Comment organiser une action « Qui doit payer la crise » ?

jeudi 25 mars 2021, par Attac France

Après une première phase ciblant Amazon et son monde (ainsi que d’autres profiteurs de la crise) fin 2020, nous organisons une deuxième phase de la campagne sur le thème « Qui doit payer la crise ».

La crise du Covid-19 a provoqué une crise globale d’une rare ampleur. Dans tous les pays, la récession économique et les dispositifs de relance font exploser les déficits et les dettes publics. En France, les mesures des pouvoirs publics ont entraîné une augmentation de la dette publique de 20 points de produit intérieur brut (PIB) en 2020.

Le gouvernement a nommé une commission sur « l’avenir des finances publiques », présidée par Jean Arthuis, ancien ministre des finances de Jacques Chirac. Son mandat est de faire des propositions sur la façon de rembourser la dette Covid, sans augmenter les impôts, grâce à « une gestion plus rigoureuse des dépenses publiques » et des « réformes structurelles » comme celles des retraites ou de l’assurance-chômage.

Attac rejette la logique néolibérale de cette « remise en ordre » qui entraînera un retour à l’austérité budgétaire dont la crise sanitaire a démontré les effets tragiques sur les inégalités, sur l’hôpital public et notre système de santé.

Ce ne sont pas aux Premières et premiers de corvée et aux plus précaires de payer la note !

Comment organiser une action de collage ?

Ces actions peuvent être menées individuellement et collectivement en prenant en compte le contexte national et local lié à l’épidémie de COVID (dans tous les cas, faites en sorte de respecter les gestes barrières !) :

  • Sur les panneaux d’affichage publics ;
  • Dans la rue, sur vos trajets habituels, sur un poteau, un mur...
  • Sur les permanences des élu·e·s LREM ;
  • Sur tous les symboles des dérives des multinationales et des ultra-riches qui s’offrent à nous.

Matériels pour les actions : autocollants et affiches « Qui doit payer la crise ? »

Actions individuelles

Il suffit d’un geste simple et accessible à toutes et à tous pour agir : coller un autocollant ou une affiche. La force de ce geste, c’est qu’il peut être reproduit à tout moment, partout en France.

Actions collectives

C’est parce que nous sommes nombreux·ses et organisé·e·s que nous sommes fort·e·s. Si ce n’est pas encore fait, rapprochez-vous d’un [groupe local Attac6>attac.org/l/comites]. Regroupez autour de vous un groupe d’ami·e·s pour organiser un collage dans le respect des gestes barrières : agir collectivement, ça se prépare !

Faites le savoir

La réussite de ces actions dépend en grande partie de notre capacité à diffuser et montrer, via Internet, les "réseaux sociaux" et les médias que des actions ont lieu partout en France.
Quand vous réalisez votre action, pensez à vous prendre en photo en affichant, ou pas, votre visage et/ou à réaliser une courte vidéo. Pensez à poster vos photos sur les réseaux sociaux en utilisant "Mot-dièse" #ProfiteursDeLaCrise et en identifiant votre cible.
Puis, envoyez un mail à action@attac.org accompagné d’un descriptif du déroulé de votre action.

Pourquoi ça va marcher ?

Parce que ce sont des actions simples, qui n’appartiennent à personne, qui sont reproductibles et adaptables à l’infini.
Parce que ces actions sont perturbantes mais présentent un risque juridique très limité.
Parce que si elles sont réalisées par des centaines de personnes, elle peuvent avoir un véritable impact.
Parce que nous nous adressons à un public large que nous voulons interpeller : d’accord ou pas, l’important, c’est que le gens se posent les bonnes questions et qu’ils puissent agir.

Quels sont les risques ?

Aujourd’hui, le comportement des multinationales et des ultra-riches présente un danger imminent pour les peuples et la planète. C’est ce qui nous pousse à passer à l’action pour ne plus les laisser faire en libérant toujours plus de monde de leur emprise et en combattant leurs pratiques néfastes.

Coller des autocollants ou des affiches peut être considéré comme une « dégradation volontaire du bien d’autrui causant un dommage léger ». Selon l’article R 635-1 du code pénal, il s’agit de « la destruction, la dégradation ou la détérioration volontaires d’un bien appartenant à autrui dont il n’est résulté qu’un dommage léger, punies de l’amende prévue pour les contraventions de la 5e classe ». Une contravention de la 5e classe peut entraîner une amende dont le montant peut atteindre un maximum de 1 500 euros.

Pour justifier nos actions, nous nous appuyons sur deux notions :

  • La désobéissance civile est le refus assumé et public de se soumettre à une loi, un règlement, une organisation ou un pouvoir jugés iniques par celles et ceux qui le contestent, tout en faisant de ce refus une arme de combat pacifique. La désobéissance civile s’envisage comme une action collective.
  • L’état de nécessité est une notion juridique, indissociable de celle de désobéissance civile, qui consiste à autoriser une action illégale pour empêcher la réalisation d’un dommage plus grave. Selon l’article 122-7 du code pénal, « n’est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s’il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace ».

Le confinement, qu’est ce que ça change ?

L’article 3 du décret prescrivant les mesures nécessaires pour faire face au Covid-19 souligne que les manifestations sur la voie publique sont autorisées à condition d’être préalablement déclarées au préfet du département. En revanche, si l’article précise que le déroulement de la manifestation doit se faire dans le strict respect des mesures d’hygiène et de distanciation physique, il est muet pour ce qui concerne la manière d’accéder à proprement parler à la manifestation.

Dans tous les cas, nous vous invitons à faire preuve de méfiance en remplissant une attestation de déplacement et à bien préparer vos arguments en cas de contrôle de police.

Le jour J, en cas de problèmes suite à une intervention de la police, vous pouvez contacter ce numéro : 01 56 06 43 69. Pour les autres questions, vous pouvez nous contacter par mail : action@attac.org.


Un peu de lecture pour préparer vos actions

Pour ne pas alourdir cette page, nous vous renvoyons vers différents outils utiles pour préparer des actions :


Autres contenus liés à cette campagne :

- Le tribune Les “premier·ère·s de corvée” ne doivent pas payer la dette Covid
- [Note] Qui doit payer la dette Covid ?

Dans le kit, vous trouverez encore plus d’informations pour organiser vos actions.

Lire le texte complet de l’appel.

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