Attac Pays d’Aubagne - Projection Débat « La Dette »

Attac Pays d’Aubagnee organise la projection du film « La Dette » de Nicolas Ubelmann le Jeudi 5 Juin à 20h00 à la MASC de La Penne sur Huveaune.

Il sera suivi d’un débat puis nous finirons la discussion en grignotant et buvant ... modérément, bien sûr, pour marquer la fin de saison.

Présentation du film :

La réduction de la dette est aujourd’hui au centre de toute la politique économique et sociale de notre gouvernement. L’argument semble irréfutable, il faut réduire les dépenses pour payer la dette, sinon c’est la faillite.
Le sujet est passionnant car derrière le problème de la dette se cache celui de l’argent et de sa création par les banques.

UNE QUESTION D’ARGENT

En fait, les attaques contre la dette des pays de l’Union Européenne posent la question du financement de ces pays et de leurs économies. Les États ont besoin d’argent. Et doivent l’acheter à des taux de plus en plus élevés. Depuis la fin des trente glorieuses, le système bancaire s’est peu à peu privatisé et aujourd’hui contrairement à une idée fréquemment répandue, l’État ne peut pas créer de la monnaie, il doit l’emprunter sur le marché.

On prête donc de l’argent à l’État, contre intérêt. Et ces intérêts varient, de 1,5 à 5 % mais parfois jusqu’à 20% ou plus selon les croyances du marché et les publications des agences de notation.

LA FAILLITE ?

En 2012, avec le montant des intérêts accumulés depuis 30 ans, la dette atteindrait plus de 1800 milliards d’euros. C’est ce que l’État français devrait rembourser pour retrouver des comptes équilibrés. Mais le peut-il vraiment ?
Chaque année, l’État rembourse péniblement 50 milliards d’Euros d’intérêts. C’est la totalité de ce que rapporte l’impôt sur le revenu des français.

Cette somme est versée chaque année aux banques et aux créanciers de la France. A ce rythme, l’État n’aura pas fini de payer en 2030 en espérant qu’aucune crise ne vienne aggraver les dépenses ni augmenter les taux auxquels la France peut emprunter aujourd’hui. Ce qui est fort improbable… En incluant le remboursement du capital, la dette est devenue le premier poste de dépense de l’État : 100 milliards d’euros au total sont engloutis chaque année au paiement de la dette. Une hémorragie permanente d’argent public vers un petit nombre de créanciers ...

Après la Grèce, l’Irlande, l’Espagne ou l’Italie, la France est sur la liste des victimes de la dette.

Mais alors pourquoi les États ont-ils donné aux banques le pouvoir de créer la monnaie s’ils pouvaient la faire eux-même ?

Vaste question... à laquelle vous saurez bientôt répondre grâce à ce film



À propos du comité local organisateur

Attac pays d’Aubagne