Notre-Dame-des-Landes : « Enracinons l’avenir sur la Zad »

Depuis des décennies, les 1 650 ha de la zad sont menacés par un projet d’aéroport climaticide, destructeur de terres nourricières, de zone humides et de liens sociaux. En lieu et place de ce projet, des paysan·ne·s résistant·e·s ont continué de vivre sur leurs terres et de nouveaux.elles habitant·e·s sont arrivé·e·s dans les 10 dernières années. Il s’invente sur la zad des formes de vie, d’habitats et d’agriculture fondées sur le partage, la rencontre, le soin du vivant et des biens communs.

Les différentes composantes des occupant·e·s de la Zad appellent à un grand rassemblement à Notre-Dame-des-Landes le samedi 10 février à partir de 10 h 30 le lendemain de la fin officielle de la Déclaration d’utilité publique.

Informations pratiques

Déroulé de la journée et soirée

  • 10 h 30 : Accueil des bus à Notre-Dame-des-Landes, café, tartines, chants, plantations d’arbres, balades.
  • 12 h : Arrivées sur la zad, pique-nique dans le sac (stationnements fléchés à partir des bourgs environnants) et ralliement d’un des deux points de départ des déambulations (1. Gourbi - 2. Saint-Jean du Tertre)
  • 13 h : Déambulations en musique vers Bellevue
  • 15 h : Grand moment de convergence au niveau du hangar de l’avenir et du champ des bâtons
  • 17 h : Fête - Fest-Noz / Concerts / Rave / Spectacles / Cantines Populaires (programme détaillé à venir sur les sites)

Planter sur la zad

À chaque point d’arrivée sur zone, les apports de végétaux seront collectés pour être protégés, mis en nourrice et-ou directement plantés selon les conditions météo.

Accéder en voiture

Le bocage est fragile notamment en cette saison : merci de respecter les zones qui seront proposées et ne pas se garer dans les champs ni sur les chemins.

Le stationnement des véhicules sera fléché à partir des bourgs environnants : il sera linéaire le long des voies qui seront mises en sens unique. Pour limiter le nombre de voitures, penser au covoiturage et à la fin de parcours en vélo.
Repérage conseillé de la localisation précise de votre véhicule pour le retour du soir.

Acceder en car

Les cars sont attendus au bourg de Notre-Dame-des-Landes. Accueil des participants et animations sont prévus en matinée.

Covoiturer / accueillir ou se loger

Un site permet de répertorier annonces de demandes et propositions d’hébergement, de covoiturage : http://www.annonces-ndl.org.

Participer

Des bénévoles sont bienvenus, nombreux s’inscrire sur 10fev18ndlzad@riseup.net.

Pour plus d’infos

http://www.acipa-ndl.fr - https://zad.nadir.org
Pour tous renseignements sur le 10 février : 10fev18ndlzad@riseup.net.

PDF - 1.3 Mo

Appel : Notre-Dame-des-Landes, enracinons l’avenir

Pourquoi converger massivement sur la zad le 10 février ?

Depuis des décennies, les 1 650 ha de la zad sont menacés par un projet d’aéroport climaticide, destructeur de terres nourricières, de zone humides et de liens sociaux. En lieu et place de ce projet, des paysan·ne·s résistant·e·s ont continué de vivre sur leurs terres et de nouveaux.elles habitant·e·s sont arrivé·e·s dans les 10 dernières années. Il s’invente sur la zad des formes de vie, d’habitats et d’agriculture fondées sur le partage, la rencontre, le soin du vivant et des biens communs.

Le 9 février, la Déclaration d’utilité publique du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes aura 10 ans. Si le gouvernement, à l’issue de la médiation nommée il y a 6 mois, décide enfin d’abandonner ce projet mortifère, le 9 février marquera la fin officielle de la Déclaration d’utilité publique.

Nous serons alors heureux de célébrer la préservation de ce bocage, avec toutes celles et ceux qui ont accompagné cette longue histoire de lutte au cours des dernières décennies. Nous convergerons pour poser ensemble les prochains jalons de l’avenir de la zad de Notre-Dame-des-Landes et pour montrer notre solidarité vis-à-vis de diverses résistances contre des projets destructeurs et autres luttes sœurs.

Si le gouvernement décidait envers et contre tout de s’entêter, il nous faudrait alors être aussi fort nombreux·ses à réaffirmer notre volonté d’empêcher le démarrage des travaux et de toute expulsion sur la zad.

Quelle que soit la position du gouvernement suite au rapport de la médiation, et en espérant le meilleur pour la suite, nous vous appelons donc à vous organiser dès aujourd’hui pour se retrouver sur la zad le 10 février et enraciner son avenir.

Chacun.e est invité.e le 10 février à apporter pousses, arbustes ou arbrisseaux pour enrichir les haies du bocage et marquer l’enracinement de chaque lieu défendu.

Nous rappelons ci-dessous les bases communes que s’est donné le mouvement dans la perspective d’un avenir sans aéroport au-delà de l’abandon du projet.

Parce qu’il n’y aura pas d’aéroport, ce texte en 6 points a pour but de poser les bases communes nécessaires pour se projeter sur la ZAD une fois le projet d’aéroport définitivement enterré.

Il a été réfléchi au sein d’une assemblée régulière regroupant les différentes composantes du mouvement de lutte dont l’objectif est de penser l’avenir des terres une fois le projet abandonné et longuement débattu à plusieurs reprises, dans de multiples composantes et espaces d’organisation du mouvement.

Nous défendons ce territoire et y vivons ensemble de diverses manières dans un riche brassage. Nous comptons y vivre encore longtemps et il nous importe de prendre soin de ce bocage, de ses habitant-e-s, de sa diversité, de sa flore, de sa faune et de tout ce qui s’y partage.

Une fois le projet d’aéroport abandonné, nous voulons :

  1. Que les habitant-e-s, propriétaires ou locataires faisant l’objet d’une procédure d’expropriation ou d’expulsion puissent rester sur la zone et retrouver leurs droits.
  2. Que les agriculteurs-ices impacté-e-s, en lutte, ayant refusé de plier face à AGO-VINCI, puissent continuer de cultiver librement les terres dont il-elles ont l’usage, recouvrer leurs droits et poursuivre leurs activités dans de bonnes conditions.
  3. Que les nouveaux habitant-e-s venu-e-s occuper la ZAD pour prendre part à la lutte puissent rester sur la zone. Que ce qui s’est construit depuis 2007 dans le mouvement d’occupation en terme d’expérimentations agricoles hors cadres, d’habitat auto-construit ou d’habitat léger (cabanes, caravanes, yourtes, etc), de formes de vies et de luttes, puisse se maintenir et se poursuivre.
  4. Que les terres redistribuées chaque année par la chambre d’agriculture pour le compte d’AGO-VINCI sous la forme de baux précaires soient prises en charge par une entité issue du mouvement de lutte qui rassemblera toutes ses composantes. Que ce soit donc le mouvement anti-aéroport et non les institutions habituelles qui détermine l’usage de ces terres.
  5. Que ces terres aillent à de nouvelles installations agricoles et non agricoles, officielles ou hors cadre, et non à l’agrandissement.
  6. Que ces bases deviennent une réalité par notre détermination collective. Et nous porterons ensemble une attention à résoudre les éventuels conflits liés à leurs mises en œuvre.

Nous semons et construisons déjà un avenir sans aéroport dans la diversité et la cohésion.
C’est à nous tout·e·s, dès aujourd’hui, de le faire fleurir et de le défendre.

Rassemblement du 10 février initié par le mouvement contre l’aéroport et pour l’avenir de la zad (Naturalistes en lutte, Copain, habitant.e·s de la zad, Acipa, Coordination des opposants)


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