Le gouvernement semble toujours autant tomber des nues face au chaos climatique. Il maintient son cap, avec le soutien de l’extrême-droite, pour le plus grand profit des multinationales aux projets écocidaires et au mépris de la population.
Ce lundi 20 juillet, la mobilisation citoyenne en région et devant l’Assemblée nationale a été importante et déterminée pour protester contre une loi dite d’urgence agricole qui ne satisfait que les intérêts de l’agro-business. En organisant le recul des protections de l’eau, elle facilite notamment les projets de mégabassines, elle favorise un modèle d’élevage intensif et ouvre la voie à la réintroduction de pesticides dangereux, sans répondre aux difficultés structurelles rencontrées par les agriculteurices.
Cette loi va contribuer à privatiser une ressource essentielle, l’eau, au bénéfice de grands exploitants qui détruisent les sols et menacent notre santé. Cette loi est un scandale démocratique : dictée par la FNSEA, elle a été négociée en comité restreint dans le cadre d’une Commission mixte paritaire (pour éviter le débat démocratique). Elle balaie d’un revers de main les 2 millions de signatures de la petition contre la loi Duplomb.
Au sein de différents collectifs, comme le collectif Nourrir dont Attac fait partie, citoyennes, associations et syndicats continuent de lutter. Générations futures propose un kit pour mener des actions auprès des députés comme des sénateurs que nous relayons ci-dessous.
Agir contre la loi d’urgence agricole - Duplomb 2
Il existe plusieurs possibilité pour agir après le vote de la LUA, à commencer par visibiliser le vote de votre députée. Pour ce faire, vous pouvez consulter la publication de Générations futures regroupant tous les visages des députées ayant voté pour la loi urgence agricole sur Instagram et sur Facebook. Un bénévole a aussi développé un outil en ligne pour générer automatiquement une affiche perso avec le vote de votre députée.
Au Sénat, la loi a été définitivement adoptée avec 214 voix pour. Sur ces 214, 96 sénateurices seront soumis au vote aux élections sénatoriales partielles du 27 septembre 2026. Ce sont les membres du conseil municipal, votre maire y compris, qui votent à ces sénatoriales. Il faut donc lui faire connaître ce vote dès maintenant, pour qu’il s’en souvienne au moment de voter : pour cela, vous pouvez interpeler votre maire grâce à cet outil en ligne.
Attac se mobilise
Au-delà de la mobilisation cruciale contre la LUA, Attac fait partie du collectif Rester sur terre (Stay grounded) qui fait le lien entre la canicule et l’aviation : les effets du changement climatique s’intensifient année après année, ils font de plus en plus de victimes, mais le secteur aérien continue ses activités destructrices sans s’inquiéter et prévoit plus du doublement du trafic à l’horizon 2050. En France, cela se traduit notamment sous la forme de projets d’extensions d’aéroports. Pour agir, c’est ici !
Attac se prépare également pour la mobilisation internationale Stop Pesticides, le 3 octobre prochain, dans l’Eure. La vidéo de présentation est disponible ici. Les 8 et 9 octobre 2026, nous serons également présentes à la troisième édition des Rencontres de l’AES.
Les 14 et 15 novembre la rencontre des comités locaux (RCL) d’automne sera l’occasion de partager et de débattre pour lutter contre les projets écocidaires, leurs instigateurs et leurs complices. Ce sera aussi l’occasion de construire une partie de l’argumentaire pour dénoncer l’imposture et le danger que représente le RN (votes à l’AN etc.) et de développer le volet écologique du scandale des soutiens et des aides publiques aux multinationales. Les propositions d’ateliers des CL sont attendues jusqu’au 15 septembre, c’est par ici.
Pour organiser la nécessaire bifurcation énergétique
Face à l’urgence climatique, Attac élabore également des analyses et propositions. Dans L’énergie est notre avenir, socialisons-la ! nous traçons la voie d’une transition énergétique juste, efficace et démocratique pour sortir de la dépendance mortifère aux énergies fossiles. Pour ce faire, il est nécessaire de sortir l’électricité des logiques spéculatives et de la réinscrire dans un véritable service public sous contrôle citoyen.

Le livre a été présenté lors de notre émission Comprendre pour agir le 21 octobre.
Pour repenser le travail à l’heure de l’urgence climatique
Dans Travail, climat, même combat ! nous avions souligné l’importance des alliances entre l’écologie et le travail pour répondre efficacement à l’urgence climatique. Parmi les propositions avancées pour concrétiser ces alliances, nous formulions celle d’un droit du travail élargi, prenant en compte les risques climatiques comme la pollution de l’air et les fortes chaleurs telles que nous les connaissons aujourd’hui en ces temps de canicule.

Nous reproduisons ici un extrait de cet ouvrage ainsi qu’un extrait de l’intervention de Gaëlle Guehennec, co-autrice, lors de la présentation du livre. Le livre a également été présenté lors d’une émission d’Arrêt sur images le 3 juillet.

