Désobéissance, résistance, dissidence, vers une insurrection démocratique ?

1e soiré’volte d’Attac

Et si le calendrier des Nuits debout était aussi celui de l’an 01 pour un réveil démocratique ? Ou d’un an 06 si l’an 01 était 2011 avec la révolution tunisienne, les occupations de places (Syntagma, Tahrir, Puerta del Sol, Taksim), les Indignés, Occupy Wall Street ?

Le capitalisme entend survivre aux défis qui le dépassent en sacrifiant et corrompant la démocratie : loi « Travail » qui pourrait passer avec le 49.3, évasion fiscale organisée par l’industrie financière, planification méthodique et rocambolesque de l’opacité pour les négociations sur les accords de libre-échange, « référendum » calibré pour l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, OGM cachés dans les assiettes, sommet confidentiel des industries du pétrole, collusion des intérêts publics et privés…

Les salariés qui occupent leur lieu de travail ou bloquent des infrastructures, les sans logis qui réquisitionnent des logements, les lanceurs d’alerte, les faucheurs d’OGM et de chaises dans les banques, ont déniché tous ceux qui entendent bien se libérer légalement de la contrainte démocratique. Ils n’ont pu le faire qu’en désobéissant à des lois qui entérinent la corruption, organisent la sécession de l’oligarchie et pillent la nature en toute légalité.

La désobéissance n’est pas un supplément d’âme ou une surenchère de radicalité. Elle dévoile un modèle à l’agonie, incapable de formuler des règles légitimes du vivre ensemble, voire ayant abandonné l’idée d’un vivre ensemble. Elle est la secousse nécessaire dans des sociétés à la fois globalisées et clôturées, saturées par la loi du profit, menacées par la pollution de l’air et des esprits. Elle est un acte de résistance et de dissidence dans un monde qui détruit violemment toutes ses marges et annihile les lieux publics d’expérimentation et de délibération démocratique. Elle est l’affirmation d’une dignité.

Quelles significations donner à la désobéissance aujourd’hui ? Comment l’amplifier, la diversifier ? Comment s’articule-t-elle avec d’autres formes de lutte, avec la construction d’alternatives ?

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Programme

Introduction de Geneviève Azam (porte-parole d’Attac)

Table-ronde 1 : « Démocratie réelle et désobéissance »

​Avec : Manuel Cervera Marzal (sociologue, EHESS​), Sophie Wahnich​ (historienne, CNRS​), Nicolas Haeringer (350.org), Laurent Pinatel (Confédération paysanne), animation Thomas Coutrot (Attac)

Pause gourmande : Buvette et sandwichs bio

Table-ronde 2 : « Priorités et perspectives de l’insurrection démocratique »

Avec : Laurence ​B​lisson​ (Syndicat de la Magistrature​), Jean-Baptiste Eyraud (DAL), Jon Palais​ (Action Non Violente Cop21​)​, Samuel Churin (Coordination des intermittents et précaires), Sophie Binet (Ugict-CGT), animation Aurélie Trouvé (Attac)

Conclusions de Dominique Plihon (porte-parole d’Attac)

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