27 avril 2016 - Auxerre - Nuit debout passe à l’action à la Société générale

mercredi 27 avril 2016, par Nuit debout Auxerre

Des militant·e·s de Nuit debout Auxerre bloquent l’agence Société générale de la place des Cordeliers pour dénoncer l’évasion fiscale et la création par la Société générale de 979 sociétés offshore, immatriculées par le cabinet panaméen Mossack Fonseca.

« Chaise-longue et chapeaux de sortie. Une allusion aux paradis fiscaux et au scandale des Panama Papers, et surtout une action des militants Nuit debout, la première du genre dans l’Yonne. Ils étaient une vingtaine à scander “de l’argent il y en a, dans les caisses de Panama”, à distribuer des tracts aux passants et automobilistes. »

Vers 15 h 30 ils ont installé sable, chaise longue devant l’entrée de l’agence du centre ville pour y représenter une plage panaméenne. Des affiches ont été collées sur les vitrines et des tracts sont distribués aux passant·e·s. Leur action vise à interpeller le système bancaire en général et la Société générale en particulier, mais aussi les politiques et le gouvernement pour que soit mis fin à ce scandale d’évasion fiscale, construit comme un vrai système.

Après l’affaire Cahuzac, « Offshore Leaks » ou « LuxLeaks », le scandale mondial « Panama Papers », concerne plusieurs milliers de fraudeurs et met sur la sellette de nombreuses banques impliquées dans la création de compagnies offshore. Parmi celles-ci, outre les habituées Crédit suisse, HSBC et UBS, on trouve la Société générale, dont une filiale au Luxembourg a créé pas moins de 465 compagnies offshore via le cabinet Mossack Fonseca.

Cette action a été décidée par l’assemblée populaire des Nuit debout Auxerre qui a rassemblé plus de 150 personnes vendredi dernier sur la place de l’Arquebuse rebaptisée place de la Nuit debout.
Elle est la première d’une série d’actions visant les banques et leurs systèmes, qui profitent des deniers public pour ensuite ne rien devoir au fisc, et cela grâce aux pouvoirs politiques.

Il y a clairement un déficit de volonté politique pour faire disparaître le fléau de l’évasion et de la fraude fiscale qui est une des causes majeures des déficits publics. Comme Attac et Basta ! l’ont démontré dans le Livre noir des banques, la proximité incestueuse entre Bercy et les états-majors des grandes banques françaises doit cesser.

http://yonnelautre.fr/spip.php?article10901

Pour aller plus loin

N’attends pas la prochaine crise pour te révolter, passe à l’Attac !

P.-S.

Photo : Benoît Jacobo, Radio France.