Le combat continue pour les opposant·e·s à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

lundi 14 novembre 2016, par Attac France

« Peut-on vivre sans un aéroport idéal ? Oui. Peut-on vivre sans eau ? Non. » C’est par ces fortes paroles que Madame le rapporteur public de la Cour d’appel de Nantes avait argumenté en faveur de l’annulation de l’arrêté préfectoral « loi sur l’eau » autorisant les travaux de construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. L’annulation de l’arrêté « espèces protégés » était également demandée.

Le rapporteur public reconnaissait ainsi la validité des arguments portés depuis des années par Attac et l’ensemble des opposant·e·s au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, à l’origine des recours. Le droit inaliénable des populations à la préservation et à l’accès aux ressources en eau était reconnu. C’était aussi la première fois que le caractère d’intérêt public majeur du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes était contesté, et que l’actuel aéroport de Nantes Atlantique était pointé comme une alternative crédible, dont l’existence interdisait le recours à des dérogations au Code de l’Environnement.

La demande du rapporteur public n’a pas été suivie par les juges de la Cour administrative d’appel. Un jugement surprise : il est rare que le rapporteur public soit ainsi désavoué. Il s’agit d’un nouveau rebondissement, qui s’inscrit dans un contexte où le gouvernement s’obstine à faire aboutir à tout prix un projet d’aéroport inutile et destructeur. Le péril immédiat d’expulsions ou de début des travaux demeure, même si les requérants font un recours (non suspensif) en conseil d’État.

Ce jugement n’entame en rien la légitimité de notre combat. Pour Attac, comme pour les opposant·e·s au projet, ce n’est que le début d’une nouvelle période pour la lutte : elle continue pour l’abandon de la déclaration d’utilité publique du projet, la fin des menaces d’expulsion ou de début des travaux, et la pérennisation de toutes les alternatives qui s’inventent et se renforcent sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes.

Attac mettra tous ses moyens pour soutenir cette lutte, avec et en solidarité avec tous ceux qui, partout en France et dans le monde, se battent contre le gaspillage des terres agricoles, et les tous les grands projets destructeurs, antidémocratiques, et climaticides.

Ni travaux, ni expulsions ! Il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes !