Rassemblement de soutien au 7 « opacifieurs » d’Attac convoqués au commissariat du 8e arrondissement

Samedi 1er avril, un an après le scandale des « Panama Papers » , 50 militant·e·s d’Attac et du DAL, membres du collectif « Nos droits contre leurs privilèges » , ont symboliquement opacifié les vitrines de l’agence Société générale des Champs-Élysées pour dénoncer l’évasion fiscale pratiquée par la banque pour son propre compte et celui de ses clients. 35 militant·e·s ont été arrêtes et placés en garde à vue avant d’être relâchés dans la journée. Lundi 24 et mardi 25 avril, 5 militant·e·s sont à nouveau convoqués pour une audition libre au commissariat de police du 8e arrondissement, 208 rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris. Attac appelle à un rassemblement de soutien à ces 7 militant·e·s mardi 25 avril à 13h avant l’audition d’Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac prévue le jour même à 14h.

Nous vous donnons rendez-vous à 13h à l’angle de rue du Faubourg Saint-Honoré et de l’avenue de Friedland à mi-chemin entre le commissariat et l’agence Société générale de l’avenue de Friedland pour dénoncer l’impunité fiscale et judiciaire dont jouissent la banque et ses dirigeants.
Métro les plus proches : Saint Philippe du Roule (ligne 9) ou Charles de Gaulle Étoile (lignes 1 2 6)

Pourquoi ?

Le 3 avril 2016, la Société générale était prise dans le scandale mondial des « Panama Papers » pour avoir créé 1005 sociétés offshore via le cabinet Mossack Fonseca. Le 4 avril 2016, le parquet national financier ouvrait un enquête préliminaire pour blanchiment de fraudes fiscales aggravées à son encontre. Le 26 mai 2016, le bureau du Sénat refusait de saisir la justice pour faux témoignage malgré les mensonges de Frédéric Oudéa, directeur général de la banque, devant une commission d’enquête du Sénat sur l’évasion fiscale.

Et depuis ? Rien ! L’absence de sanctions pour la Société générale et ses dirigeants est une véritable insulte aux citoyens, justiciables et contribuables ordinaires. Alors que les scandales fiscaux et les affaires de détournement de fonds publics se multiplient, Attac demande le renforcement des effectifs et des moyens du parquet national financier et des administrations impliquées dans la traque des délinquants financiers. Une évolution profonde de l’organisation de la lutte contre la délinquance fiscale est également indispensable pour permettre des condamnations fiscales et pénales pour les fraudeurs et leurs complices, les banques et les cabinets d’affaires.