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La Lettre du Conseil scientifique d’Attac n° 46
article publié le 22/04/2012
auteur-e(s) : Attac Conseil scientifique



La lettre du Conseil Scientifique


La Lettre du Conseil scientifique d’Attac - numéro 46
Éditorial 46 : La transition écologique, nouvelle Arlésienne ?

On lira "La transition écologique, nouvelle Arlésienne ?" de Jean-Marie Harribey.
Il y rappelle que les voies et moyens pour sortir du capitalisme productiviste sont parfaitement connus ; il en mentionne six.
Il y souligne, entre autres que "s’éloigner du productivisme suppose aussi d’affecter les gains de productivité à réduire le temps de travail plutôt que produire toujours plus" ! JC


Voir l’intégralité de l’édito


Démocratie

Croissance ?

Colorée ou pas, la croissance est évidemment un thème abondamment abordé à Attac en général et, en particulier, par La Lettre du Conseil scientifique dès son numéro 0 qu’on trouvera ici. Sans en faire une sélection exhaustive, on trouvera dans le numéro 30, plusieurs articles sur la question : 1 -, 2 -, 3 -, et 4 -.



Le CREDOC (Centre de recherche pour l"étude et l’observation des conditions de vie), créé en 1954 sous l’égide du Commissariat au Plan, publie en mars 2012 deux études intéressantes.
"Pas de classes moyennes sans redistribution sociale et fiscale ?" et
"Propriétaires, locataires : une nouvelle ligne de fracture sociale".
La première étude s’interroge sur l’influence de la redistribution sociale sur le développement des classes moyennes. Elle note "que les classes moyennes sont nombreuses dans des pays riches, et dans les pays où les prestations sociales et les prélèvements obligatoires sont élevés".



Le chômage n’est pas, pour le chantres de la régulation par les seuls marchés, une sorte de sous-produit ; c’est une nécessité.
Les intégristes du marché ont toujours tenté de démontrer que le chômage provenait, en réalité, des entraves à la concurrence.
En France, Jacques Rueff, du haut de sa suffisance dogmatique proclamait "L’Assurance-chômage : cause du chômage permanent" !
Mais dans cette course à l’échalote du meilleur prédicateur en matière de chômage, Milton Friedman couronné en 1976 par la huitième fournée du "Nobel" d’économie, est sur les premières marches du podium ; c’est notamment à lui (d’autres entonneront le même refrain, évidemment) que l’on doit le concept de "chômage naturel" (NIRU) qui débouchera, en ajoutant un A "salvateur", sur le NAIRU (non accelerating inflation rate of unemployment), le taux de chômage n’accélérant pas l’inflation qui sera même quantifié, pays par pays, par l’OCDE.



Biens et maux publics

Trois médecins, qui sont présentés dans le document, ont élaboré "Quelle santé pour tous dès 2012 ?" , qui sera publié dans Les Cahiers de Santé Publique & de Protection Sociale, édités par la Fondation Gabriel Péri.
Cependant, ce n’est pas en tant que médecins qu’ils ont rédigé ce programme, même si bien entendu ils ne font pas fi de leurs expériences, mais en tant que citoyens.



Telle aurait été la profonde amertume qu’aurait manifestée Édouard Daladier à sa descente de l’avion qui le ramenait de Munich ; dans ses mémoires, le Président du Conseil écrira plus sobrement que, s’attendant à des tomates, il fut accueilli avec des fleurs !
Combien de fois est-on ébahi par certaines réactions -ou non réactions- populaires ? S’agissant de l’avenir même de l’humanité, on a du mal à comprendre comment celle-ci peut se montrer aussi apparemment insensible à sa propre survie.
En cette année qu’un calendrier maya fixerait comme celle de la fin du monde, on est sidéré de voir combien les véritables dangers semblent passer au second plan.
Pierre Bathélémy, un journaliste qui suit régulièrement les questions scientifiques, s’interroge "L’humanité sous-estime-t-elle le risque de sa propre extinction ?"
JC



Difficile, pour un riche, d’entrer au royaume de Dieu !

L’un des évangélistes des chrétiens nous affirme que Jésus aurait prétendu qu’il serait "plus facile à un chameau de passer par le chas de l’aiguille qu’à un riche d’entrer au royaume de Dieu" ! Même si les chas en question désignaient une porte basse de Jérusalem, avouons que ce pauvre riche n’est pas au bout de ses peines !
On lira dans le numéro 45 de La Lettre du Conseil d’Attac-France "Heureusement qu’ils sont là !" et "Bis repetita placent !" qui tendent à prouver combien la richesse, aussi outrancière que démesurée, semble bien se moquer d’aller au paradis.
Sur Contre-info, site qui livre souvent des analyses et informations passionnantes, lire "Un jour, les pauvres en seront réduits à manger les riches", une étude sur la répartition des revenus aux États-Unis entre la fin de la Première Guerre mondiale et aujourd’hui.



Attac, en général et La Lettre du Conseil scientifique en particulier, démontrent depuis de nombreuses années maintenant, l’absolue nécessité d’un strict contrôle multiforme et efficace du système économique prévalant aujourd’hui. Il doit viser à mettre fin aux turpitudes que l’on connaît et à ses graves conséquences.
Le Sénat a constitué une Commission d’enquête sur l’évasion des capitaux et des actifs hors de France et ses incidences fiscales. C’est dans le cadre de cette Commission que trois membres du Conseil scientifique ont été convoqués pour apporter leur témoignage. Ils ont remis et commenté l’analyse qu’on peut lire ici.



L’observatoire des inégalités publie en février 2012 l’intéressant dossier "L’évolution des revenus par habitant dans le monde"
On y lit en une sorte d’introduction "depuis dix ans, les revenus par habitant augmentent davantage au sein des pays pauvres que dans les pays riches". En termes de stricte observation des données chiffrées, cette remarque est incontestable.



Les revenus des 7 milliards vont-ils augmentant ?
L’observatoire des inégalités publie en février 2012 l’intéressant dossier "L’évolution des revenus par habitant dans le monde"
On y lit en une sorte d’introduction "depuis dix ans, les revenus par habitant augmentent davantage au sein des pays pauvres que dans les pays riches".
En termes de stricte observation des données chiffrées, cette remarque est incontestable.
Cependant, elle est largement ramené à la réalité du constat quant à l’atténuation de la misère dans le monde par le graphique mesurant l’évolution du PIB/habitant sur trente ans.



N’y aurait-il pas de responsables ?

On prendra connaissance de l’excellent cahier n° 10 du CETIM "SOCIÉTÉS TRANSNATIONALES ACTEURS MAJEURS DANS LES VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS" qui se concentre sur les transnationales et leur poids dans la transgression des droit humains.

On y lira, entre autres, que les ventes d’armes des dix premières transnationales du secteur se sont établies à plus 212 milliards de dollars en 2008. Rappelons que le PIB des pays les moins avancés (PMA) où vivent 850 millions d’habitants, est de 425 milliards de dollars... Ce numéro complète très utilement "les propriétaires du capital" paru dans La Lettre du Conseil scientifique d’Attac-France, n° 42 dans lequel il était fait mention de cette étude des trois chercheurs suisses montrant que, seulement, 147 transnationales constituaient la "super-entité" du capitalisme mondial !

JC



Les propriétaires du capital travailleraient pour... eux !
Monsieur Greg Smith annonce le 14 mars 2012 dans le New York Times, à côté d’un dessin de vautours dépeçant un cadavre, qu’il démissionne de son poste de directeur exécutif de Goldman Sachs, après 12 ans passés dans la société.
Dans son numéro 1116, Courrier international en publie un extrait.
L’intéressé y explique que les trois moyens les plus sûrs pour gravir les échelons de la firme consistent à en maximiser les profits, à pousser à l’achat des titres les plus rentables pour Goldman Sachs et à négocier les "produits" les plus opaques.



Dans "Les biens publics mondiaux, mythe révolutionnaire ?", Jacques Cossart, économiste du Conseil scientifique d’Attac-France, revient sur les biens publics mondiaux.
Il tente de démontrer que la mise en œuvre de ceux-ci, par exemple l’éducation, la santé, la paix, l’environnement, etc., exige un processus de pensée et d’action qui pourrait bien se révéler de nature révolutionnaire dans le remplacement du capitalisme par un système respectueux de la planète qui permette alors aux êtres humains, d’aujourd’hui et demain, d’y vivre dans le respect mutuel, individuel et collectif, de chacun.
JC



L’OCDE publie "Développement : l’aide aux pays en développement fléchit sous l’effet de la récession mondiale"
Le Comité d’aide au développement (CAD) recense, dans le cadre de l’OCDE, ce que l’on nomme l’aide publique au développement (APD).
On remarquera que, selon les chiffres fournis, l’APD se situe, en 2011, à 0,31 % du PIB des territoires concernés contre 0,32 % en 2010. Seuls, en 2011, cinq pays - qui représentent quelque 5 % du PIB de l’ensemble de la zone- se situent au delà de l’objectif fixé par les Nations unies.



Quand il est fait référence à cette terminologie, c’est dans l’immense majorité des cas, pour dénoncer un archaïsme préjudiciable au "progrès". Pourtant avant que Karl Marx en fit l’usage que l’on sait, c’est la droite libérale qui l’a mise à l’honneur. François Guizot, celui qui restera célèbre pour avoir eu cette formule "enrichissez-vous", qui, même si elle est apocryphe, résume parfaitement le personnage, et son contemporain Adolphe Thiers, le massacreur des défenseurs de La Commune de Paris, forgèrent ce concept.
Ce que ne précisèrent pas les promoteurs de la formule, pas davantage que leurs successeurs, c’est que ladite lutte est menée par deux classes. Celle des possédants et celle de ceux qui, tout simplement, veulent vivre. Les premiers ne baissant jamais la garde.



Les transnationales
On pourra lire "Les multinationales et l’impôt", excellente tribune parue dans le quotidien La Croix du 26 mars 2012. Leurs auteurs sont, à titre personnel ou à travers leur organisation, dans des réseaux auxquels Attac participe de manière constante. En particulier, Jean Merckaert a été, lorsqu’il était à CCFD-Terre solidaire, parmi ceux qui ont mis en place la plateforme PFJ.
Les auteurs remarquant que les transnationales du CAC 40 dont le siège est en France, n’ont payé en moyenne (hors les quatre à participation d’État) que 3,3 % des bénéfices déclarés pendant que le taux légal, ayant pourtant été ramené à 33,3 % en 1993 et qu’il était de 50 % jusqu’en 1985, expliquent cette fuite par trois phénomènes.



Vous avez aimé Golman Sachs, vous adorerez UBS, première banque européenne de gestion de fortune qui a pour publicité "Tant que vous ne serez pas satisfait, nous n’aurons pas de répit" ! On lira "Comment UBS organise une fraude fiscale massive à partir de la France" de Christian Chavagneux, rédacteur en chef adjoint d’Alternatives économiques.
Il y rend compte du livre que publie Antoine Peillon, grand reporter à La Croix, "Ces 600 milliards qui manquent à la France. Enquête au cœur de l’évasion fiscale"
Christian Chavagneux conclut "Le parquet a été saisi mais ne bouge pas, assurant une forme de protection aux gros fraudeurs. C’est pour lever cette impunité que le journaliste a décidé d’écrire ce livre. Il faut le lire et le faire connaître, pour la démocratie".
La Lettre du Conseil scientifique d’Attac-France partage pleinement cette recommandation.
JC



Brèves - Parutions

On lira avec intérêt une publication du Cetri "(Re-)construire les États, nouvelle frontière de l’ingérence"
JC



François Schalchli, militant d’Attac et ancien professeur de philosophie, publie aux Éditions La Brochure "Constituer la politique en bien commun". On trouvera la présentation de l’ouvrage et sa table des matières.
JC



Christophe Ramaux, économiste membre du Conseil scientifique, publie aux éditions Fayard Mille et une nuits, "L’État social. Pour sortir du chaos néolibéral".
Voir la table des matières et la couverture.
JC



Le dernier livre de Bernard Friot, publié chez Syllepse, est paru depuis la mi-mars : "L’enjeu du salaire" dont vous pouvez lire la 4 ème de couverture.



Relations internationales

Si ce n’était la mise en cause de la vie de centaines de millions d’êtres humains, ils seraient drôles...
Ainsi donc, puisque les marchés financiers attisent ce qu’ils nomment "la crise de la dette", le mieux est encore de créer un super amphigouri qui... pourra emprunter... sur les marchés financiers !
C’est beau, le savoir des propriétaires du capital !



L’institution de Washington n’est jamais avare de ses conseils.
On sait aussi combien ceux-ci ont été utiles aux pays en voie de développement, notamment pour ce qui regarde leur dette, et ces cinq dernières années, pour ceux qu’elle a su prodiguer, avec le FMI, sa sœur du trottoir d’en face, à tous les pays pour leur permettre de "sortir de la crise de la dette". Il suffit de demander au peuple grec combien ces sages recommandations sont appréciées !
Elle publie, en février 2012"China 2030 : Building a Modern, Harmonious, and Creative High-Income Society”, merveilleux opus de près de 500 pages dont le sous-titre enthousiasmant pourrait être traduit par, Chine 2030, construire une société à haut revenu, moderne, harmonieuse et créative !



Dans ce même numéro on lira aussi "FESF, MES, effet de levier et turlutaine !"
Ainsi les États, membres de la zone euro ont conclu le traité instituant "Le mécanisme européen de stabilité".
On pourra lire "Automatic austerity", l’analyse qu’en fait le Corporate Europe observatory, fondation établie aux Pays-Bas et dont certains travaux ont déjà été présentés dans La Lettre du Conseil scientifique d’Attac-France.
Ce texte a été traduit par Frédéric Lemaire sous le titre "L’austérité à marche forcée ; 10 choses que vous devez savoir sur le Pacte budgétaire".



OCDE !
Comment mieux mal porter le nom d’Organisation de coopération et de développement économiques, alors qu’elle dispute la première place avec d’autres, de grande renommée il est vrai, en tant qu’organisation capitaliste de dévoiement économique ?
Tel est bien le comportement qu’elle a observé avec beaucoup de persévérance, et de moyens, avant même sa naissance officielle il y a 50 ans. La Lettre du Conseil scientifique d’Attac-France consacre régulièrement ses analyses à l’organisation du Château de la Muette (voir par exemple, "L’OCDE : Vive la croissance !" ; il faut dire qu’elle dispose de renseignements statistiques considérables qu’il serait dommage de ne pas utiliser.
Elle consacre près de 300 pages à examiner pour la France la "gouvernance publique" ; l’OCDE étudie attentivement la révision générale des politiques publiques (RGPP).



Écologie et société

Pierre Masnière, ingénieur membre du Conseil scientifique d’Attac-France, a présenté "Quelques éléments pour un débat sur la nécessaire production d’électricité à partir d’EnR" lors de la séance de travail du 3 mars 2009.
Il y dresse l’état des lieux européens et des prévisions d’ici à 2050 qui retiennent, selon le scénario Négawatt, une production d’électricité représentant 80 % de la production actuelle.
A partir de ces données et prévisions, il convient de passer à la phase politique, permettant seule d’aborder, entre autres questions fondamentales : la mise en place d’un service public des énergies et les implications citoyennes des décisions adoptées.
JC



Pour une meilleure compréhension du titre, on peut se reporter cet ancien article d’ATTAC "Le climato-sceptique en chef".
L’OMM (organisation météorologique mondiale), née en 1873 et rattachée à l’ONU en 1951, publie le 23 mars 2012 un communiqué dans lequel elle note "Le changement climatique s’est accéléré entre 2001 et 2010, selon les résultats préliminaires d’une évaluation" et précise "Le compte rendu sur le climat en 2011 vient corroborer les conclusions énoncées dans les rapports précédents, à savoir que le changement climatique n’est plus une vague menace et qu’il est au contraire bien réel. La planète se réchauffe du fait des activités humaines".
Un rapport détaillé paraitra dans le courant de l’année 2012, en attendant, on peut lire la "Déclaration de l’OMM sur l’état du climat mondial en 2011".



En 1981, trois organismes d’études économiques furent mis en place, ou réaménagés, par la puissance publique : l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES), l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) et l’IPECODE (devenu aujourd’hui le Centre d’observation économique et de recherche pour l’expansion de l’économie et le développement des entreprises COE-REXECODE). Les deux premiers fonctionnent sur financement public, le dernier bénéficie de l’appui des entreprises et des organisations qui les regroupent.
Cécile Antonin, économiste à l’OFCE publie "Pétrole : vers un troisième choc pétrolier ?"



Économie

Dans une déclaration revigorante « Nous avons sauvé les gens plutôt que les banques » , l’ancien ministre argentin Roberto Lavagna, souligne les évidences !
Rappelons que la dette argentine était le résultat direct de la politique économique menée par la dictature qui avait conduit à une dette de plus de 40 milliards de dollars, au début des années 1980. Alfonsi prétendit alors mettre fin à la dictature en effaçant les crimes et en payant les dettes -alors que, évidemment, c’est l’inverse qu’il eut fallu mettre en œuvre- L’épisode Menem ne vint rien arranger ; il fait, en effet, "rentrer" de l’argent en raison d’un énorme programme de privatisations. On imagine la suite...



Simple répond la Banque centrale des États-Unis, utiliser l’impôt !
Dans "quantifier le rôle des impôts dans l’atténuation des inégalités salariales " , la Réserve fédérale résume son étude de la manière suivante.
L’inégalité des salaires a augmenté de façon spectaculaire aux États-Unis depuis au moins 1980. L’étude quantifie le rôle joué par les politiques fiscales. L’analyse compare d’abord l’inégalité, avant et après impôt dans les 50 états. Deuxièmement, mesure des inégalités à travers le temps pour apprécier les effets des politiques fiscales.



L’évasion fiscale

Richard Murphy, économiste expert-comptable, a travaillé pour le compte de plusieurs groupes britanniques et travaille maintenant à temps plein, notamment pour Tax justice network , sur les questions de fiscalité.
Il vient de réaliser pour L’Alliance progressiste des socialistes & démocrates au Parlement européen (S&D) "Closing the European tax gap".



On se demande bien pourquoi les publications de la vieille institution financière internationale BRI, dont le siège est à Bâle ne sont pas plus largement utilisées en dehors des professionnels, voir "La Banque des règlements internationaux (BRI) : rapport annuel".
Celle que l’on désigne souvent comme la banque centrale des banques centrales publie, entre autres, un rapport trimestriel, le dernier portant sur le premier trimestre 2012 .
Le rapport est en anglais mais comporte de nombreux tableaux qui n’exige pas une parfaite maitrise de cette langue.
On se reportera avec intérêt au chapitre consacré aux "derivatives markets" dont on sait l’influence particulièrement néfaste que joue ces marchés dérivés sur le fonctionnement de l’économie, pages 129 et suivantes.



"Les économistes" se sont trompés ! Comme si cette sorte de fourre-tout avait un quelconque lien avec la réalité.
Ce n’est pas parce que beaucoup d’économistes, ceux du Conseil scientifique d’Attac, des mouvements altermondialistes, de partis politiques, de syndicats et bien d’autres, ne sont pas présents -ou si peu- dans les médias (voir et revoir "Les nouveaux chiens de garde"), qu’il faudrait les affubler de la cécité dont font preuve les économistes libéraux et/ou de cour qui mènent un travail idéologique.
Nombreux parmi ceux qui s’opposent, depuis des années, à cette dernière catégorie avaient alerté depuis longtemps quant au capitalisme financiarisé qui ne pouvait conduire qu’à ce que nous avons sous les yeux depuis 2007.



Tel est le titre que donne l’INSEE à sa note de conjoncture de mars 2012.
On y lit que les injections massives de liquidités par la BCE ont pesé à la baisse sur les taux imposés par les marchés financiers, en particulier pour l’Italie et l’Espagne. Pour autant, dans ces deux pays, la demande intérieure continuerait à baisser.
L’INSEE note aussi qu’à côté de la consommation déprimée, il en va de même pour l’investissement !
Le chômage, lui, poursuivrait sa hausse avec 50 000 emplois détruits au premier trimestre 2012.
JC



Altermondialisme
Courrier des lecteurs
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