Travaux ou expulsions, nous réagirons avec la même détermination ! Le mouvement anti-aéroport réaffirme son unité.

vendredi 4 novembre 2016, par Geneviève Coiffard-Grosdoy

Dans un communiqué diffusé simultanément par toutes ses composantes, le mouvement anti-aéroport déclare refuser le piège qu’essaye de lui tendre le pouvoir : un démarrage « doux » et discret de quelques travaux dispersés, dans l’espoir que ce début pourrait être apprécié différemment selon les composantes, et susciter moins de réactions qu’une tentative d’expulsion globale de la zad, dont ce gouvernement commence d’ailleurs peut-être à apprécier plus lucidement l’impossibilité.

Selon de multiples communications brouillonnes et contradictoires, il semblerait que l’expulsion et destruction globale de la zad ne soient plus à l’ordre du jour pour le pouvoir. Ils s’agirait plutôt de débuts de travaux dispersés et d’éventuelles expulsions progressives.

L’ensemble du mouvement anti-aéroport réaffirme qu’il n’y a pour lui aucune différence entre expulsion et début des travaux.

Les différentes méthodes travaillées depuis des mois pour la protection de la zad s’adapteront sans problème au blocage de tout début de travaux, expulsions ou non.

Nos appels à soutien et réactions immédiates et massives, au niveau local, régional et au-delà, restent inchangés en cas de travaux. Nous les mettrons en oeuvre avec toute la détermination nécessaire.

Il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

L’assemblée du mouvement du 1er novembre 2016.

Cette réaffirmation de ce que le mouvement dit depuis des années (ni expulsions, ni travaux) fait également écho au « serment des bâtons » repris au début du mois par des milliers de personnes :
En ce 8 octobre, nous saisissons nos bâtons, symbole de notre détermination et outil de protection de cette ZAD que nous aimons. En les plantant aujourd’hui, nous scellons dans le sol de Notre-Dame-des-Landes notre serment collectif de revenir, si nécessaire, défendre la ZAD. Nous ne nous soumettons ni à la loi du profit, ni à
celle du plus fort : nous sommes là, nous serons là !

P.-S.

Photo : Jim_V