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	<title>Attac France</title>
	<link>https://france.attac.org/</link>
	<description>Attac s'engage pour la justice sociale et environnementale et m&#232;ne des actions contre le pouvoir de la finance et des multinationales.
Mouvement d'&#233;ducation populaire, l'association produit analyses et expertises, organise des conf&#233;rences, des r&#233;unions publiques, participe &#224; des manifestations&#8230;
Attac est pr&#233;sente dans une cinquantaine de pays ; Attac France compte pr&#232;s de 10 000 membres et plus de 100 comit&#233;s locaux.</description>
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		<title>Attac France</title>
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		<title> L'Europe &#224; quitte ou double </title>
		<link>https://france.attac.org/nos-publications/livres/livres/leurope-quitte-ou-double</link>
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		<dc:date>2010-01-01T12:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Attac France, Jean Tosti</dc:creator>


		<dc:subject>L'aust&#233;rit&#233; n'est pas une fatalit&#233; !</dc:subject>
		<dc:subject>Construction Europ&#233;enne </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Il semble que les dirigeants de l'Union europ&#233;enne prennent un malin plaisir &#224; d&#233;courager les meilleures volont&#233;s. La signature du trait&#233; de Lisbonne et sa ratification par voie parlementaire dans la plupart des &#201;tats, contre l'avis des populations, le fait qu'il soit la copie conforme du Trait&#233; constitutionnel rejet&#233; en 2005 par les peuples fran&#231;ais et n&#233;erlandais, qu'il ait &#233;t&#233; &#233;labor&#233; en catimini et soit totalement illisible, tout cela a de quoi lasser m&#234;me les plus chauds partisans de l'id&#233;e europ&#233;enne. D'autant que le bilan, au bout de&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://france.attac.org/nos-publications/livres/" rel="directory"&gt;Livres&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://france.attac.org/mot/l-austerite-n-est-pas-une-fatalite" rel="tag"&gt;L'aust&#233;rit&#233; n'est pas une fatalit&#233; !&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://france.attac.org/mot/construction-europeenne" rel="tag"&gt;Construction Europ&#233;enne &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://france.attac.org/local/cache-vignettes/L91xH150/arton331-b0c69.jpg?1753816606' class='spip_logo spip_logo_right' width='91' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il semble que les dirigeants de l'Union europ&#233;enne prennent un malin plaisir &#224; d&#233;courager les meilleures volont&#233;s. La signature du trait&#233; de Lisbonne et sa ratification par voie parlementaire dans la plupart des &#201;tats, contre l'avis des populations, le fait qu'il soit la copie conforme du Trait&#233; constitutionnel rejet&#233; en 2005 par les peuples fran&#231;ais et n&#233;erlandais, qu'il ait &#233;t&#233; &#233;labor&#233; en catimini et soit totalement illisible, tout cela a de quoi lasser m&#234;me les plus chauds partisans de l'id&#233;e europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant que le bilan, au bout de cinquante ans d'Europe, est pour le moins mitig&#233;. Certes, l'instauration d'un March&#233; commun a permis, &#224; partir de 1957, d'exorciser les conflits pass&#233;s, notamment entre la France et l'Allemagne. Pour le reste, et sans nier certaines avanc&#233;es dans divers domaines, le compte n'y est pas vraiment. L'essentiel des politiques europ&#233;ennes consiste &#224; promouvoir le libre-&#233;change et son corollaire, la concurrence libre (et non fauss&#233;e), au d&#233;triment de la solidarit&#233; et des services publics. Quant au volet social, il est toujours remis &#224; plus tard. Plus grave, l'&#233;largissement de l'Union &#224; vingt-sept membres, sans aucune pr&#233;caution, favorise encore davantage le dumping social ou fiscal (salaires de mis&#232;re, impositions quasiment nulles pour les soci&#233;t&#233;s, etc.), sur fond de d&#233;localisations et de chantage &#224; l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les critiques ne concernent pas que la politique &#233;conomique et sociale. On verra, tout au long de cet ouvrage, que l'Union europ&#233;enne, dont les institutions et le fonctionnement n'ont jamais &#233;t&#233; d&#233;mocratiques, a suivi des voies condamnables dans la plupart des domaines, depuis l'agriculture productiviste d&#233;truisant l'environnement jusqu'&#224; la politique militaire inf&#233;od&#233;e &#224; l'OTAN, sans oublier l'Europe forteresse o&#249; se multiplient les centres de r&#233;tention. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, et m&#234;me si les motifs d'inqui&#233;tude ou d'insatisfaction se sont multipli&#233;s, une grande majorit&#233; d'Europ&#233;ens croient en l'Union et estiment qu'elle est une bonne chose pour leur pays et pour eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage a d'abord pour but de dresser l'&#233;tat des lieux dans quelques grands domaines, et de proposer pour chacun d'eux des alternatives pour une autre Europe. Reste &#224; savoir comment la r&#233;aliser. C'est l'objet d'une derni&#232;re partie o&#249;, &#224; travers l'exp&#233;rience historique de la construction europ&#233;enne, seront abord&#233;es diverses conceptions de l'Europe politique. La discussion sur ces options est d'autant plus n&#233;cessaire que la crise &#233;conomique et financi&#232;re bouscule pas mal d'id&#233;es re&#231;ues. Elle nous a par exemple montr&#233; qu'en p&#233;riode de turbulence les &#201;tats-nations, du moins trois ou quatre d'entre eux, ont vite fait de reprendre le gouvernail de l'Union. Chacun en tirera les conclusions qu'il veut sur l'avenir de la construction europ&#233;enne. Mais il y a au moins une certitude qui s'impose &#224; nous : m&#234;me si nous ne savons pas quand ni comment elle sera r&#233;solue, la crise est un &#233;chec cuisant pour le capitalisme et l'&#233;conomie de march&#233;. Le lib&#233;ralisme effr&#233;n&#233; impos&#233; &#224; marche forc&#233;e depuis vingt ans par les dirigeants de l'Union conduit &#224; une impasse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant dire que l'Union europ&#233;enne est &#224; un tournant. Ou bien elle ne tire aucune le&#231;on de la crise et s'enfonce d&#233;finitivement dans une logique marchande mortif&#232;re, en abandonnant sur le bord du chemin toutes les valeurs qui fondent une soci&#233;t&#233; humaine, ou bien les citoyens r&#233;ussissent &#224; donner la primaut&#233; &#224; la d&#233;mocratie et &#224; la solidarit&#233; sur toute consid&#233;ration mercantile. D'une certaine fa&#231;on, le sort de l'Union europ&#233;enne s'apparente &#224; un quitte ou double.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Mars 2009, Editeur : Syllepse, Prix public TTC : 7,00 &#8364; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le FMI, un ami qui vous veut du mal</title>
		<link>https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/articles/le-fmi-un-ami-qui-vous-veut-du-mal</link>
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		<dc:date>2009-09-22T12:36:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Tosti</dc:creator>


		<dc:subject>FMI</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;L'Irlande faisait figure, pour les march&#233;s financiers, de bon &#233;l&#232;ve de la zone euro, illustrant le triomphe d'une politique ultralib&#233;rale, bas&#233;e sur des imp&#244;ts r&#233;duits, des exc&#233;dents budg&#233;taires, ainsi que sur un secteur financier d&#233;brid&#233;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/" rel="directory"&gt;Notes et rapports&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://france.attac.org/mot/fmi" rel="tag"&gt;FMI&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'Irlande faisait figure, pour les march&#233;s financiers, de bon &#233;l&#232;ve de la zone euro, illustrant le triomphe d'une politique ultralib&#233;rale, bas&#233;e sur des imp&#244;ts r&#233;duits, des exc&#233;dents budg&#233;taires, ainsi que sur un secteur financier d&#233;brid&#233;. Pourtant le &#171; tigre celtique &#187; a fini par payer le prix de ses &#171; vertus &#187;. Apr&#232;s l'&#233;clatement de la bulle de sp&#233;culation immobili&#232;re, les banques irlandaises se sont rapidement retrouv&#233;es au bord de la faillite. &#192; l'agonie il y a deux ou trois ans, ne trouvant plus d'emprunteurs, le Fonds mon&#233;taire international (FMI) appara&#238;t pour l'instant comme le principal b&#233;n&#233;ficiaire de la crise globale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le G20 lui accorde des fonds suppl&#233;mentaires, on lui promet un champ d'action plus vaste, et &#224; nouveau les pays emprunteurs sont contraints de passer sous les fourches caudines de ses plans d'ajustement structurel. Mais les choses ne sont pas si simples, car d&#233;sormais un vent de fronde souffle au sein de l'Organisation des Nations unies dont, on a trop souvent tendance &#224; l'oublier, le FMI est une agence. Et si l'ensemble des pays riches et pauvres s'entendent pour juger n&#233;cessaire une r&#233;forme du FMI, les uns et les autres ont une conception totalement diff&#233;rente de celle-ci. Reste &#224; savoir si une telle r&#233;forme est souhaitable, et s'il ne vaut pas mieux carr&#233;ment repartir de z&#233;ro.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id='Rappel-historique-et-fonctionnement-du-FMI'&gt;Rappel historique et fonctionnement du FMI&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Le FMI est n&#233; des accords de Bretton Woods, sign&#233;s le 22 juillet 1944 par la plupart des nations alli&#233;es, soit quarante-quatre &#201;tats sur quarante-cinq, l'URSS s'&#233;tant content&#233;e d'un r&#244;le d'observateur. Les m&#234;mes accords cr&#233;aient la Banque internationale pour la reconstruction et le d&#233;veloppement (BIRD), principale institution financi&#232;re de l'actuelle Banque mondiale. Il s'agissait alors de garantir la stabilit&#233; du syst&#232;me mon&#233;taire international (r&#244;le du FMI) et de favoriser la reconstruction et le d&#233;veloppement &#233;conomique des pays touch&#233;s par la guerre (r&#244;le de la BIRD). D&#232;s la cr&#233;ation de l'Organisation des Nations unies, les deux institutions en sont devenues des agences, mais elles ont r&#233;ussi, gr&#226;ce &#224; leurs statuts et &#224; la pression des &#201;tats-Unis, &#224; &#233;chapper &#224; tout r&#233;el contr&#244;le de l'ONU, et s'apparentent plus &#224; des soci&#233;t&#233;s par actions qu'&#224; des institutions d&#233;mocratiques. En effet, &#224; la Banque mondiale et au FMI, le principe n'est pas un &#201;tat = une voix, mais, comme on a coutume de le dire, un dollar = une voix. &lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;partition des droits de vote au FMI est le r&#233;sultat d'une savante alchimie tenant compte pour l'essentiel des quotes-parts vers&#233;es par chaque &#201;tat membre. Ainsi, avec une quote-part de 17,09 %, les &#201;tats-Unis disposent de 16,77 % des droits de vote, ce qui leur assure un droit de veto au sein de l'institution, car aucune d&#233;cision importante ne peut y &#234;tre prise si elle ne recueille pas au moins 85 % des voix. Plus g&#233;n&#233;ralement, la disproportion est flagrante entre les pays industrialis&#233;s (63,7% des droits de vote en 2000) et les pays en d&#233;veloppement (29,3 %), les 7 % restants allant aux pays producteurs de p&#233;trole, en particulier l'Arabie saoudite (3,3 %). Chacun des 186 &#201;tats membres est repr&#233;sent&#233; au FMI par un gouverneur, qui est en g&#233;n&#233;ral son ministre des finances (Christine Lagarde pour la France en 2009) ou le gouverneur de sa banque centrale. Mais le Conseil des gouverneurs n'a qu'un r&#244;le tr&#232;s limit&#233;, puisqu'il ne se r&#233;unit qu'une fois par an. La gestion au jour le jour est confi&#233;e &#224; un directoire de vingt-quatre personnes, appel&#233; en fran&#231;ais Conseil d'administration, en anglais &lt;i&gt;Executive Board&lt;/i&gt; , compos&#233; de fa&#231;on totalement antid&#233;mocratique : huit &#201;tats privil&#233;gi&#233;s ont droit &#224; leur propre administrateur (&#201;tats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Arabie saoudite, Chine et Russie), tandis que tous les autres sont forc&#233;s de constituer des groupes respectant un d&#233;coupage g&#233;opolitique parfois assez &#233;trange. Ainsi, le groupe repr&#233;sent&#233; par l'Espagne comprend le Mexique, les &#201;tats d'Am&#233;rique centrale et le Venezuela. On se demande quels int&#233;r&#234;ts communs peuvent avoir ces pays avec l'Espagne, dans un tel groupe aux relents colonialistes ! Chaque administrateur dispose du total des droits de vote attribu&#233;s &#224; son pays ou &#224; son groupe. Ainsi, le groupe du Rwanda, compos&#233; de vingt-trois pays africains parmi les plus pauvres, dispose en tout et pour tout de 1,35 % de droits de vote. Au sommet de la pyramide se trouve le directeur g&#233;n&#233;ral, nomm&#233; pour cinq ans. Une r&#232;gle tacite veut que ce poste soit occup&#233; par un Europ&#233;en, tandis que le pr&#233;sident de la Banque mondiale est d&#233;sign&#233; par les &#201;tats-Unis. Depuis sa cr&#233;ation, le FMI a vu se succ&#233;der dix directeurs g&#233;n&#233;raux, dont quatre Fran&#231;ais : Pierre-Paul Schweitzer (1963-1973), Jacques de la Rosi&#232;re (1978-1987), Michel Camdessus (1987-2000) et Dominique Strauss-Kahn depuis le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; novembre 2007. Soit pr&#232;s de trente-cinq ans de pr&#233;sidence fran&#231;aise (et ce n'est pas fini !), dont une vingtaine marqu&#233;e par la tyrannie de l'ajustement structurel et ses cons&#233;quenes catastrophiques.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id='Les-objectifs-du-FMI-et-ses-echecs'&gt;Les objectifs du FMI et ses &#233;checs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &#192; en croire son site Internet, le principal objectif du FMI est &#171; &lt;i&gt;d'assurer la stabilit&#233; du syst&#232;me mon&#233;taire et financier international&lt;/i&gt; &#187;. Dans la m&#234;me veine, le site pr&#233;cise qu'il s'agit de &#171; &lt;i&gt;promouvoir la stabilit&#233; &#233;conomique et pr&#233;venir les crises ; contribuer &#224; la r&#233;solution des crises, lorsqu'elles se produisent ; promouvoir la croissance et all&#233;ger la pauvret&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Autant dire que le FMI a tout faux : il n'a jamais su pr&#233;venir les crises, en particulier celle que nous traversons, n'a jamais su les r&#233;soudre, n'a promu qu'un seul type de croissance (celui des pays riches que les pays pauvres devaient imiter, au d&#233;triment de leurs propres besoins ainsi que de l'environnement) et a alourdi la pauvret&#233; au lieu de l'all&#233;ger. Quant &#224; la stabilit&#233; du syst&#232;me mon&#233;taire et financier, il y a belle lurette que le FMI a &#233;chou&#233; &#224; la garantir. Revenons en 1944 : la cr&#233;ation du FMI avait pour but principal d'&#233;viter que se produise une grande crise semblable &#224; celle de 1929, avec son avalanche de d&#233;valuations, de d&#233;sordres &#233;conomiques et de tensions politiques ayant entra&#238;n&#233; la guerre. Pour cela, trois grandes r&#232;gles avaient &#233;t&#233; fix&#233;es : chaque &#201;tat devait d&#233;finir sa monnaie par rapport &#224; l'or ou au dollar am&#233;ricain, lui-m&#234;me convertible en or ; la valeur des monnaies sur le march&#233; des changes ne devait fluctuer que de 1 % par rapport &#224; leur parit&#233; officielle ; pour d&#233;fendre cette parit&#233;, chaque &#201;tat avait pour mission d'&#233;quilibrer sa balance des paiements, le FMI pouvant lui pr&#234;ter de l'argent &#224; court terme pour qu'il parvienne &#224; cet &#233;quilibre. Ces r&#232;gles, inspir&#233;es par le n&#233;gociateur am&#233;ricain Harry Dexter White, ne plaisaient pas vraiment &#224; John Maynard Keynes, repr&#233;sentant du Royaume-Uni, qui aurait pr&#233;f&#233;r&#233; la cr&#233;ation d'une banque centrale mondiale et d'une monnaie unique, qu'il appelait le bancor. Elles n'auraient pu fonctionner que si les &#201;tats-Unis n'avaient pas abus&#233; de la &#171; planche &#224; billets &#187;, entra&#238;nant le doute et la sp&#233;culation &#224; l'encontre de leur monnaie. &#192; la fin des ann&#233;es 1960, la tension &#233;tait telle que le FMI d&#233;cida en 1969 de cr&#233;er sa propre monnaie, les droits de tirage sp&#233;ciaux (DTS). Mais on retiendra surtout la date du 15 ao&#251;t 1971, &#224; laquelle le pr&#233;sident Nixon annonce la suppression totale de la convertibilit&#233; du dollar en or. C'est la fin des accords de Bretton Woods et le d&#233;but du flottement des monnaies, ent&#233;rin&#233; par les accords de la Jama&#239;que de janvier 1976. C'est peut-&#234;tre aussi la fin du FMI, qui n'a apparemment plus gu&#232;re de raison d'&#234;tre, puisque deux de ses trois grandes r&#232;gles viennent d'&#234;tre enterr&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id='Le-FMI-et-les-Etats-endettes'&gt;Le FMI et les &#201;tats endett&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Mais il reste la troisi&#232;me r&#232;gle, celle qui veut que les &#201;tats fassent tout leur possible pour &#233;quilibrer leur balance des paiements. Or, l'augmentation des taux d'int&#233;r&#234;t initi&#233;e par le gouvernement am&#233;ricain en 1979 pour vaincre l'inflation provoque une &#171; crise de la dette &#187; qui touche de plein fouet les pays du Sud. Ils avaient largement emprunt&#233; lors des deux d&#233;cennies pr&#233;c&#233;dentes, &#224; des taux raisonnables qui se trouvent brusquement multipli&#233;s par trois ou quatre, situation d'autant plus insoutenable que les cours des mati&#232;res premi&#232;res s'effondrent, accentuant le d&#233;s&#233;quilibre de la balance des paiements. Le paroxysme est atteint en 1982, lorsque le Mexique se d&#233;clare insolvable, suivi par l'Argentine et le Br&#233;sil. Que faire pour que les cr&#233;anciers soient malgr&#233; tout rembours&#233;s ? Pr&#234;ter, pr&#234;ter encore, r&#233;&#233;chelonner la dette, mais en imposant aux pays endett&#233;s les conditions draconiennes de plans d'ajustement structurel qu'ils devront r&#233;aliser par &#233;tapes, faute de quoi les pr&#234;ts seront interrompus. C'est le FMI qu'on charge de la besogne, m&#234;me si la Banque mondiale n'est pas en reste pour lui venir en aide. Contrairement &#224; ce qu'on pense parfois, le FMI ne pr&#234;te pas des sommes consid&#233;rables. Par contre, c'est lui qui se charge des montages financiers, c'est donc lui qui d&#233;cide si un pr&#234;t peut &#234;tre accord&#233;, mettant ainsi en confiance les autres bailleurs. Damien Millet et &#201;ric Toussaint (voir bibliographie) distinguent dans l'ajustement structurel des mesures de choc, &#224; mettre en &#339;uvre &#224; tr&#232;s court terme, et des mesures structurelles &#224; plus long terme. Parmi les premi&#232;res, l'abandon des subventions aux produits et services de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;, avec pour cons&#233;quence une hausse des prix insupportable pour les populations ; la r&#233;duction impitoyable des budgets sociaux, accompagn&#233;e de baisses de salaires et de licenciements dans la fonction publique ; la d&#233;valuation de la monnaie locale (l'exemple le plus connu est celle de la d&#233;valuation de 50 % du franc CFA en 1994) ; l'augmentation des taux d'int&#233;r&#234;t, destin&#233;e &#224; attirer les capitaux &#233;trangers, mais qui ruine les petites et moyennes entreprises. Les mesures structurelles sont constitu&#233;es notamment par : le d&#233;veloppement des exportations, condition n&#233;cessaire au remboursement de la dette, avec l'exploitation d'un ou deux produits au d&#233;triment de l'agriculture vivri&#232;re ; l'ouverture totale des march&#233;s par la suppression des barri&#232;res douani&#232;res ; la lib&#233;ralisation (ouverture &#224; la concurrence) de l'&#233;conomie, l'abandon des contr&#244;les de mouvements de capitaux et la suppression du contr&#244;le des changes ; une fiscalit&#233; aggravant encore les in&#233;galit&#233;s (baisses d'imp&#244;ts sur les hauts revenus et d&#233;veloppement de la TVA) ; les privatisations massives et le d&#233;sengagement de l'&#201;tat dans les secteurs concurrentiels. L'ensemble de ces mesures, toutes inspir&#233;es de la pens&#233;e n&#233;olib&#233;rale, a &#233;t&#233; baptis&#233; &#171; consensus de Washington &#187; par l'&#233;conomiste John Williamson en 1989. Elles ont parfois r&#233;ussi &#224; r&#233;&#233;quilibrer la balance des paiements, mais au prix de quels sacrifices pour les populations ! Elles ont surtout abouti &#224; des &#233;checs m&#233;morables, l'un des plus spectaculaires &#233;tant la ruine de l'Argentine au d&#233;but des ann&#233;es 2000, alors que le pays &#233;tait consid&#233;r&#233; comme le meilleur &#233;l&#232;ve du FMI. L'exemple argentin a conduit bon nombre de pays &#224; rembourser leur dette au plus vite, afin de ne plus jamais avoir affaire au FMI et &#224; ses rem&#232;des de cheval. Et ainsi le Fonds, qui tire une grande partie de son budget de fonctionnement du service de la dette, s'est trouv&#233; dans une situation financi&#232;re bien inconfortable. Mais la crise actuelle a ruin&#233; en quelques mois bon nombre de pays qui avaient connu une croissance aussi spectaculaire qu'artificielle. C'est en particulier le cas de plusieurs nouveaux membres de l'Union europ&#233;enne, qui avaient adh&#233;r&#233; en 2004 ou 2007, ou encore de pays comme l'Islande, l'Ukraine, la Bosnie-Herz&#233;govine et la Serbie, qui tous ont d&#251; faire appel aux bons offices du FMI, dont les m&#233;thodes n'ont quasiment pas chang&#233; malgr&#233; les &#233;checs pr&#233;c&#233;dents. Et donc, l'octroi des pr&#234;ts est toujours soumis &#224; ce qu'on appelle &#171; conditionnalit&#233; &#187; dans le langage du FMI, autrement dit &#224; des mesures de choc cens&#233;es assainir le budget des &#201;tats emprunteurs. &#192; titre d'exemple, le gouvernement letton a pris en juin 2009 toute une s&#233;rie de mesures que le Parlement a &#233;t&#233; contraint d'approuver : diminution de presque 25 % du salaire minimum, diminution de 35 % des d&#233;penses li&#233;es aux salaires dans les minist&#232;res, baisse des retraites, augmentation des imp&#244;ts. Ces mesures, qui s'ajoutent &#224; celles prises quelques mois plus t&#244;t (notamment la diminution de 15 % du salaire des fonctionnaires), ne satisfont pourtant pas le FMI, qui estime que les choses ne vont pas assez vite et refuse d'accorder la deuxi&#232;me tranche du pr&#234;t promise &#224; la Lettonie. Pendant ce temps, le ch&#244;mage a augment&#233; de 150 % dans le pays !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id='Les-bons-conseils-du-FMI-l-exemple-de-la-France'&gt;Les bons conseils du FMI : l'exemple de la France&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; On aurait tort de croire que le r&#244;le du FMI se cantonne &#224; l'octroi de pr&#234;ts. D'abord, il met &#224; la disposition de ses &#201;tats membres une &#171; assistance technique &#187;, dont le Fonds nous pr&#233;cise qu'elle est destin&#233;e prioritairement aux pays &#224; faible revenu et qu'elle est pour eux gratuite. De quoi s'agit-il ? Le site du FMI nous le pr&#233;cise : &#171; &lt;i&gt;L'assistance technique du FMI favorise la mise en valeur des ressources productives des pays membres en les aidant &#224; g&#233;rer efficacement leur politique &#233;conomique et leurs affaires financi&#232;res. Le FMI aide les pays &#224; renforcer leurs ressources tant humaines qu'institutionnelles et &#224; formuler des politiques macro&#233;conomiques, financi&#232;res et structurelles adapt&#233;es.&lt;/i&gt; &#187; Nul besoin d'&#234;tre grand clerc pour deviner ce que peuvent &#234;tre, pour les &#233;conomistes du FMI, des &#171; politiques macro&#233;conomiques, financi&#232;res et structurelles adapt&#233;es &#187;, et pour comprendre tous les avantages que le capitalisme n&#233;olib&#233;ral pourra tirer de cette pr&#233;tendue g&#233;n&#233;rosit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais la g&#233;n&#233;rosit&#233; du Fonds ne s'arr&#234;te pas l&#224;. Il dispense aussi annuellement ses conseils &#224; tous les &#201;tats membres, y compris les plus d&#233;velopp&#233;s. Ses &#233;conomistes visitent le pays, pointent du doigt les &#171; bonnes mesures &#187; et les insuffisances, et rendent publique une d&#233;claration de fin de mission. Concernant la France, depuis quelques ann&#233;es le FMI est globalement satisfait des r&#233;formes &#171; courageuses &#187; entreprises par les gouvernements de droite successifs, m&#234;me s'il regrette que ces r&#233;formes ne soient ni assez rapides, ni assez radicales. C'est ce que dit entre autres la d&#233;claration de 2005 : &#171; &lt;i&gt; M&#234;me si la d&#233;termination des autorit&#233;s &#224; avancer dans les r&#233;formes est courageuse, compte tenu en particulier du contexte difficile dans lequel elles s'inscrivent, il sera essentiel de renforcer encore davantage la dynamique des r&#233;formes. Dans le cas contraire, leurs b&#233;n&#233;fices en termes de croissance et de cr&#233;ation d'emplois risqueraient de rester limit&#233;s ou de tarder &#224; se concr&#233;tiser&lt;/i&gt; . &#187; La m&#234;me d&#233;claration se termine par une recommandation qui, avec le recul, montre l'imp&#233;ritie du FMI en mati&#232;re de pr&#233;vention des crises : &#171; &lt;i&gt;Les march&#233;s hypoth&#233;caires devraient &#234;tre encore d&#233;velopp&#233;s, comme cela est pr&#233;vu, en autorisant l'hypoth&#232;que rechargeable et en diminuant les co&#251;ts de transaction et de proc&#233;dure l&#233;gaux et r&#233;glementaires.&lt;/i&gt; &#187; La d&#233;claration de 2007 d&#233;borde d'enthousiasme, apr&#232;s l'&#233;lection de Nicolas Sarkozy &#224; la pr&#233;sidence de la R&#233;publique : &#171; &lt;i&gt;L'&#233;lection d'un nouveau pr&#233;sident et la nomination d'un gouvernement ouvertement r&#233;formateur offrent &#224; la France l'occasion historique de renouer avec une croissance soutenue o&#249; chacun verrait ses opportunit&#233;s accrues.&lt;/i&gt; &#187; Elle &#233;voque aussi un probl&#232;me cher au FMI, celui du salaire minimum, qui devrait &#234;tre, sinon supprim&#233;, au moins tr&#232;s &#233;loign&#233; du salaire m&#233;dian : &#171; &lt;i&gt;La hausse tendancielle du SMIC, en rench&#233;rissant le co&#251;t du travail, a &#233;vinc&#233; les jeunes et les non-qualifi&#233;s du march&#233; du travail. Elle a par ailleurs comprim&#233; l'&#233;chelle des bas salaires et d&#233;courag&#233; le travail. Enfin, la politique des baisses de charges sociales, accord&#233;es pour tenter de compenser ces effets n&#233;gatifs, a pes&#233; lourdement sur les finances publiques. Par cons&#233;quent, nous saluons la d&#233;cision de ne pas accorder de coup de pouce au SMIC en 2007 et sugg&#233;rons qu'elle soit p&#233;rennis&#233;e.&lt;/i&gt; &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Et puis, au cas o&#249; Nicolas Sarkozy n'y aurait pas pens&#233;, le FMI l'encourage &#224; une vraie rupture : &#171; &lt;i&gt; Un &#233;l&#233;ment essentiel des r&#233;formes men&#233;es en France doit &#234;tre de rompre avec la tendance consistant &#224; r&#233;soudre les difficult&#233;s &#233;conomiques &#224; l'aide des deniers publics.&lt;/i&gt; &#187; En 2008, la crise temp&#232;re l'enthousiasme du rapporteur, mais lui apporte un souffle po&#233;tique inattendu : &#171; &lt;i&gt;La France est bel et bien en mouvement, mais les vents contraires de la conjoncture internationale ont pris de l'ampleur. L'heure est venue d'acc&#233;l&#233;rer encore la mise en &#339;uvre d'une strat&#233;gie ambitieuse qui placera le pays sur un sentier de croissance plus &#233;lev&#233;e, tout en prenant des mesures d&#233;cisives pour pr&#233;parer les finances publiques &#224; l'avenir&lt;/i&gt; . &#187; Quant &#224; la d&#233;claration de 2009, rendue publique fin juin, elle estime que la France a mieux r&#233;sist&#233; que ses voisins &#224; la crise (ce qui reste &#224; prouver), mais s'inqui&#232;te de la flamb&#233;e de la dette publique et sugg&#232;re de nouvelles &#233;conomies dans les d&#233;penses publiques, par exemple en &#233;tendant aux collectivit&#233;s locales la r&#232;gle de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant &#224; la retraite. Et puis, preuve que les r&#233;centes d&#233;clarations de Fran&#231;ois Fillon ne tombent pas du ciel, elle propose de relever l'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite : &#171; &lt;i&gt;Nous encourageons le gouvernement et les partenaires sociaux &#224; consid&#233;rer s&#233;rieusement le rel&#232;vement de l'&#226;ge l&#233;gal de la retraite, qui, &#224; 60 ans, reste consid&#233;rablement inf&#233;rieur &#224; celui des autres pays europ&#233;ens.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id='Quel-avenir-pour-le-FMI'&gt;Quel avenir pour le FMI ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &#192; la lecture de ce qui pr&#233;c&#232;de, on ne peut qu'&#234;tre inquiet, voire r&#233;volt&#233;, lorsqu'on apprend que le G20 de Londres, en avril 2009, a propos&#233; d'&#233;tendre les pouvoirs du FMI et de faire de lui le superviseur de la finance et de l'&#233;conomie mondiales. Non seulement le FMI a toujours &#233;t&#233; incapable de pr&#233;venir les crises, mais il les a en grande partie provoqu&#233;es, par exemple en encourageant les pr&#234;ts hypoth&#233;caires ou en imposant la libre circulation des capitaux aux pays endett&#233;s, contrairement &#224; ses propres statuts. Depuis quelques ann&#233;es, Joseph E. Stiglitz a mis en lumi&#232;re les innombrables &#233;checs du FMI, mais il a trop souvent le tort d'imputer ces &#233;checs &#224; des erreurs d'appr&#233;ciation. &lt;br class='autobr' /&gt;
Non, l'&#233;chec du FMI n'est pas d&#251; &#224; des erreurs ponctuelles, mais &#224; une strat&#233;gie d&#251;ment pr&#233;m&#233;dit&#233;e, celle du capitalisme n&#233;olib&#233;ral, pour qui l'accroissement des profits de quelques-uns ne peut se faire qu'au prix de l'appauvrissement de tous les autres, et qui compte bien profiter de la crise pour resserrer l'&#233;tau sur les peuples du monde. C'est ce que Naomi Klein appelle la strat&#233;gie du choc. Alors, r&#233;former le FMI, est-ce possible ? L'Organisation des Nations unies veut y croire, et compte pour cela sur une redistribution des droits de vote au sein de l'institution. Ainsi, la d&#233;claration finale de la Conf&#233;rence de l'ONU sur la crise, tenue en juin 2009, souligne &#171; &lt;i&gt; qu'il importe de r&#233;former d'urgence la gouvernance des institutions de Bretton Woods, sur la base d'une juste et &#233;quitable repr&#233;sentation des pays en d&#233;veloppement, afin d'accro&#238;tre la cr&#233;dibilit&#233; et d'&#233;largir la responsabilit&#233; de ces institutions. Ces r&#233;formes doivent refl&#233;ter fid&#232;lement les r&#233;alit&#233;s nouvelles et renforcer le point de vue, la voix et la participation des march&#233;s &#233;mergents dynamiques et des pays en d&#233;veloppement, notamment les plus pauvres d'entre eux.&lt;/i&gt; &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais c'est sans compter sur les &#201;tats-Unis et sur leur droit de veto au sein du FMI (droit de veto qui arrange d'ailleurs bien les autres grandes puissances). Le d&#233;l&#233;gu&#233; am&#233;ricain John Sammis l'a d'ailleurs clairement dit &#224; cette occasion : &#171; &lt;i&gt;Toute d&#233;cision sur une r&#233;forme des institutions financi&#232;res internationales ou de leur mode de fonctionnement est l'apanage de leurs actionnaires et de leurs conseils d'administration respectifs.&lt;/i&gt; &#187; Ou encore, enfon&#231;ant le clou, il a indiqu&#233; que Washington ne consid&#233;rait pas le document final comme &#171; &lt;i&gt;conf&#233;rant aux Nations unies un r&#244;le formel dans des d&#233;cisions affectant les institutions financi&#232;res internationales&lt;/i&gt; &#187; (source : AFP, 27/06/09). De toute fa&#231;on, la seule r&#233;forme des droits de vote envisageable consisterait &#224; adopter, aussi bien au FMI qu'&#224; la Banque mondiale, le principe &#171; un pays = une voix &#187;. Et on n'en prend visiblement pas le chemin, ce qui rend impossible toute r&#233;forme profonde du FMI et de ses orientations. Dans ces conditions, ne faudrait-il pas abolir imm&#233;diatement le FMI (et aussi la Banque mondiale, n'en d&#233;plaise &#224; J.-E. Stiglitz), et le remplacer par une institution mettant au premier rang la satisfaction des besoins humains fondamentaux, et non la recherche fr&#233;n&#233;tique des profits financiers ?&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Des conclusions inqui&#233;tantes &lt;/strong&gt; Le 29 juillet 2009, le Conseil d'administration du FMI a publi&#233; une &#171; note d'information au public &#187; concernant la France. Le dernier paragraphe, reproduit ci-dessous, trace une voie pour le moins inqui&#233;tante, d'autant qu'elle est en tous points identique &#224; celle propos&#233;e par le gouvernement fran&#231;ais : &#171; &lt;i&gt;Les administrateurs pr&#233;conisent de poursuivre de mani&#232;re soutenue le calendrier de r&#233;formes. Ils notent avec satisfaction que les autorit&#233;s, tout en agissant &#224; court terme pour combattre la crise, sont d&#233;termin&#233;es &#224; s'attaquer aux faiblesses structurelles qui existent de longue date, en mettant l'accent particuli&#232;rement sur les r&#233;formes des march&#233;s du travail et de produits. Pour stimuler la comp&#233;titivit&#233; et la croissance, pr&#233;server la viabilit&#233; des finances publiques et rehausser le niveau de vie, les administrateurs recommandent de prendre des mesures favorisant la cr&#233;ation d'emplois, en particulier pour les jeunes, les travailleurs peu qualifi&#233;s et les seniors. Il s'agirait entre autres de continuer de faire preuve de mod&#233;ration dans l'&#233;tablissement du salaire minimum, de mener des politiques actives telles que la formation des travailleurs et de relever l'&#226;ge l&#233;gal du d&#233;part &#224; la retraite pour promouvoir l'emploi des seniors. Les administrateurs saluent la mise en place r&#233;cente d'une autorit&#233; unique en mati&#232;re de concurrence et recommandent de s'inspirer de la directive de l'UE sur les services pour d&#233;r&#233;glementer certaines professions lib&#233;rales.&lt;/i&gt; &#187;Lien internet : &lt;a href=&#034;http://www.imf.org/external/french/np/sec/pn/2009/pn0996f.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.imf.org/external/french/...&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Bibliographie sommaire :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Attac, Que faire du FMI et de la Banque mondiale ?, Mille et une Nuits, 2002.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Attac, Le Petit Alter, Dictionnaire altermondialiste, Mille et une Nuits, 2006.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Damien Millet, &#201;ric Toussaint, 60 Questions, 60 R&#233;ponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale, CADTM et Syllepse, 2008.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Joseph E. Stiglitz, La Grande D&#233;sillusion, Fayard, 2002. &lt;strong&gt;Site internet : &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le site du FMI, dont sont extraites la plupart des citations contenues dans cet article, notamment celles des d&#233;clarations de fin de mission. &lt;a href=&#034;http://www.imf.org/external/french/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.imf.org/external/french/...&lt;/a&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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