques sous contr&#244;le d&#233;mocratique ; 4) audit de la dette sous contr&#244;le d&#233;mocratique suivi d'un &#233;ventuel d&#233;faut.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id='Sortie-de-l-euro'&gt;Sortie de l'euro ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quel serait l''avantage d''une sortie de l''euro ? L''argument principal est qu''il rendrait possible une d&#233;valuation de la nouvelle monnaie qui r&#233;tablirait la comp&#233;titivit&#233; du pays concern&#233;. Il redonnerait &#224; la Banque centrale la possibilit&#233; d''&#233;mettre de la monnaie afin de financer autrement son d&#233;ficit. Les plus optimistes y voient un moyen de r&#233;industrialiser une &#233;conomie, d''atteindre une croissance plus &#233;lev&#233;e et de cr&#233;er des emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fusion des monnaies nationales au sein de l'euro a retir&#233; une variable d'ajustement essentielle, le taux de change. Les pays dont la comp&#233;titivit&#233;-prix recule n'ont d'autre moyen, dans le cadre europ&#233;en actuel, que le freinage des salaires et la fuite en avant dans l'endettement. Ceci est vrai, mais n''emp&#234;che pas le sc&#233;nario de sortie de l''euro d''&#234;tre incoh&#233;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sortie de l''euro ne r&#233;soudrait en rien la question de la dette et l''aggraverait au contraire, dans la mesure o&#249; la dette &#224; l''&#233;gard des non-r&#233;sidents serait imm&#233;diatement augment&#233;e du taux de d&#233;valuation. La restructuration de la dette devrait donc en tout &#233;tat de cause &#234;tre r&#233;alis&#233;e avant la sortie de l'euro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenir &#224; une monnaie nationale dans le cas de pays qui enregistrent d'importants d&#233;ficits ext&#233;rieurs les soumet directement &#224; la sp&#233;culation sur la monnaie. L'appartenance &#224; l''euro avait au moins l''avantage de pr&#233;server les pays de ces attaques sp&#233;culatives : ainsi le d&#233;ficit commercial de l''Espagne avait atteint jusqu'&#224; 9% du PIB sans effet, &#233;videmment, sur &#171; sa &#187; monnaie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une d&#233;valuation rend les produits d'un pays plus comp&#233;titifs, en tout cas &#224; l''&#233;gard des pays qui ne d&#233;valuent pas. Il faudrait donc que la sortie de l''euro ne concerne qu''un petit nombre de pays. C'est donc une solution nationale non coop&#233;rative o&#249; un pays cherche &#224; gagner des parts de march&#233; sur ses partenaires commerciaux. Mais une d&#233;valuation fait augmenter le prix des importations, qui se r&#233;percute sur l''inflation interne et peu annuler en partie les gains de comp&#233;titivit&#233; sur les prix &#224; l''exportation. L''&#233;conomiste Jacques Sapir, qui a &#233;tabli un plan de sortie de l'euro pour la France&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jacques Sapir, S''il faut sortir de l''euro, document de travail, 6 avril 2011 :&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, reconna&#238;t que l'inflation &#171; imposera des d&#233;valuations r&#233;guli&#232;res (tous les ans ou tous les 18 mois) &#187; pour maintenir le taux de change r&#233;el constant. Cela revient &#224; accepter une boucle inflation-d&#233;valuation sans fin. La comp&#233;titivit&#233; d''un pays repose sur des &#233;l&#233;ments mat&#233;riels : les gains de productivit&#233;, l''innovation, la sp&#233;cialisation industrielle, etc. Penser que la manipulation des taux de change peut suffire &#224; assurer la comp&#233;titivit&#233; est largement une illusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi il n'y a &#224; peu pr&#232;s aucune exp&#233;rience de d&#233;valuation qui ne se soit pas traduite par une aust&#233;rit&#233; accrue qui retombe en d&#233;finitive sur les salari&#233;s. Pour que la d&#233;valuation serve &#224; la mise en place d'une autre r&#233;partition des revenus et d'un autre mode de croissance, il faudrait que les rapports de forces sociaux aient &#233;t&#233; profond&#233;ment transform&#233;s. Faire de la sortie de l'euro un pr&#233;alable revient donc &#224; inverser les priorit&#233;s entre transformation sociale et taux de change. Il y a l&#224; un glissement extr&#234;mement dangereux. Dans son document, Jacques Sapir souligne que la &#171; &lt;i&gt;nouvelle monnaie devrait alors &#234;tre ins&#233;r&#233;e dans les changements de politique macro&#233;conomique et institutionnel&lt;/i&gt; (&#8230;) &lt;i&gt;si l''on veut qu'elle donne tous les effets attendus&lt;/i&gt; &#187;. Parmi ces changements, il cite un rattrapage des salaires, la p&#233;rennisation des syst&#232;mes sociaux, un contr&#244;le strict des capitaux, la r&#233;quisition de la banque de France, le contr&#244;le de l''&#201;tat sur les banques et les assurances. Mais toutes ces mesures devraient avoir &#233;t&#233; impos&#233;es avant m&#234;me tout projet de sortie de l''euro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un gouvernement de transformation sociale commettrait d'ailleurs une terrible erreur strat&#233;gique en commen&#231;ant par sortir de l'euro, puisqu'il s'exposerait ainsi &#224; toutes les mesures de r&#233;torsion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Politiquement, le risque est tr&#232;s grand de donner une l&#233;gitimit&#233; de gauche aux programmes populistes. En France, le Front National fait de la sortie de l'euro l'un des axes de sa politique. Il renoue avec une logique national-socialiste qui combine le discours x&#233;nophobe avec une lecture faisant de l'int&#233;gration europ&#233;enne la source exclusive de tous les maux &#233;conomiques et sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le fond de la question. La mondialisation et l'int&#233;gration europ&#233;enne n&#233;olib&#233;rales renforcent le rapport de forces en faveur du capital. Mais il n'est pas possible d'en faire la cause unique, comme si un meilleur partage des richesses pouvait s'&#233;tablir spontan&#233;ment, &#224; l'int&#233;rieur de chaque pays, &#224; la seule condition de prendre des mesures protectionnistes. Laisser croire que la sortie de l'euro pourrait en soi am&#233;liorer le rapport de forces en faveur des travailleurs est au fond l'erreur d'analyse fondamentale. Il suffit pourtant de consid&#233;rer l'exemple britannique : la livre sterling ne fait pas partie de l'euro, mais cela ne met pas la population &#224; l'abri d'un plan d'aust&#233;rit&#233; parmi les plus brutaux en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les partisans de la sortie de l''euro avancent un autre argument : la sortie de l''euro serait une mesure imm&#233;diate, relativement facile &#224; prendre, alors qu'une perspective de refondation europ&#233;enne serait hors d''atteinte. Cet argument passe &#224; c&#244;t&#233; de la possibilit&#233; m&#234;me d'une strat&#233;gie de rupture qui ne pr&#233;suppose pas qu''elle intervienne de mani&#232;re simultan&#233;e dans tous les pays europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id='Pour-une-strategie-de-rupture-et-d-extension'&gt;Pour une strat&#233;gie de rupture et d'extension&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le choix semble donc &#234;tre entre une aventure hasardeuse et une harmonisation utopique. La question politique centrale est alors de sortir de ce dilemme. Pour essayer d'y r&#233;pondre, il faut travailler la distinction entre les fins et les moyens. L'objectif d'une politique de transformation sociale, c'est, encore une fois, d'assurer &#224; l'ensemble des citoyens une vie d&#233;cente dans toutes ses dimensions (emploi, sant&#233;, retraite, logement, etc.). L'obstacle imm&#233;diat est la r&#233;partition des revenus qu'il faut modifier &#224; la source (entre profits et salaires) et corriger au niveau fiscal. Il faut donc prendre un ensemble de mesures visant &#224; d&#233;gonfler les revenus financiers et &#224; r&#233;aliser une r&#233;forme fiscale radicale. Ces enjeux passent par la mise en cause des int&#233;r&#234;ts sociaux dominants, de leurs privil&#232;ges, et cet affrontement se d&#233;roule avant tout dans un cadre national. Mais les atouts des dominants et les mesures de r&#233;torsion possibles d&#233;passent ce cadre national : on invoque imm&#233;diatement la perte de comp&#233;titivit&#233;, les fuites de capitaux et la rupture avec les r&#232;gles europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule strat&#233;gie possible doit alors s'appuyer sur la l&#233;gitimit&#233; des solutions progressistes, qui r&#233;sulte de leur caract&#232;re &#233;minemment coop&#233;ratif. Toutes les recommandations n&#233;o-lib&#233;rales renvoient en derni&#232;re instance &#224; la recherche de la comp&#233;titivit&#233; : il faut baisser les salaires, r&#233;duire les &#171; charges &#187; pour, en fin de compte, gagner des parts de march&#233;. Comme la croissance sera faible dans la p&#233;riode ouverte par la crise en Europe, le seul moyen pour un pays de cr&#233;er des emplois, sera d'en prendre aux pays voisins, d'autant plus que la majorit&#233; du commerce ext&#233;rieur des pays europ&#233;ens se fait &#224; l'int&#233;rieur de l'Europe. C'est vrai m&#234;me pour l'Allemagne (premier ou deuxi&#232;me exportateur mondial avec la Chine), qui ne peut compter sur les seuls pays &#233;mergents pour tirer sa croissance et ses emplois. Les sorties de crise n&#233;o-lib&#233;rales sont donc par nature non coop&#233;ratives : on ne peut gagner que contre les autres, et c'est d'ailleurs le fondement de la crise de la construction europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, les solutions progressistes sont coop&#233;ratives : elles fonctionnent d'autant mieux qu'elles s''&#233;tendent &#224; un plus grand nombre de pays. Si tous les pays europ&#233;ens r&#233;duisaient la dur&#233;e du travail et imposaient les revenus du capital, cette coordination permettrait d'&#233;liminer les contrecoups auxquels serait expos&#233;e cette m&#234;me politique men&#233;e dans un seul pays. La voie &#224; explorer est donc celle d'une strat&#233;gie d'extension que pourrait suivre un gouvernement de la gauche radicale :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; on prend unilat&#233;ralement les &#171; bonnes &#187; mesures (par exemple la taxation des transactions financi&#232;res) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; on les assortit de mesures de protection (par exemple un contr&#244;le des capitaux) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; on prend le risque politique d'enfreindre les r&#232;gles europ&#233;ennes ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; on propose de les modifier en &#233;tendant &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne les mesures prises ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; on n''exclut pas un bras de fer et on use de la menace de sortie de l''euro.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Ce sch&#233;ma prend acte du fait qu''on ne peut conditionner la mise en &#339;&#339;uvre d''une &#171; bonne &#187; politique &#224; la constitution d''une &#171; bonne &#187; Europe. Les mesures de r&#233;torsion de toutes sortes doivent &#234;tre anticip&#233;es au moyen de mesures qui, effectivement, font appel &#224; l'arsenal protectionniste. Mais il ne s'agit pas de protectionnisme au sens habituel du terme, car ce protectionnisme prot&#232;ge une exp&#233;rience de transformation sociale et non les int&#233;r&#234;ts des capitalistes d'un pays donn&#233; face &#224; la concurrence des autres. C'est donc un protectionnisme d'extension, dont la logique est de dispara&#238;tre &#224; partir du moment o&#249; les &#171; bonnes &#187; mesures seraient g&#233;n&#233;ralis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rupture avec les r&#232;gles europ&#233;ennes ne se fait pas sur une p&#233;tition de principe, mais &#224; partir d'une mesure juste et l&#233;gitime, qui correspond aux int&#233;r&#234;ts du plus grand nombre et qui est propos&#233;e comme marche &#224; suivre aux pays voisins. Cet espoir de changement permet alors de s'appuyer sur la mobilisation sociale dans les autres pays et de construire ainsi un rapport de forces qui peut peser sur les institutions europ&#233;ennes. L'exp&#233;rience r&#233;cente du plan de sauvetage de l'euro a d'ailleurs montr&#233; qu'il n'&#233;tait pas besoin de changer les trait&#233;s pour passer outre &#224; un certain nombre de leurs dispositions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sortie de l''euro n''est plus, dans ce sch&#233;ma, un pr&#233;alable. C''est au contraire une arme &#224; utiliser en dernier recours. La rupture devrait plut&#244;t se faire sur deux points qui permettraient de d&#233;gager de v&#233;ritables marges de man&#339;uvre : nationalisation des banques et d&#233;nonciation de la dette.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id='Rupture-et-refondation'&gt;Rupture et refondation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le premier point d'appui est la capacit&#233; de nuisance &#224; l'&#233;gard des int&#233;r&#234;ts capitalistes : le pays innovant peut restructurer sa dette, nationaliser les capitaux &#233;trangers, etc. ou menacer de le faire. M&#234;me dans le cas d'un petit pays, la capacit&#233; de riposte est consid&#233;rable, compte tenu de l'imbrication des &#233;conomies et des march&#233;s financiers. Beaucoup pourraient y perdre, par exemple les banques europ&#233;ennes dans le cas de la Gr&#232;ce. Au lieu de se coucher litt&#233;ralement devant la finance, Papandr&#233;ou aurait pu entamer un bras de fer en disant : &#171; La Gr&#232;ce ne peut pas payer, il faut donc discuter &#187;. C'est ce qu'avait fait l'Argentine en suspendant sa dette en 2001 et en obtenant une ren&#233;gociation de sa dette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le principal point d'appui r&#233;siderait dans le caract&#232;re coop&#233;ratif des mesures prises. C'est une &#233;norme diff&#233;rence avec le protectionnisme classique qui cherche toujours au fond &#224; tirer son &#233;pingle du jeu en grignotant des parts de march&#233; &#224; ses concurrents. Toutes les mesures progressistes, au contraire, sont d'autant plus efficaces qu'elles se g&#233;n&#233;ralisent &#224; un plus grand nombre de pays. Il faudrait donc parler ici d'une strat&#233;gie d'extension qui repose sur le discours suivant : &#171; nous affirmons notre volont&#233; de taxer le capital et nous prenons les mesures de protection ad&#233;quates. Mais c'est en attendant que cette mesure, comme nous le proposons, soit &#233;tendue &#224; l'ensemble de l''Europe. C'est donc au nom d'une autre Europe que serait assum&#233;e la rupture avec l'Europe r&#233;ellement existante. Plut&#244;t que de les opposer, il faut donc r&#233;fl&#233;chir &#224; l'articulation entre rupture avec l''Europe n&#233;olib&#233;rale et projet de refondation europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id='Le-projet-et-le-rapport-de-forces'&gt;Le projet et le rapport de forces&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un programme qui ne viserait qu'&#224; r&#233;guler le syst&#232;me &#224; la marge serait non seulement sous-dimensionn&#233;, mais aussi peu mobilisateur. En sens inverse, une perspective radicale risque de d&#233;courager devant l'ampleur de la t&#226;che. Il s'agit en quelque sorte de d&#233;terminer le degr&#233; optimal de radicalit&#233;. La difficult&#233; n'est pas tant d'&#233;laborer des dispositifs d'ordre technique : c'est &#233;videmment indispensable et c'est un travail largement avanc&#233;, mais aucune mesure habile ne peut permettre de contourner l'affrontement in&#233;vitable entre int&#233;r&#234;ts sociaux contradictoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les banques, l''&#233;ventail va de la nationalisation int&#233;grale &#224; la r&#233;gulation, en passant par la constitution d''un p&#244;le financier public ou la mise en place d'une r&#233;glementation tr&#232;s contraignante. La dette publique peut quant &#224; elle &#234;tre annul&#233;e, suspendue, ren&#233;goci&#233;e, etc. La nationalisation int&#233;grale des banques et la d&#233;nonciation de la dette publique sont des mesures l&#233;gitimes et &#233;conomiquement viables, mais elles peuvent para&#238;tre hors de port&#233;e, en raison du rapport de forces actuel. L&#224; se situe le v&#233;ritable d&#233;bat : quelle est, sur l''&#233;chelle du radicalisme, la position du curseur qui permet le mieux de mobiliser ? Ce n'est pas aux &#233;conomistes de trancher ce d&#233;bat et c'est pourquoi, plut&#244;t que de proposer un ensemble de mesures, cet article a cherch&#233; &#224; poser des questions de m&#233;thode et &#224; souligner la n&#233;cessit&#233;, pour une vraie sortie de crise, de trois ingr&#233;dients indispensables :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; une modification radicale de la r&#233;partition des revenus ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; une r&#233;duction massive du temps de travail ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; une rupture avec l''ordre mondial capitaliste, &#224; commencer par l'Europe r&#233;ellement existante.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;bat ne peut &#234;tre enferm&#233; dans une opposition entre anti-lib&#233;raux et anti-capitalistes. Cette distinction a &#233;videmment un sens, selon que le projet est de d&#233;barrasser le capitalisme de la finance ou de nous d&#233;barrasser du capitalisme. Mais cette tension ne devrait pas emp&#234;cher de faire un long chemin ensemble, tout en menant ce d&#233;bat. Le &#171; programme commun &#187; pourrait reposer ici sur la volont&#233; d'imposer d'autres r&#232;gles de fonctionnement au capitalisme. Et c''est bien la ligne de partage entre la gauche radicale de rupture et le social-lib&#233;ralisme d'accompagnement. La t&#226;che prioritaire aujourd'hui est en tout cas, pour la gauche radicale, de construire un horizon europ&#233;en commun, qui serve de base &#224; un v&#233;ritable internationalisme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration : &lt;a href=&#034;http://www.flickr.com/photos/29487767@N02/3074487090/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;alles-schlumpf&lt;/a&gt; sous licence &lt;a href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Creative Commons BY-NC-SA 2.0&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#214;zlem Onaran, &#171; An internationalist transitional program towards an anti-capitalist Europe &#187;, International Viewpoint. n&#176;435, April 2011. &lt;a href=&#034;http://internationalviewpoint.org/spip.php?article2096&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://internationalviewpoint.org/spip.php?article2096&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jacques Sapir, S''il faut sortir de l''euro, document de travail, 6 avril 2011 : &lt;a href=&#034;http://gesd.free.fr/sapirsil.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://gesd.free.fr/sapirsil.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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