Soutiens à Thomas Coutrot, faucheur de chaises HSBC et BNP

Fédération Finances CGT : « Lutte contre les paradis fiscaux : soutien à Thomas Coutrot (Attac) »

La fédération des Finances CGT a appris avec indignation la convocation de Thomas Coutrot le 10 juin prochain au commissariat du 11e arrondissement de Paris pour avoir mené, avec Attac, une action visant à dénoncer les paradis fiscaux.

La fédération des Finances CGT apporte à Thomas Coutrot et à ses camarades tout son soutien. Comme Attac et bon nombre de syndicats, d’associations, d’ONG, la Fédération des Finances CGT lutte contre les paradis fiscaux et l’évasion fiscale.

La fraude fiscale est évaluée à 80 milliards d’euros, l’évasion fiscale à 50 milliards : c’est ainsi environ un tiers des recettes fiscales de l’État qui est volé ! Cela obère gravement les politiques publiques et la réponse aux besoins sociaux.

Ce sont bien les établissements bancaires qui ont des agences dans les paradis fiscaux qui doivent être condamnées et non pas ceux qui, par une action symbolique, ont « saisi » quelques chaises d’un de ces établissements bancaires.

Le gouvernement français et ses homologues européens portent une lourde responsabilité pour n’avoir pas su légiférer efficacement pour éradiquer paradis fiscaux, fraude et évasion fiscales.

Attac, celles et ceux qui veulent l’éradication des paradis fiscaux, mènent des luttes d’utilité publique. C’est pourquoi l’affaire des chaises de la BNP Paribas doit être classée sans suite.

La fédération des Finances CGT sera aux côtés de Thomas Coutrot le 10 juin prochain.

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Union Syndicale Solidaires : « Les paradis fiscaux, c’est l’enfer ! Soutien à Thomas Coutrot »

L’union syndicale Solidaires dénonce la procédure engagée contre Thomas Coutrot (Porte parole d’Attac) et sa convocation au commissariat du 11e arrondissement de Paris le mercredi 10 juin. Le 7 mars, Attac menait une action en réquisitionnant 5 chaises dans l’agence BNP Paribas de Paris Voltaire pour exiger la fermeture des 7 filiales de la banque aux îles Caïmans.

La fraude et l’évasion fiscale coûtent chaque année de 60 à 80 milliards d’euros à l’État Français. Les grandes banques françaises et internationales, qui jouent un rôle clé dans l’industrie de l’évasion fiscale, n’ont toujours pas changé leurs pratiques.

Tant que HSBC n’aura pas remboursé et que BNP Paribas n’aura pas fermé ses filiales aux îles Caïmans, les actions des « faucheurs de chaises » sont totalement légitimes pour dénoncer ces banques qui dépouillent l’État français, empêchent la transition et imposent les politiques d’austérité aux populations.

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Soutien du CADTM Belgique


CGT : « Expression confédérale de soutien à Thomas Coutrot »

La confédération CGT condamne avec la plus grande fermeté la convocation au commissariat du 11e arrondissement de Paris de Thomas Coutrot, co-président d’Attac France.

Une fois de plus, un militant est attaqué en raison de son action. La loi sur le renseignement, les attaques pour empêcher l’intervention syndicale, les menaces pesant sur les bourses du travail, les procédures judiciaires contre les lanceurs d’alerte, quels qu’ils soient, participent de la même logique et sont inacceptables : il s’agit d’une atteinte majeure à la démocratie !

La dénonciation et la lutte contre les paradis fiscaux et l’évasion fiscale fait partie des combats menés par la CGT pour que les politiques publiques soient au service de la justice sociale, et non des plus riches. Les institutions et organismes qui, par leur présence dans les paradis fiscaux, permettent cette confiscation des richesses, doivent être condamnés, pas ceux qui le dénoncent.

Nous exprimons notre solidarité à Attac et son co-président et serons présents à ses côtés lors du rassemblement du 10 juin 15.

La CGT BNP Paribas et la FSPBA apportent tout leur soutien à Thomas Coutrot

Déclaration des syndicats CGT BNPP Paribas réunis en conférence nationale et FSPBA-CGT

Nous sommes Charlie proclamait BNP Paribas après le 11 janvier. Parmi les victimes figurait Bernard MARRIS, économiste d’Attac.

Les choses ont visiblement changé. BNPP Paribas a porté plainte puisque Thomas COUTROT, Président d’Attac a été convoqué au commissariat du 11e arrondissement de Paris dans le cadre de la lutte contre les paradis fiscaux.

Comme nombre d’associations comme Attac, la Fédération CGT Banques Assurances (FSPBA) et la CGT BNP Paribas luttent contre les paradis fiscaux et l’évasion fiscale.

Convoqué au commissariat pour quelques chaises confisquées dans une agence parisienne BNP Paribas est sans commune mesure avec l’implantation de 170 filiales de BNP Paribas dans les paradis fiscaux.

La CGT BNP Paribas et la FSPBA apportent tout leur soutien à Thomas COUTROT et demandent que cette affaire soit classée sans suite.

Piscop, le 11 juin 2015

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Solidaires Finances Publiques Paris soutient la réquisition citoyenne des chaises BNP et HSBC

Lors du Comité Technique Local du 16 juin sur le Contrôle Fiscal, Solidaires Finances Publiques Paris a lu sa déclaration liminaire (http://www.solidairesfinancespubliq...) sur une chaise réquisitionnée par les militantEs d’Attac à la banque BNP Paribas.

« Plus de 3 mois après à la réquisition citoyenne de chaises effectuée par les militantEs d’Attac dans l’agence BNP Paribas du boulevard Voltaire à Paris, la banque a finalement osé porter plainte pour « vol en réunion » contre Thomas Coutrot, porte-parole d’Attac. Jusqu’où la principale banque française, qui détient pas moins de 170 filiales dans les paradis fiscaux, s’enfoncera-t-elle dans le ridicule et le déshonneur ?
Entendu par la police le 10 juin pour « vol en réunion » sur plainte de BNP Paribas, Thomas Coutrot a réfuté cette accusation. Il a rappelé aux enquêteurs que voler, c’est s’approprier le bien d’autrui. Or

Attac est tout disposé à restituer les chaises de BNP Paribas dès que la banque annoncera la fermeture de ses 7 filiales aux Îles Caïmans. En outre, Attac ne dispose pas des chaises pour son bénéfice propre puisqu’elles circulent au sein d’une chaîne d’usage et de solidarité. » Les banques sont lourdement engagées dans l’organisation industrielle de l’évasion fiscale. Les scandales HSBC et UBS, révélés par de courageux lanceurs et lanceuses d’alerte, ne sont que la partie visible de l’iceberg. Depuis 18 mois, dans le cadre de sa campagne « les Requins » contre les banques et les multinationales prédatrices, Attac demande sans succès à BNP Paribas de fermer ses filiales aux Caïmans. Pour quelle autre raison que l’évasion fiscale la plus grande banque française dispose-t-elle de 29 filiales au Luxembourg, 10 à Hong-Kong, 7 en Suisse, 7 à Singapour et 7 aux Îles Caïmans ? Plutôt que de diligenter la police et la justice contre les militant Es, les pouvoirs publics feraient mieux de mettre un terme à cette situation intolérable. L’évasion fiscale coûte de 60 à 80 milliards d’euros par an au budget de l’État. Les timides mesures de régularisation des comptes en Suisse (rapport : 2 milliards par an) ne permettent d’en récupérer qu’une petite partie. »

Solidaires Finances Publiques Paris soutient pleinement la campagne d’Attac pour la fin des Paradis fiscaux et judiciaires, et affirme « nous sommes toutes et tous des faucheurs de chaises BNP et HSBC ».

Solidaires Finances Publiques dénonce les suppressions d’emplois à la DGFiP qui réduisent d’autant les moyens pour lutter contre la Fraude Fiscale et recouvrer les sommes dues. Plus de 20 000 emplois ont été supprimés en 10 ans. Pour exemple, lors de cette réunion le Directeur parisien, M Parini, a constaté sans s’émouvoir la baisse du montant du contrôle des particuliers : -50 millions d’euros en 2014, « logique » selon lui au vu de la baisse des effectifs.

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